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      Magie et féminisme dans Chandra (T.1) : Les fantômes de Ravnica

      Dans ce livre paru le 18 mars chez Hi comics, Chandra est une magicienne traumatisée par une bataille qui a changé la donne pour son monde… et les autres. En effet, cette magicienne maîtrise non seulement le feu mais elle est aussi capable de se déplacer entre les dimensions. Plus déterminée que jamais, elle décide de consacrer sa vie à protéger les plus faibles. Mais une menace surgit de son passé.

      Un comics de fantasy

      Magie et féminisme dans Chandra (T.1) Les fantômes de Ravnica
      Chandra se déchaîne pour s’affirmer

      Chandra est une Planeswalker. Elle a un don qui la distingue des autres : elle possède le pouvoir de faire naître un feu ardent de son corps pour se téléporter. On est plongé dans un monde d’heroic fantasy où l’on retrouve des éléments médiévaux… mais pas seulement. On peut par exemple croiser un pirate au casque de conquistador sur une case. Le passionné de Le Seigneur des Anneaux retrouvera des mondes aux noms étranges et une faune familière avec des dragons, des hommes-tigres, ou encore des zombies venus de l’Égypte antique. En effet, Les fantômes de Ravnica est une extension du célèbre jeu de carte Magic : The Gathering mais aussi une adaptation du roman La guerre de l’étincelle : Ravnica que l’on peut retrouver chez Bragelonne.

      On retrouve le très beau design du jeu avec une femme aux cheveux de feu (littéralement). Mais la scénariste justifie cette approche car sa protagoniste évolue en armure. Traumatisée par une défaite récente, elle consacre chaque seconde à défendre les plans du Multivers. Son ami Ajani, un immense lion albinos, estime qu’elle se perd dans l’héroïsme et que sa souffrance est une drogue. Elle empêche une guerre en délivrant une princesse avant de s’attaquer à un squelette de glace. Pourtant, elle refuse de s’arrêter malgré les conseils conjugués de son ami et de sa mère.

      Une héroïne fragilisée

      Les fantômes de Ravnica est aussi le portrait d’une héroïne en crise. Elle veut prouver qu’elle est aussi valeureuse que sa mère, protectrice de sa ville. Pour cela, elle ne cesse de vouloir faire mieux dans une quête impossible qui devient dangereuse pour elle-même et les autres. Chandra ne se contente pas d’agir mais réfléchit sur son statut. Elle refuse le pouvoir politique que lui confère ses dons pour aider les autres sans rien attendre en retour. Elle n’est pas une héroïne si parfaite car ses nuits sont perturbées par le rêve récurrent d’un dragon lui demandant de déchaîner son pouvoir.

      Son adversaire, Tibalt, un diable habillé comme un gentilhomme de la Renaissance est attiré par la souffrance de Chandra. Il manque des pièces au lecteur. Que s’est-il passé à Ravnica ? Les joueurs de Magic : The Gathering en savent peut-être plus. Cependant, ce manque, loin d’être une gêne pour le récit, est un stimulant.

      Magie et féminisme dans Chandra (T.1) : Les fantômes de Ravnica
      Un opposant manipulateur… mais avec style

      Le dessin d’Harvey Tolibao est très plaisant. Il a déjà travaillé sur les X-Men et sur Green Arrow. Il sait retranscrire les émotions par les visages même si certains sont parfois très grimaçants. Certaines cases, surtout en pleine page, impressionnent par le détail et la composition. Ailleurs, les décors manquent parfois de finition. Il est pourtant assisté par Tristan Jurolan, sans que l’on sache vraiment la tâche de chacun.

      Lorsque l’affrontement entre Chandra et Tibalt se termine avec fracas, le lecteur est captivé par les combats mais aussi par l’héroïne. Chandra cherche autant à aider qu’à comprendre pourquoi elle a ce besoin irrépressible. Ce premier tome clôt une partie des enjeux mais en garde certains pour la suite. En effet, il reste des mystères, comme ce Nicol Bolas, qui aurait ravagé tout un monde pour en devenir le dieu.

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