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      Deepwater : un film catastrophe au rythme haletant et parfaitement réalisé

      S’appuyant sur le drame de l’explosion de la plateforme pétrolière du Deepwater Horizon, Peter Berg propose ici une reconstitution intense des faits au travers d’une impressionnante mise en scène. Mené par un impeccable Mark Wahlberg, Deepwater qui a été nommé aux Oscars en 2017 dans la catégorie meilleurs effets visuels, parvient à tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout. Retour sur cette réalisation hommage aux évènements du 21 avril 2010 qui ont fait 11 morts.

      Une montée progressive en intensité livrant un final spectaculaire

      Dans la première partie du film, Peter Berg pose le cadre des actions à venir, permettant d’entrevoir les prémisses du drame. Mike Williams, électricien sur la plateforme, père de famille, et Andrea Fleytas, seule femme employée sur la plateforme rejoignent avec une dizaine de collègues le Deepwater Horizon. Du travail routinier des ouvriers aux conditions de vie à bord, en passant par les querelles entre les cadres décisionnaires et leurs subordonnés, tous les aspects du fonctionnement et de l’organisation sur les lieux sont mis en scène. Dans cette ambiance de relative accalmie, les premières tensions émergent lorsque Mike Williams confronte Donald Vidrine, patron de la société locataire de la plateforme, à ses incohérences : seul le profit semble motiver les intérêts du patron.

      Mais lorsque les tests de sécurité effectués présentent des anomalies dans le fonctionnement des réservoirs de pétrole, les catastrophes s’enchaînent en cascade : la tension monte jusqu’à atteindre un état d’urgence paroxystique. Les fuites entraînent dès lors de puissantes explosions de pétrole, des incendies se déclarent des 4 coins de la plateforme, d’effroyables destructions anéantissent peu à peu la plateforme. De somptueux effets spéciaux d’un rare réalisme absorbent véritablement le spectateur, lui donnant l’effroyable impression d’être au milieu de cette catastrophe.

      Une lutte héroïque pour la survie

      S’entame alors une véritable course contre la montre pour sauver les derniers hommes restés coincés au milieu des flammes, puis pour se sauver. Peter Berg dresse le portrait d’hommes au courage exceptionnel, au comportement exemplaire, prêts à se mettre en danger pour secourir les leurs. En parallèle, les premiers appels sont émis pour informer les secours de la catastrophe, mais le temps presse : les protagonistes vont devoir compter sur eux-mêmes. D’une impressionnante justesse, Deepwater plonge le spectateur dans cette ambiance angoissante, où l’on comprend progressivement comment et pourquoi la sécurité de ces hommes a été négligée. Les séquences d’effondrements des structures, d’explosions, d’incendies et de pertes humaines s’enchainent à un rythme effréné où la mort omniprésente, menace chacun à tout moment.

      La catastrophe humaine et écologique du Deepwater Horizon est dans ce film remarquablement reconstituée. Par une mise en scène efficace, effrayante et effroyable, Peter Berg livre un vibrant hommage à ces survivants héroïques et aux 11 victimes de ce drame. La marée noire causée par ces explosions est à ce jour la pire catastrophe pétrolière qu’a connu les Etats-Unis.

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