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      Impressions sur le thriller Deliver us from evil

      Deuxième réalisation de Hong Won-chan, scénariste de « The chaser » et connu par ses films d’action. Hwang Jeong-min et Lee Jeong-jae à la clé, vous n’allez pas vous ennuyer.

      Deliver us from evil

      Réalisation et Scénario Hong Won-chan
      Pays d’origine Corée du Sud
      Genre Action
      Durée 108 minutes
      Sortie 2020

      Distribution
      Hwang Jeong-min
      Lee Jeong-jae
      Park Jeong-min
      Choi Hee-seo

      Synopsis

      Un tueur à gage se voit poursuivi par le frère de sa dernière victime, un gangster sans scrupules. Il part en Thaïlande, résoudre le cas du kidnapping de la fille de son ex copine, mais surtout pour se faire oublier. Malheureusement pour lui, les gangsters qui le poursuivent ne lâchent pas l’affaire et le suivent en Thaïlande.

      Impressions

      Film d’action à l’état brut, il délectera tous les adeptes du cinéma violent coréen. Enfin, violent, gore, excessif, angoissant, stressant (et on court, et on court, et on se fait découper, et on court encore…). Trafic d’organes, la totale !

      Selon Wikipedia, « Deliver Us From Evil«  a rapporté 14,9 millions de dollars au cours de son week-end d’ouverture en Corée du Sud. Il a dépassé 1,5 million de ventes de billets quatre jours après sa sortie et 2 millions lors de son premier week-end. Au huitième jour de sa sortie, le film a dépassé la barre des 2,5 millions de téléspectateurs.

      D’accord, d’accord, d’accord. Avec Hwang Jeong-min et Lee Jeong-jae dans le casting, l’espoir d’un « New World » se profile à l’horizon. Donc, pas beaucoup d’objectivité, soyons honnêtes. Quand les Coréens vont au cinéma, ils ne disent pas « Je vais au cinéma« , mais plutôt, « Je vais aller voir Hwang Jeong-min ». Il s’agit d’un commentaire humoristique qui implique l’apparition de ce dernier dans la plupart des films Coréens. Mais, est-il en train de devenir lisse et sans intérêt ? Parce que ses dernières prestations laissent tellement à désirer que s’il continue par ce chemin, il va partir en fumée et se faire remplacer par un de ses petits minets très en vogue actuellement.

      Deliver us from evil

      Pour ce rôle, il aurait fallu un beau ténébreux, écorché par la vie comme Won Bin dans The Man from Nowhere. Ou Lee Byung-hun dans A Bittersweet Life. Hwang n’est ni l’un ni l’autre. Il est plutôt le cow-boy sûr de lui, sourire aux lèvres qui finit, généralement, pas avoir le dessus sur les méchants. Généralement. La chose est en train de changer, et pas à son avantage. Parce que c’est aussi ça, le cinéma coréen. La beauté dans la violence, des chorégraphies limpides qui nous coupent le souffle lors des bagarres. Des scénarios qui transpercent, qui nous atteignent, qui ne se laissent pas parasiter par des clichés et de déjà-vu trop déjà vus.

      Et puis, on dirait qu’on cherche cette violence ultime, ce diable incarné, ce gore puissance 1000. Mais WTF est ce malade mental qui s’amuse à prélever des organes de tous ceux qui le contrarient ? (Alors que le malheureux est encore vivant, bien sûr). Comme Kim Ki-duk, que Dieu n’ait pas son âme, et ses dernières créations. On ne sait pas par quel monstre il a dû être habité vers la dernière moitié de sa carrière, mais il est clair qu’il est parti de l’autre côté de la force. Une force tellement malsaine et tordue qu’elle a réussi à inhiber tout intérêt.

      Deliver us from evil risque de plaire à tous ceux qui ingurgitent de l’action et du violent sans se poser des questions. Qui se shootent à l’adrénaline empruntée avec l’espoir incohérent de trouver toujours mieux. Tous les bons éléments d’un film d’action coréens sont présents mais alors, pourquoi cette impression d’écran plat ?

      deliver us from evil

      Park Jung-Min

      Ce n’est pas la première fois que Park Jung-Min travaille avec Hong Won-Chan. 25 films à son actif malgré son âge, cet acteur caméléon nous surprend toujours par sa capacité à donner du caractère aux personnages. Souvent très discret, on dirait presque qu’il passe incognito pendant les débuts des films. Mais assez vite on se rend compte qu’il ne s’agit pas de n’importe qui. On cherche. Mais c’est qui cet acteur ? L’homme aux 1000 visages. L’homme qui peut jouer un autiste à la perfection, un poète révolutionnaire ou, comme dans ce cas, le travesti, la folle. La force, la féminité. Un côté androgyne qu’on ne lui aurait jamais soupçonné.

      On essaie de chercher l’acteur, mais on ne le trouve pas. Il a complètement disparu derrière son personnage. Légèrement à tâtons d’abord, il s’affirme petit à petit volant la vedette aux deux acteurs principaux (trop occupés à se découper en morceaux). Son second rôle dans « Deliver us from evil » lui a valu un Award au 2021 (57th) BaekSang Arts Awards et au 2020 (41st) Blue Dragon Film

      Réalisateur

      C’est à Hong Won-Chan à qui on doit le scénario de The Chaser. Il s’agit quand même de l’une des plus grandes références du cinéma coréen. Il y a eu Old Boy, A Bittersweet Life et The Chaser. Et ensuite, il y a eu les autres. Souffrirait-il du même syndrome que M. Night Shyamalan ? En plus d’être des réalisateurs, ce sont des scénaristes qui ont écrit des chefs-d’œuvre aux débuts de leur carrière. Seraient-ils condamnés à passer leur vie à essayer de dépasser des merveilles impossibles à égaliser ? Parce que nous le savons tous, dès que la volonté s’interpose dans l’art, l’inspiration se flétrit donnant un aspect très « je veux mais je n’ai pas réussi ».

      Un film aux sensations fortes à regarder en soirée. Pourquoi pas.

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