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      Critique « Rampage » de Brad Peyton : appetite for destruction

      Tout juste remis de ses cabrioles vidéoludiques dans Jumanji, Dwayne Johnson continue de maintenir son implacable rigueur productive avec un nouveau blockbuster adapté d’une franchise vidéoludique pas franchement réputée pour faire dans la dentelle (le but : détruire le plus d’immeubles possibles en incarnant des monstres géants en ne se souciant guère des civils aux alentours). Cela tombe bien, ce n’est pas la finesse qui résumerait la filmographie de son réalisateur Brad Peyton qui retrouve ainsi son acteur de prédilection après le succès de San Andreas. Rehaussé par une mise en scène plutôt soignée et jouissive, Rampage s’avère être un divertissement plutôt habile malgré le grotesque d’un pitch digne d’une série Z. 

      Dwayne Johnson Cinematic Universe

      On ne change pas une formule qui gagne. Brad Peyton retrouve ainsi ses collaborateurs depuis Voyage au centre de la terre 2, à savoir, le producteur Beau Flynn et l’imperturbable Dwayne Johnson qui incarne ici un primatologue misanthrope dont le meilleur ami se trouve être un gorille albinos à l’humour bouffon. L’accident génétique passant par là, ce dernier va voir son agressivité décupler tout comme sa taille. Seulement, il ne sera pas le seul, au grand daim des immeubles de Chicago. Dwayne Johnson injecte ainsi dans Rampage l’éternel second degré qui caractérise son impressionnante filmographie. Brad Peyton maintient ainsi plutôt solidement l’équilibre fragile entre l’humour bien gras du gorille adepte des blagues sous la ceinture et le sérieux de la situation apocalyptique. Néanmoins, l’on pourra déplorer le cabotinage des uns (Jeffrey Dean Morgan qui semble se croire encore sur le plateau de The Walking Dead) et l’invisibilité des autres (le gorille numérique ayant plus de présence qu’une grande partie du casting !). Par ailleurs, le réalisateur n’a guère fourni d’efforts à tenter de travailler les éléments narratifs et esthétiques du jeu vidéo ; tout juste peut-on notifier une ou deux séquences grossièrement empruntée d’un bon vieux FPS. 

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      Tout est sous contrôle, Dwayne Johnson est là.

      Plaisir non coupable

      Extrêmement perfectible du point de vue du fond, le film surprend par ses ruptures de ton et un certain sens de la technique. L’on est assez impressionné par le découpage concis de certaines séquences qui s’avèrent ainsi des plus impressionnantes. Par ailleurs, il se dégage une assez grande habileté au niveau d’une mise en scène qui oscille entre des séquences à l’esthétique de Found footage horrifiques et les séquences de film catastrophe à travers les impressionnantes destructions de Chicago. Le film se présente ainsi comme un plaisir de pur divertissement que l’on se plait à suivre jusqu’au dénouement.

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      Best Friends

      Plaisir brut et un peu idiot, Rampage se révèle être un divertissement plutôt réussi grâce à l’efficacité de ses scènes d’action et à l’habileté de son réalisateur à jouer des ruptures de tons. Presque cathartique dans sa manière de jouir de la destruction, le film s’avère être un vrai plaisir jubilatoire une fois que l’on accepte de se laisser aller à cette joyeuse nigauderie. 

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