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      Top 10 des biopics au cinéma qui ont marqué nos esprits !

      Un biopic est une oeuvre cinématographique inspiré de faits et d’une personne réel. Le 9 décembre 2020, Netflix en sort un nouveau, et revient sur l’histoire mythique de l’île de la Rose lors d’un long-métrage de Sydney Sibilia. Après avoir vu ce film, ma pensée est allée directement vers divers films inspirés d’une histoire vraie… Revenons ensemble sur ces meilleurs films qui ont marqué nos esprits ! 

      1. Into the Wild : un biopic sur la jeunesse insouciante 

      Commençons cette liste avec un film tragique de Sean Penn, sorti en 2007. C’est l’adaptation du récit Voyage au bout de la Solitude, écrit par Jon Krakauer en 1996. 

      Le pitch se résume ainsi : un jeune diplômé, Christopher, plaque une vie toute tracée pour renouer avec la nature. Christopher McCandless (joué par Emile Hirsch) se débarrasse de toutes ses affaires en les brûlant, fait don de toutes ses économies et décide de partir baluchon à la main. Il part en direction du sud des États-Unis, sans même prévenir sa famille, démontrant son côté insouciant.  

      Il traverse diverses péripéties lors de son aventure : rencontre avec un couple de hippies, une jeune femme et une jeune retraitée, travail dans une ferme plus ou moins malsaine, descente sur le Colorado jusqu’au Mexique.

      Mais c’est au bout du voyage, une fois arrivé dans une nature incroyable au milieu des forêts d’Alaska, que l’histoire devient intéressante. Il trouve un bus abandonné, qu’il transforme en maison et se retrouve enfin vraiment seul et éloigné de tout et de tout le monde… C’est alors le début d’une phase réaliste, où il se rend compte que la vie est plus intéressante lorsqu’on la partage. Il survit à de nombreuses aventures (bagarre, arrestation, descente de fleuve…), et c’est au final une petite baie qui va l’empoisonner et le tuer lentement…

      Ce film est une leçon de vie sur la jeunesse rebelle, insouciante et surtout éternellement insatisfaite. Le personnage a confondu précipitation et aventure, voulant à tout prix vivre une vie hors du commun et il rencontre une mort triste, seule et longue. 

      2. Elephant Man : un biopic profondément humain 

      Elephant Man, film sorti en 1980 et réalisé par David Lynch, va révolutionner et marquer la société. 

      L’histoire se passe à Londres en 1884 où le chirurgien Frederick Treves découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire pour le peuple : John Merrick. Tout au long du film il est surnommé « Elephant Man » à cause de l’incident qu’a subi sa mère : enceinte de plusieurs mois, elle se fait renverser par un éléphant. 

      Cette rencontre entre le médecin et « le monstre » permet à John Merrick d’être acheté et de quitter cet environnement violent et humiliant. Au début, Treves pense qu’il est simplement idiot, un attardé plus précisément… mais au fil du temps il se rend compte que Merrick est tout simplement un homme blessé, très intelligent et doté d’une très grande sensibilité. Il est alors installé à l’hôpital où le chirurgien prend soin de lui et souhaite l’intégrer à la société. Mais l’un des gardiens organise en secret la nuit des rencontres payantes pour les bourgeois souhaitant voir Elephant Man pour prendre le thé. 

      Deux phrases cultes ont marqué le film : « Je ne suis pas un animal, je suis un être humain » et « C’est vous le monstre! » lorsque le médecin découvre le trafic du gardien.

      Le film s’appuie sur l’opposition qui existe entre l’apparence physique et la personnalité. Les personnes aux physiques jugés normaux venant observer la différence d’Elephant Man finissent par être eux-mêmes les monstres tout au long de l’histoire. Ce classique reste toujours aussi touchant après toutes ces années grâce aux personnages percutants et ce scénario unique au message social si fort

      3. Intouchables : un biopic touchant

      Un film français qui a fait le tour du monde ? Intouchables, réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano sort en 2011 et rencontre un succès immédiat.

      Un tétraplégique fait une rencontre inattendue avec un ex détenu : Driss est un jeune homme venant de la cité, envoyé par le Pôle Emploi pour un entretien chez Philippe, un riche handicapé qui a besoin d’un auxiliaire de santé. Au moment de leur rencontre c’est le choc des cultures, mais ce naturel et cette spontanéité chez Driss plaisent finalement bien à son employeur. L’histoire commence alors que Driss est engagé, à condition qu’il rende l’œuf de Fabergé qu’il avait volé lors de l’entretien, et c’est alors une relation presque fraternelle qui se crée entre les deux. 

      Driss emménage alors chez Philippe et prend son travail très au sérieux, mais toujours avec joie et bonne humeur tout au long de la journée. Au début, sa présence dérange beaucoup l’entourage de Philippe, qui fait vite l’amalgame entre pauvreté et délinquance. 

      Driss est étranger à ce milieu, ces coutumes et ces normes, mais il parvient à s’intégrer et à faire changer certaines mentalités. L’expression “ l’habit ne fait pas le moine” représente le message prédominant du film : il ne faut pas s’arrêter sur des stéréotypes. 

