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      Critique « Cube » de Vincenzo Natali : Koh Lanta dans un Rubik’s Cube géant

      Cube, huis clos Canadien d’horreur/science-fiction de 1997 est arrivé récemment sur Netflix. Celui-ci a été cité à titre de comparaison lors de la sortie du film La Plateforme. Mis en ligne durant le confinement sur le catalogue du fameux N rouge. Cube est pourtant bien plus convainquant au final. Un long-métrage à (re)découvrir.

      Loin de nous l’idée de dénigrer le film de Galder Gaztelu-Urrutia, qui rappelons le, a reçu un prix du public au Festival International du Film de Toronto. Une bien belle récompense pour le film Espagnol. Lui qui a été récupéré par Netflix après coup. Mais, il faut bien le dire, Cube qui lui a peut-être bien servi de référence, le surpasse. D’ailleurs, ce dernier aussi repartira avec un prix durant l’édition 1997 du TIFF. Mais nous ne sommes pas là pour dénigrer La Plateforme. D’autant plus que nous sommes plusieurs à l’avoir tout de même apprécié. Aujourd’hui, c’est bien pour Cube que nous écrivons ces lignes.

      Un film bien ficelé

      Avec ses 1h26 de métrage, ce thriller de science-fiction au penchant horrifique, est donc court. Court par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir depuis quelques années. Où le format idéal selon l’industrie cinématographique tourne plutôt autour des 2h. Alors, avec cette durée, ça permet de rentrer directement dans le vif du sujet dès les premières minutes. Et surtout de rester prenant jusqu’à la fin.

      De plus, en tant que huis clos on pouvait s’en douter mais la contemplation n’est donc pas de prime. Quoique, certains huis clos comme 2001 : l’Odyssée de l’espace ou même encore Gravity (similaire en terme de durée) pouvaient l’être. Non ici, tout est dans la tension, du début à la fin. Et le décor y est pour beaucoup. En effet, selon la chef décoratrice Jasna Stefanovic, chaque pièce mesure 4,30 mètres sur 4,30 mètres. Résultat, nous nous sentons tout autant enfermés que les protagonistes qui tentent de s’échapper de cet enfer.

      Cube
      Andrew Miller et David Hewlett dans Cube

      Et ces personnages, au nombre de six, sans compter le tout premier personnage que l’on voit à part du groupe pour nous présenter les enjeux. Doivent alors tenter de résoudre des problèmes pour espérer se déplacer sans encombre dans un labyrinthe cubique et truffé de pièges. Une pièce, six faces, six trappes (Coïncidence ? Je ne pense pas) laquelle choisir pour avancer ?

      Koh Lanta dans un Rubik’s Cube géant

      Pourquoi Koh Lanta ? Premièrement, car l’on retrouve parmi ces six aventur… personnages. Des personnalités bien marquées. Chacun à un caractère différent des autres et des compétences précises. Deuxièmement, des épreuves se dressent face à eux. Comment trouver la solution pour ainsi sortir victorieux ?

      Enfin, il s’agit évidemment de survivre. Et pour ça, rien d’évident quand il faut avancer en communauté. C’est l’une des thématiques du film. Et puis, on n’en dit pas plus mais des petites éliminations peuvent arriver. Franchement, il ne manque que Denis Brogniart pour que la prochaine saison soit réussie !

      « Ne cherchez pas une raison, cherchez une issue »

      Plus sérieusement, le film réussit à nous tenir en haleine. Et en point d’orgue, parvient à nous faire poser des questions sur la nature profonde de l’homme. De part son dénouement, mais aussi de part son déroulé. Puisque oui, Vincenzo Natali aussi au scénario avec André Bijelic et Graeme Manson, nous ont pondu des personnages auxquels on peut croire. Certes, un peu caricaturaux parfois, dans leurs capacités hors-normes notamment. Mais encore, on peut y croire si l’on part du principe qu’ils ont justement été choisis pour errer dans ce casse-tête géant. Ce n’est alors peut-être pas pour rien. Puis, surtout, il en reste des personnages profondément humains dans leur réactions. Et forcément, vous parviendrez à vous identifier à au moins l’un d’eux.

      Cube
      C’est ici la sortie ?

      Avant de terminer, et pour finir notre comparaison avec La Plateforme. Cube, premier du nom, oui, parce qu’il y a une suite et un préquel. Parvient à être à la fois mystérieux sur sa fin et à la fois concret. Dans le sens où l’on comprend et l’on peut imaginer la suite. Tout cela, juste en regardant le film. Contrairement à son pendant espagnol, qui verra Netflix (Eux-mêmes ! Pas des vidéastes à côté) sortir une vidéo explicative sur les interprétations à avoir. Initiative, peut-être pas du ressort du réalisateur, mais quand même. Cela est significatif sur la réussite de cette fin vis-à-vis du spectateur.

      Pour conclure, nous vous conseillons vivement de voir ou revoir cette œuvre sur Netflix. Malgré quelques transitions et effets datés. Cube par son minimalisme n’a pas vraiment vieilli. Alors, en ces après-midi pluvieuses, et cette période pleine de privations, à l’heure où nous écrivons ces lignes. Il vous fera passer le temps et peut-être aussi voir le bon côté des choses nous concernant.

      Bande Annonce VF de Cube

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