Critiques de Perfect Days, Hypnotic et Sur la branche

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Perfect Days – « Si ça ne change rien, ce serait absurde »

La chronique de Hirayam, nettoyeur de toilettes publiques tokyoïte.

Le cinéaste allemand étrenne en octroyant les rôles principaux à des interprètes nippons. Outre une bande originale prodigieuse réutilisant des vieux tubes qui sont manifestement parvenus jusqu’au pays des chrysanthèmes par exemple The house of the rising sun, il y a ce moment suspendu où une serveuse entonne cette même rengaine. Rasage, brossage de dents ou encore arrosage de ses bonsaïs sous forme de spray : l’itération de son quotidien est parfaitement retranscrite. Qu’ai-je donc estimé captivant dans ce métrage où un homme frotte des gogues pendant plus de deux heures ? Wim Wenders réalise une œuvre apaisante sur des fifrelins, qui aurait pu aboutir à un résultat compassé, mais se révèle a contrario un condensé de lyrisme éblouissant et surtout la fin,– LÉGER SPOILER – avec le protagoniste étant submergé par la mélancolie sur fond sonore de Feeling good à cause, permettez-moi de jouer les camusiens, de l’absurdité de l’existence d’esseulé amplifiée par le consumérisme. D’ailleurs, la conversation avec sa nièce où il découvre Spotify est désopilante. Bref, ce film est un panégyrique dédié aux petits riens journaliers et à la simplicité.

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Hypnotic – « Je parie qu’on ne vous a jamais donné de contravention »

Rourke, un flic, a vu sa fille kidnappée. Il trouve une photographie de celle-ci avec le message « Find Lev Dellrayne ».

Premièrement, le métrage se heurte à une réalité empirique, c’est que l’hypnose ne peut obliger quiconque à effectuer ce qui contrevient à sa volonté, mais j’avoue que l’œuvre serait moins pharamineuse sans ces deux roussins qui s’entretuent ou encore le complot mondial prétendant que tous les dirigeants sont influencés par des fascinateurs. De plus, le scénario qui contient une multitude de rebondissements tout simplement aberrants est complètement capillotracté, sinueux, artificiellement labyrinthique et amphigourique, on s’y égare dans toutes ces réalités illusoires, Robert Rodriguez n’a visiblement pas la sagacité des réalisateurs ni d’Inception ni de Matrix. Bref, un pastiche d’une myriade de films populaires sans aucunement les égaler. Néanmoins, celui-ci connaît quelques fulgurances divertissantes.

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Sur la branche – « Tu manges des Chocapic ? »

Mimi, éternellement impubère à trente ans, se retrouve à défendre juridiquement un fricoteur.

On regarde avec liesse les errances insanes de ce binôme d’impropres cocasse et attendrissant. Métrage surréaliste, c’est le genre de loufoquerie complètement capillotractée dont on raffole. Raphaël Quenard continue de s’imposer encore un peu plus dans le paysage cinématographique français malgré qu’il soit outrageusement sous-exploité dans cette œuvre. C’est Daphné Patakia la principale source d’étonnement en jouant la fille totalement sinoque, ce qui ne doit pas être si aisé.