      4. Donnie Brasco : un biopic d’action 

      Film de 1997 réalisé par Mike Newell, il retrace l’histoire de Joseph D. Pistone, un agent du FBI ayant infiltré la famille Bonanno, une des cinq familles de la mafia new-yorkaise à la fin des années 1970.

      Joe Pistone (joué par Johnny Depp), agent du FBI, se fait appeler Donnie Brasco pour sa couverture et devient receleur expert de diamants. Ce personnage intelligent se rapproche rapidement d’une personne importante, Lefty (joué par le grand Al Pacino), un membre de la mafia à New-York qui va changer sa vie. Lefty travaille depuis longtemps pour le gang, il n’a jamais reçu de promotion, il souffre d’un cancer des testicules et son fils est toxicomane… autant dire que c’est un homme rempli de regrets souhaitant changer le cours de sa vie. C’est pourquoi il prend Donnie sous son aile, et l’entraîne à devenir un véritable associé, fort et courageux. 

      Au fur et à mesure, Donnie fait ses preuves et gagne sa place dans le clan de Sonny Black (Michael Madsen). Mais Donnie a de plus en plus de mal à faire la part des choses : il donne de moins en moins de nouvelles au FBI et considère Lefty réellement comme un ami de confiance. Son personnage de Donnie Brasco finit par prendre le pas sur son identité.

      Ce film démontre à quel point la personnalité de quelqu’un peut être modifiée et modelée en fonction de différents facteurs. L’environnement, la pression, les ordres et les sentiments d’amitié peuvent être durs à gérer lorsqu’on joue un rôle. 

      5. Invictus : un biopic de révolution 

      Ce film culte de Clint Eastwood sorti en 2009 a reçu de très bonnes critiques et a permis a Morgan Freeman et Matt Damon d’obtenir un Oscar (meilleur acteur et meilleur second rôle masculin). Il raconte les événements en Afrique du Sud avant et pendant la Coupe du monde de rugby de 1995, alors que Nelson Mandela et François Pienaar, le capitaine de l’équipe d’Afrique du Sud, ont l’espoir d’unifier leur pays et de rassembler les peuples. 

      Mais la crise économique, la criminalité et les tensions raciales rendent cette tâche tumultueuse et compliquée. Les Springboks, une équipe majoritairement blanche, était l’emblème durant plusieurs années de la ségrégation en Afrique du Sud ; la communauté noire se révolte alors et demande à Nelson Mandela la dissolution de l’équipe. C’est dans un discours engagé et poignant qu’il rassemble tout le monde en imposant sa position et le maintien des Springboks. 

      Pour finir Nelson Mandela transmet au capitaine des Springboks un poème de William Ernest Henley, où une phrase résume bien la philosophie de ce film : « I’m the master of my fate, I’m the captain of my soul. »Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme. ») 

      6. I love you Phillip Morris : un biopic romantique

      C’est aussi en 2009 qu’est sorti le film I love You Phillip Morris, réalisé par Glenn Ficarra et John Requa. L’histoire s’inspire de la vie de l’escroc Steven Jay Russel, interprété par le talentueux Jim Carrey qui nous fait passer par toutes les émotions. 

      Tout commence avec une vie ennuyeuse et vide de sens pour Steven, policier passant son temps à rechercher sa mère biologique et vivant à Virginia Beach avec sa femme Debbie (joué par Leslie Mann). Il ne semble pas avoir de passion ou de plaisir dans cette vie, ni dans ses relations, comme le montre les rapports pratiquement inexistants avec sa femme. Suite à un accident de voiture, ayant vu la mort de près, il décide de prendre sa vie et surtout son bonheur en main. Il décide alors de tout plaquer pour vivre à Miami, où il y rencontre très vite un petit ami (joué par Rodrigo Santoro). Il se lance dans le business sombre des arnaques en tous genres pour vivre une vie flamboyante dont il a toujours rêvé, mais ce paradis est de courte durée car il se fait prendre et envoyer en prison. Il y rencontre alors Phillip Morris (Ewan McGregor), avec qui il va nouer une relation fusionnelle…

      Entre moments de joie, de violence, et de tristesse intense, ce film nous transporte par ses émotions franches et cet amour pour la vie indéniable.

      7. La Cité de Dieu : un biopic social 

      En 2002, Fernando Meirelles et Katia Lund réalisent La Cité de Dieu, une adaptation cinématographique du roman du même nom, écrit par l’auteur brésilien Paulo Lins en 1997. 

      Dans ce film, on suit la vie du narrateur (Buscapé), un jeune homme qui souhaite devenir photographe, dans la Cité de Dieu, un quartier violent de Rio de Janeiro dans les années 1960 à 1970. Buscapé fait alors un témoignage sur l’évolution de son quartier tout au long du film, photographiant les gangs, la violence, les trafics de drogue et ses amis qui ne suivent pas la même voie que lui. 

      Le trio Ternura, fondé par son frère Marreco, Cabeleira et Alicante, a fait la loi dans les rues, créant de nombreuses altercations durant le film… jusqu’à une fin fatale pour les membres de ce groupe. 

