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      Récapitulatif de la 15ème édition du Télérama Dub Festival

      La 15ème édition du Télérama Dub Festival s’est tenue hier sur les docks d’Aubervilliers. Rendez-vous des amateurs du dub musique, la line-up avait de quoi conquérir le cœur des aficionados du genre : High Tone, Stand High Patrol, Mahom, Soom T, il n’y avait que des artistes majeurs de la scène dub.

       

      Un décor agréable pour un public hétéroclite

      Le festival s’organise en trois scènes musicales séparées par un espace extérieur où stands de nourriture et de boissons font leur commerce. A droite en entrant, trône la Stand High Hall où le crew du groupe de Pupajim a assuré le show pendant toute la durée de la nuit. Pour les accompagner : Roots Atao, Roll & Records, Iseo, Smith & Migthy, J-Kenzo.

      En face, en opposition à ce grand groupe de dub, on retoruve le groupe précurseur du dub français, High Tone. Le High Tone Hall était la grande salle de la soirée, avec une véritable scène et des lives ininterrompus. High Tone était accompagnée de Warm Up, Brain Damage, Judaah, Mahom, Dub de Gaita et Maasai Warrior.

      La troisième zone était la I-Skankers Area, et elle fut dominée par le show de Soom T. L’artiste a partagé l’affiche avec I-Skankers Sondsystem, Von D et Moa Anbessa.

      Etant donné la localité du festival, le Télérama Dub Festival attire toutes sortes de public, ce qui crée un rendu très hétéroclite. Une foule qui a connu quelques difficultés à bouger à l’unisson par rapport à certains festivals spécialisés comme le Reggae Sun Ska, uniquement composé de véritables connaisseurs de musiques reggae. 

       

      High Tone Hall

      La soirée a réellement démarré avec l’arrivée de High Tone. La salle a été chauffée juste avant par Brain Damage et Harrison Stafford, ancien membre du mythique groupe Groundation. High Tone, groupe lyonnais, crée du dub depuis 1997. Ils sont les précurseurs du dub moderne, un genre musical qui est né en France. Stand High Patrol est un de ses grands héritiers. Avec une discographie qui lorgne parfois vers la drum & bass, d’autres fois vers un dub très psychédélique, toujours très ancré dans une approche très organique de cette musique, très sonore, High Tone a les arguments pour séduire les amateurs de dub.

      Le gros morceau de leur prestation a été le culte Rub a Dub Anthem, en featuring avec Pupajim, le chanteur de Stand High Patrol. Une partition très connue et très rythmée qui a su mettre le feu au plancher. Leur show a duré 1h15 et a permis l’introduction d’autres artistes de reggae. L’autre grand rendez vous de cette scène c’était Mahom, groupe de dub français. Avec un style plus électro, moins subtil, souvent davantage orienté vers les basses, Mahom s’inspire de son aîné Panda Dub pour créer un univers très électro, hypnotisant et plus violent que les anciens de chez High Tone.

       

      I-Skankers Arena

      La petite scène du Télérama Dub Festival a passé du dub toute la soirée. Dans une approche plus physique, les sons s’enchaînaient sans interruption pour une ambiance qui « tapait du pied ». Soom T a été la voix qui a rapporté un peu de roots dans tout ce dub. Avec sa voix très chaude, quelque part entre Biga Ranx et Nneka, cette chanteuse anglaise débite à toute vitesse. Elle produit du Soul classique, du Breakbeat, mais aussi du reggae plus classique. Son style s’apparente au groupe Mungos’Hifi avec qui elle a souvent travaillé grâce à son flow endiablé, et à sa manière de débiter ses paroles façon Damian Marley. Soom T a réussi à mettre le feu pendant plus d’une heure, en même temps que Mahom sur la High Tone Hall, en jouant certains de ses tubes les plus connus comme Boom Shiva.

       

       

      Stand High Hall

      Cette dernière scène a donné la parole a quelques groupes de dub méconnus, mais la grande attente du public était bien évidemment les trois heures du show de Stand High Patrol. Le public n’a pas été déçu. Pupajim ne s’est pas arrêté jouant toute sa panoplie, piochant dans ses différents albums très différents les uns des autres. Avec quelques influences jazz (qui se perçoivent grâce à une trompette omniprésente), Pupajim n’a pas hésité à jouer ses sons plus subtils et moins extravagants issus de A Matter of Scale. Bien évidemment, le chanteur a également su mettre le feu en jouant ses morceaux plus connus de l’excellent l’album Midnight Walkers entrecoupés de quelques surprises comme l’endiablé Matta de Troy Berkley 

      Cette soirée a su donner la parole au dub, un genre encore méconnu du grand public mais qui progresse d’année en année. Une soirée qui s’est terminée aux alentours de 5h du matin, remplacée par un défilé désorganisé et Huber, Heetch et Bus.

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