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      Smmmmile Vegan Pop Festival, dépaysement assuré à la Villette ce weekend !

      Coup de cœur pour cette deuxième édition du Smmmile Vegan Pop Festival : la recette assurée contre cette grisaille parisienne prématurée.

       

      [JOUR 1] Première soirée solaire au Smmmile Vegan Pop Festival

      Entrée en matière dès 19h30 avec Ata Kak qui est déjà bouillant. Ce ghanéen, musicien sur le tard, a été découvert via Awesome Tapes from Africa suite à des cassettes retrouvées des années 1990. Durant l’heure de concert, la bonne humeur est communicative : son sourire est imperturbable et sa musique sent le soleil. Nous sommes bluffés par l’énergie qu’il dégage, enchaînant les pas de danse, il tourne, saute, remplit la scène de ses mouvements. Le public est conquis dès les premières notes, avec ses tonalités groovy et funk : en dix minutes, tout le public danse déjà. Quand arrive la célèbre chanson Oba Sima (l’idéal féminin en langage Twi) le public entonne le refrain, puis les clappements de main remplacent les instruments et Ata Kak se lance dans un rap effréné. Bluffant.

      Des interludes blind test ont lieu à l’extérieur du Trabendo, et ce, tout au long des trois journées de festival. N’oublions pas que le festival promeut le véganisme et sensibilise à la cause animale tout en l’associant à la culture pop, l’idée est de retrouver des noms de chansons ou groupes ayant un rapport avec les animaux : The Animals, The Turtles, Jarvis Cocker, Samantha Fox et d’autres chansons bien plus pointues.

      Islam Chipsy et son groupe EEK sont sur scène avec un clavier et deux batteries. C’est parti pour une heure de techno orientale : ils mettent le feu, le public est en transe ! On entonne des refrains, la foule rythme les chansons en frappant dans ses mains pendant que les doigts d’Islam Chipsy courent sur le piano à une vitesse ahurissante. Ces égyptiens adeptes des lives déjantés et des fêtes de mariage sont un pont entre la musique traditionnelle et l’électro chaâbi.

      Bachar Mar Khalife accompagné de son orchestre clôt la première soirée de concerts. Le public devient subitement très calme. Rendant hommage à Hamza El Din avec la présentation de The Water Wheel… il offre des musiques invitant aux voyages. Les solos de piano nous laissent rêveurs et la salle est en émoi. Ce concert reprend les thèmes du chanteur et oudiste nubien que Bachar admire depuis sa jeunesse.

      Pour les plus téméraires, une session club s’ensuit avec Matias Aguayo et Sassy J en tête d’affiche, la nuit sera longue.

       

       [JOUR 2] Ambiance chaude pour cette deuxième journée de Festival

      Gnucci, aka Ana Rab en tenue futuriste, prend d’assaut la salle du Trabendo accompagnée de Amber Valent aux platines. Comment ne pas se prendre de passion pour cette sulfureuse croate ? Sa musique rap sur des sons dance est entêtante : You good I’m good Let’s be great lance le show. Des chorégraphies sexuelles, une énergie incroyable, et des discours engagés demandant aux personnes présentes d’assumer leur corps tel qu’il est. La contribution du public donne sens au concert, faisant une comparaison à un enfant que l’on mettrait au monde. Après avoir invité les personnes ayant envie de danser à monter sur scène, Amber Valent prend le relais avec deux chansons, avant que les filles ne reprennent en chœur Ultimate Syndrome.

      Tout le monde est déjà chaud quand Cakes da Killa apparait. Il plaisante, nous parle de sa gueule de bois de la veille et de la fin de sa tournée. Aucune hésitation, il se place au centre de la foule pour performer ses raps vitaminés et explicites ou sexe, drogues et ex se côtoient comme sur le très bon New Phone où le foule répète en chœur Who’ dis ?. Impliquant tous ces thèmes sous une plume crue, il se présente avec un style très travaillé.

      La soirée se termine par le Mykki Blanco show comme il prend plaisir à l’annoncer lui-même : un spectacle schizophrénique. Ce séropositif engagé clame haut et fort le besoin de tolérance et d’égalité envers les malades. Il donne toute son énergie au service du spectacle, vêtu d’une robe en tulle rose il monte sur la table, créé un cercle autour de lui et entame ses chansons de Haze.Boogie.Life à Wavvy. Un vrai ouragan.

      Mykki Blanco Show

      Pour avoir encore plus chaud, le rendez-vous était une carte blanche aux Acid Arab avec Manfredas, Arabic by Night et Moscoman !

       

      [JOUR 3] Atterrissage tout en douceur ce dimanche

      Le groupe Hyperculte, duo suisse, marie percussions et contrebasse pour créer un univers conceptuel. La musique mystique aux tons punk et minimalistes s’allie parfaitement avec leurs textes adaptés d’auteurs tels que Tristan Tzara ou Douglas Adam créant des chansons sauvages : Le Feu, Résigné, Le Tyran.

      Requin Chagrin, groupe pop frais initié par la chanteuse et guitariste Marion Brunetto, joue ses tubes sur une même tonalité. Les accords sont aussi proches de la pop que du rock garage. Après un premier album DIY en avril 2016, les chansons d’Adelaïde jusqu’à Atlas nous entêtent.

      Il semblerait que les islandais de FM Belfast soient déjà cultes : aux premières notes, le public se déhanche et saute à l’unisson. Qui pensait qu’en ce dimanche soir nous aurions encore autant d’énergie ? Cette bande de cinq délurés propose une pop rustre mais efficace. Le concert se transforme vite en Muppet Show d’après leurs termes : ces néo-vikings sortent les boas et confettis et l’atmosphère est à la fête entre slam et chorégraphies léchées.

      Nous voilà lessivés après trois jours de pure folie. Le credo du festival sonne juste : Du bon son et du bon sens !

       

      Plus d’informations sur le site du festival.

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