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      Festival des Arcs 2017 – Retour sur la troisième journée

      Lundi 18 décembre, place à la troisième journée du Festival de Cinéma Européen des Arcs. Et au programme pour la rédaction : une masterclass de Noémie Lvovsky et deux longs-métrages en compétition officielle.

       

      14h : masterclass du Lab « Femmes de Cinéma » avec Noémie Lvovsky

      Le Lab « Femmes de Cinéma », né dans le cadre du festival en prolongement du Focus sur les « Nouvelles Femmes de Cinéma » de 2016, est de retour en résidence pour cette neuvième édition. Ayant pour objectif de réfléchir ensemble à la thématique, il organise 4 ateliers par an (trois à Paris et un au festival), ainsi que deux masterclass.

      Au cinéma Coeur d’Or de Bourg-Saint-Maurice, la réalisatrice, actrice et scénariste Noémie Lvovsky a inauguré la première masterclass ce lundi 18 décembre après-midi.

      En face d’un public majoritairement jeune (quatre classes de lycéens étaient présentes), elle est revenue sur ses débuts et son expérience de réalisatrice, ainsi que d’actrice, ses anecdotes de tournage, sa vision du cinéma et la place des femmes dans ce dernier. Etayé par la projection de plusieurs extraits de ses films, l’échange a été marqué par la modestie, la spontanéité et le naturel de la réalisatrice plusieurs fois primée.

      Détaillant son parcours (bac, classes préparatoires, faculté de Lettres), elle fait part de son désarroi à l’époque à l’idée de n’être faite pour aucun métier. Son entrée à l’IDHEC (l’ancienne FEMIS) marque une révélation. Autres bouleversements marquants : sa première découverte d’un plateau de tournage, au cours de laquelle elle tombe véritablement amoureuse de l’univers, et sa rencontre avec Arnaud Desplechin, ainsi que d’autres figures marquantes du septième art (Alain Sarde…).

      Lorsqu’elle réalise à 28 ans Oublie-moi, son premier film, le succès est au rendez-vous. En couverture des Cahiers du Cinéma, le long-métrage sera catalogué par la critique comme une oeuvre avec un « regard de femme« . L’occasion pour Noémie Lvovsky d’aborder l’un des attraits du septième art : « Le cinéma est libérateur car il nous permet d’être différent de ce à quoi l’on nous assigne dans la réalité « . D’où notamment son choix de filmer des personnages féminins et masculins en dehors des canons et stéréotypes présents dans une grande partie du septième art.

      La masterclass se finit en beauté avec l’intervention d’une spectatrice : « S’il ne fallait définir votre cinéma que grâce à un seul mot, ce serait l’originalité, tant vos films différent de que l’on a l’habitude de voir ».

       

      18h : Projection d‘Arrhythmia, de Boris Khlebnikov

      Long-métrage russe en compétition officielle, Arrhythmia est une oeuvre prenante, surprenante et anxiogène. Suivant le quotidien de deux personnages (Oleg, infirmier et Katya, docteure) en proie à des difficultés au sein de leur couple, il fait un état des lieux consternant sur les changements en cours dans le système médical, hospitalier et urgentiste de Russie.

      Le film se révèle efficace dans ce qu’il entend dénoncer : une cadence de plus en plus poussée pour les équipes médicales, au détriment du facteur humain. S’aventurant dans l’hyperréalisme, le long-métrage, brut, froid, n’épargne ni les faiblesses humaines ni les héroismes de ces professionnels de l’urgence.

      Avec l’alcool en toile de fond (omniprésent), c’est une lutte de tous les instants entre les deux protagonistes pour exercer leur métier et tenir à flot leur couple. Irina Gorbacheva, instragrameuse star en Russie qui interprète Katya, et Alexander Yatsenko dans le rôle d’Oleg, sont impressionnants de réalisme.

      Arrhythmia est donc un film qui marque durablement. Seul reproche : une œuvre trop en longueur

       

      21h : Projection de Lean on Pete, d’Andrew Haigh

      Autre film en compétition officielle, Lean on Pete est une adaptation du roman éponyme de Willy Vaultin. Réalisé par Andrew Haigh (Greek Pete, Week-end), il raconte l’histoire de Charley, jeune adolescent de quinze ans, dans son périple à travers plusieurs états américains pour trouver un foyer et une place au sein de la société.

      Le film, assez contemplatif, plonge le spectateur dans cette quête, où le meilleur côtoie le pire. Au final, Lean on Pete est une œuvre esthétiquement très belle, mais noire et par moments difficile à appréhender. Néanmoins, le message de fin du film vient illuminer l’œuvre

       

       

       

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