      Véritable leçon de vie sur les cités et les quartiers violents dans des pays défavorisés, ce film permet d’apporter un témoignage de ces années là. 

      8. Persepolis : un biopic poignant

      Merveilleux film d’animation français réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, sort en France en 2007. Il reprend la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi. Lors du Festival de Cannes, le film a obtenu le prix du jury ex aequo avec Lumière silencieuse de Calors Reygadas. 

      Le scénario commence en 1978 à Téhéran où Marjane, huit ans, pense à son avenir et se rêve en héroïne sauvant le monde. Elle vit dans un environnement rempli d’amour avec des parents ouverts d’esprit et cultivés, et une grand-mère avec qui elle est particulièrement proche et adore débattre. Lorsqu’elle est petite elle suit de loin, mais avec exaltation, tous les événements politiques qui vont mener à la révolution et à la chute du régime du Chah. 

      Malheureusement, c’est la République islamique qui est mise en place ensuite et commence alors l’ère de la répression vestimentaire et comportementale, avec des policiers contrôlant les citoyens. Marjane découvre qu’elle doit désormais porter le voile, mais cela ne l’empêche pas de se rêver en tant que révolutionnaire. Elle grandit en Iran dans un contexte compliqué avec la guerre contre l’Irak, entrainant bombardements et disparitions de ses proches. Le gouvernement devient de plus en plus sévère, et ses positions politiques deviennent un problème et un risque pour sa sécurité. Ses parents décident de l’envoyer en Autriche pour la protéger du climat hostile en Iran à ce moment-là. 

      Son histoire continue à Vienne où, à 14 ans, elle rencontre une deuxième grande révolution : l’adolescence avec le corps qui change, la découverte de l’amour, mais aussi de l’amitié, de la méchanceté… Par la suite elle retourne en Iran, se marie et découvre la vie monotone de femme marié. Marjane nous touche profondément en racontant toutes les péripéties de sa jeunesse qui l’ont mené jusqu’en France. Ce film d’animation est un témoignage de l’histoire Iranienne ainsi qu’un hymne à la vie.

      9. La Môme : un biopic témoignage 

      En 2007, Olivier Dahan décide de réaliser un film sur la vie iconique d’Edith Piaf, avec l’objectif de retracer un portrait et surtout un destin d’une femme exceptionnelle à la voix ensorcelante. Edith Piaf n’est pas seulement une chanteuse aux yeux de certains, c’est tout un symbole de la France, un mythe qui a consacré toute son âme à la chanson, et qui malheureusement n’a pas été épargné par les coups du sort. 

      Un travail de recherche colossal et minutieux a été mis en place durant plusieurs années pour reconstituer et retrouver toutes les informations sur le Paris des années 30 et 40. Et les recherches ont porté leurs fruits : le film a un caractère intemporel puisqu’on y suit toute la vie de la chanteuse : son enfance pauvre, ses débuts compliqués dans le monde de la chanson, ses histoires d’amours malheureuses, ses amitiés fusionnelles, sa maladie et surtout toute sa carrière, de son ascension jusqu’à la fin. 

      L’interprétation de Marion Cotillard est d’une justesse et d’une ressemblance étonnante : elle rend hommage à une artiste complète qui s’est battue jusqu’à la fin de sa vie. 

      10. Le Pianiste : un biopic bouleversant

      C’est en 2002 qu’est sorti selon moi le meilleur film sur la Seconde Guerre Mondial, Le Pianiste, produit par Roman Polanski. Il s’agit d’une adaptation du roman autobiographique de Wladyslaw Szpilman (un célèbre pianiste juif polonais), une oeuvre censurée pendant des années par les communistes.

      Wladyslaw Szpilman, âgé de 28 ans, doit vivre sous l’occupation des nazis et en 1941 se fait embarquer en direction du ghetto de Varsovie pour découvrir les souffrances et les humiliations des juifs. 

      Il arrive à échapper à la déportation contrairement à sa famille qui, elle, part pour les camps de concentration. Au début il travaille pour les allemands, ce qui lui permet d’obtenir un peu de pouvoir et de se réfugier dès qu’il peut à l’extérieur du ghetto grâce à une amie Polonaise. Il voit la révolution des juifs du ghetto, au printemps 1943, à partir de son petit appartement où il est caché. Il change très vite de refuge car les autorités sont à sa recherche, mais l’immeuble où il se rend est alors bombardé par les allemands en août 1944. Se retrouvant à fuir dans les ruines, c’est un officier allemand mélomane appréciant sa musique qui l’aide finalement à survivre jusqu’à la libération en 1945. Une fois la guerre finie, et la paix revenue, il reprend son travail à la radio. 

      Ce film autobiographique retrace une époque importante de l’histoire, et montre toute la complexité de la psychologie humaine en tant de guerre. 

       

      Voilà pour ce top 10 qui j’espère vous plaira. Il rassemble les films qui m’ont le plus marqué, mais peut-être pensez vous également à d’autres films… Et vous, quels sont vos films inspirés d’histoires vraies préférés ?

      Venez lire notre dernier top sur les meilleurs films sortis en 2020 selon la rédaction JustFocus ici !

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