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      Critique « Justice League Dark » (tome 2) : la Justice League avec option magie

      Une équipe de super-héros s’est formée pour découvrir ce qui cloche avec la magie. Dans ce deuxième volume de Justice League Dark publié par Urban comics, cette recherche aboutit à un combat entre l’ordre et le chaos.

      La magie en vrac

      Depuis la destruction d’une barrière de protection aux confins de l’univers, la nature même de la magie est bouleversée. Les sorts se retournent contre les magiciens pendant qu’un arbre aux merveilles arrive dans notre univers. Constatant ce désordre, Wonder Woman recrute des spécialistes pour y remédier. Dans le tome précédent, cette Ligue des Ténèbres s’est confrontée à l’invasion de la Terre par un groupe assoiffé d’énergie magique, l’Alterespèce, et dirigée par l’Homme Inversé. Cette arrivée a provoqué l’intervention du Docteur Fate, le défenseur de l’Ordre.

      Dans les premières pages, le lecteur assiste aux funérailles de Nightmaster, détenteur de l’épée de nuit et protecteur du royaume magique de Myrr mais surtout patron du bar préféré de Chimp. Le détective, effondré par la mort de son ami, boit pour oublier. Fuyant les responsabilités, il découvre à la fin de la cérémonie que son ami lui a légué son bar, son épée et donc la charge de protecteur. Ce héros est persuadé que c’est le pire choix possible et, en effet, la fin du premier épisode révèle qu’il a fait de Myrr un royaume plus dangereux que Game of Thrones. La Ligue se retrouve impliquée dans deux zones de combat : un groupe contre le Diable bleu, puis des squelettes et des dragons dans le royaume de Myrr alors que Constantine et la Créature du marais rejoint par le Phantom Stranger s’opposent au Dr. Fate qui n’a rien trouvé de plus subtil que de supprimer la magie pour sauver le monde.

      Peu à peu, le scénariste James Tynion IV met en place un conflit entre trois groupes : l’Alterespèce veut envahir le monde pour se nourrir de la magie, le Dr. Fate veut purger le monde de la magie et la Ligue des ténèbres veut sauver les êtres magiques. Tout cela aboutit en fin de volume à des combats épiques. Une alliance improbable se forme pour sauver le monde magique. Même si ces luttes sont prenantes, les dialogues sont un peu bavards et le fond du récit est très creux.

      L’Alterespèce frappe à notre porte

      Une Ligue peu unie

      Wonder Woman rassemble une équipe hétéroclite. La magicienne Zatanna est une habituée des équipes de super-héros. Détective Chimp, Bobo, est certes le meilleur détective du monde mais c’est également un chimpanzé habillé comme Sherlock Holmes qui fréquente assidûment le Bar de l’Oubli. Devenu une chauve-souris suite à une expérience, Man Bat, Kirk Langstrom, est un scientifique avec une folie meurtrière qui aurait totalement disparu selon ses propres dires. La Créature du Marais est comme son nom l’indique un être constitué de boue et des plantes marécageuses, mais c’est aussi le gardien de la vie sur Terre. Constantine est un magicien anglais blasé qui méprise les actes héroïques, mais ne peut s’empêcher de sauver le monde. Tous ces individus ne souhaitent pas forcément agir ensemble, ce qui provoque des tensions. Classiquement, l’équipe s’unit peu à peu alors que certains prennent conscience de leur rôle.

      Ce volume de Justice League Dark est une enquête surnaturelle pour sauver le monde. La gravité de la situation s’accroît à chaque nouvelle mort de créatures magiques. La Ligue veut rassembler pour la riposte le maximum d’êtres magiques. Le scénariste s’amuse à rendre hommage à des comics d’horreur par un épisode à la manière de Les Contes de la crypte : un narrateur reprend différentes histoires sombres qui finissent mal à chaque fois. Ces récits sont aussi l’occasion pour le néophyte de voir intervenir la plupart des êtres magiques de l’univers – comme Etrigan le Démon créé par Jack Kirby – et de découvrir différents folklore magiques – papa midnite pour le vaudou.

      Dr. Fate apôtre de l'ordre

      Même s’il n’est pas le seul dessinateur, Daniel Sampere illustre la plupart des épisodes dans un style très classique, mais dans une mise en page ouverte et efficace. Il est particulièrement doué pour représenter les animaux. Détective Chimp a non seulement un visage réaliste, mais aussi des mimiques de singe. On peut s’en rendre compte dans les bonus des pages encrées avant colorisation ainsi que dans quelques pages de Juan Albarran. On peut signaler les belles couleurs tout au long du livre.

      Ce deuxième volume de la Justice League Dark poursuit sur la lancée par un dessin superbe enluminant une enquête surnaturelle pour sauver le monde. Bien que l’action s’accélère dans les deux derniers épisodes, on peut cependant regretter que le récit soit à certains moments léger et banal.

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