William Sheller

William Sheller revient avec un nouvel album, Stylus

Fin octobre, William Sheller est revenu dans les bacs avec son nouvel album Stylus, et Justocus s’attelle à la rude mission d’essayer de critiquer objectivement ses premières amours.

Tout à commencé avec William Sheller quand…

Quand vous aussi vos parents vous punissaient si vous fredonniez Priscilla innocemment. Ils vous faisaient agenouiller sur une règle en bois dans le cabinet noir en laissant tourner du Björk à fond les ballons, et vos souffrances ont cessé quand enfin vous avez trouvé un juste milieu en sa personne – car oui, il est à exact distance des deux monstres sacrés cités plus haut. Et de fait, vous n’avez jamais cessé de l’aimer, William. Il vous accompagne dans les moments les plus chouettes comme les plus nuls. Vous glissez discrètement Une Chanson noble et sentimentale comme « morceau suivant » à la fin des soirées, et chassez du même coup les derniers badauds à chaque fois. Them fools. Vous ouvrirez le bal de votre mariage sur Les Filles de l’Aurore, même si vos ex vous l’ont tous interdit, na. Bref, on ne touche pas à William Sheller. Et pourtant, il va s’agir ici d’y toucher un peu, car son dernier album Stylus est de sortie.

Une chose que l’on aime chez Sheller, c’est cette voix douce et toujours juvénile qui flirte avec les notes étrangères. Elle ne lui fait pas défaut sur Stylus, on la reconnaît immédiatement. On aime aussi son piano qui s’habille souvent de camarades. Sur le nouveau né, il épouse principalement les cordes, sinon le violon seul. On aime surtout cette folie jeune qui le poussait à jouer du kitsch avec insouciance, pour produire des morceaux qui faisaient la nique au ridicule. L’insouciance persiste, mais elle semble lui servir aujourd’hui à écrire des morceaux plus emprunts de sagesse, de mélancolie, de musique classique et d’âge, en fait. Si l’on ne saurait douter de l’intégrité de la mutation de William Sheller, l’on peut déplorer d’être moins touché par celle-ci. Alors on se demande avec une légère tristesse ce que l’on aime chez lui, ce qu’il est ou ce qu’il fait.

La réponse est simplement que quoi que William Sheller sorte, on continuera d’aimer parce que c’est bon. Mais, car il y a ce titillant « mais », on aimait mieux avant, quand il jouait encore au basket ball en écoutant encore du rock n’ roll.

Si comme nous vous êtes fous de William Sheller, rendez-vous à la salle des Folies Bergères de Paris les 8 et 9 décembre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.