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      Kabukicho Sherlock, une adaptation rafraichissante et originale !

      Oubliez tout ce que vous pensez connaître du célèbre détective créé par Sir Arthur Conan Doyle. En effet, dans cette adaptation, les personnages, bien que portant le nom des personnages originaux, sont loin de ressembler à leurs homonymes. Plongez dans une adaptation des plus divertissante avec Kabukicho Sherlock !

       

      Case File nº221: Kabukicho

      Kabukichou Sherlock

      Kabukichou Sherlock est un anime composé de 24 épisodes diffusés sur ADN. Produit par Production I.G, la série a été réalisée par Yoshimura Ai (Dance with Devils) et scénarisée par Kishimoto Taku (Haikyu !! Ningyou Anime), Kido Yuichiro (Dr. STONE) et Ikeda Rintaro (Udon no Kuni no Kiniro Kemari).

      Kabukichô, côté Est de Shinjuku, aussi appelé le « quartier-lumière », est le théatre d’affaires sordides… C’est ici que se trouve un « bureau d’enquête » dirigé par Mme Hudson qui est composé de détectives uniques en leur genre, dont Sherlock, un génie amateur de Rakugo. L’histoire commence lorsqu’un meurtre mystérieux se produit !

       

      Une adaptation réussie ?

      kabukicho

      Cette adaptation est très agréable à découvrir. La base reste la même, avec notamment le duo Sherlock Holmes/Dr Watson ainsi que la dualité entre Sherlock Holmes et Moriarty. Cependant, de nouveaux éléments ont été intégrés.

      Le début de la série, bien que traitant d’enquêtes de meurtre, est basé principalement sur l’humour. Au fil des enquêtes, l’ambiance de la série évolue et devient plus sérieux, notamment dans les derniers épisodes. De nombreux rebondissements permettent de garder le rythme et de ne pas se lasser. Les enquêtes sont divertissantes et abordent divers sujets tout aussi intéressants les uns des autres. De plus, afin de rendre les enquêtes plus attractives, ces dernières sont présentées sous formes de compétitions. En effet, les clients se rendent au Pipecat, un bureau d’enquête géré par Mme Hudson. Le premier à résoudre l’enquête, rafle la mise. Rien de mieux pour que les détectives donnent leur maximum. Cela permet également d’assister à des moments gênants et parfois loufoques.

      Cependant, les intrigues ne sont pas très élaborées. Les enquêtes sont un peu grossières et ne reflètent pas le travail de détective que l’on peut attendre du grand Sherlock Holmes. En effet, les diverses adaptations, notamment cinématographiques nous présentent un Sherlock observateur, d’une grande intelligence, faisant également preuve de froideur par moment. Ces traits de caractères apparaissent dans l’anime, mais sont assez peu exploités. Le fait que Sherlock explique le dénouement de l’enquête via le rakugo est originale et appréciable. Cependant, la solution arrive parfois beaucoup trop vite, le cheminement semble logique, mais là aussi, les explications fournies sont trop rapides. Cela ne permet pas de profiter pleinement de l’intrigue.

       

      Une animation haute en couleurs !

      kabukicho

      Concernant les animations, le studio Production I.G ne nous déçoit pas et nous offre des animations fluides avec des couleurs s’adaptant parfaitement à l’histoire. En effet, en fonction du scénario, des couleurs vives peuvent laisser place à des tons plus pastel, adoucissant immédiatement l’atmosphère. Ces graphismes nous donnent envie de plonger au cœur de l’anime afin d’aller visiter un quartier des plus intriguants. Concernant la bande-son, elle se marie parfaitement avec le scénario et nous permet de plonger plus profondément dans la série.

      Enfin, il nous semble important d’aborder avec vous l’opening de la série que nous trouvons très réussi ! Comme pour la série, l’opening commence sur un ton léger, puis devient plus profond au fil des secondes. L’animation, la couleur et la musique vous donneront envie de découvrir l’anime au plus vite.

       

       

      Des personnages extravagants !

      kabukicho

      Intéressons nous maintenant plus particulièrement aux personnages. En effet, en plus d’être présentés brièvement au début de l’anime, des flashbacks ont lieu afin de découvrir une partie importante de leur passé. Cependant, nous regrettons que des flashbacks n’aient pas été réalisés pour tous les personnages. En effet, deux des détectives n’en ont pas bénéficié. Cependant, cela n’empêche en rien de comprendre et d’apprécier la série.

      De plus, on regrette que les personnages de Sherlock et Watson n’aient pas été plus travaillés. En effet, leurs personnages manquent de profondeur. L’habituelle folie de Sherlock n’est pas réellement présente. Certaines scènes sont comiques, mais le personnage reste fade par moment. Par conséquent, le personnage du Dr Watson ne peut pas nous montrer tout son potentiel puisque sa position de « garde-fou » ne peut pas être pleinement accomplie avec Sherlock.

      Du côté des autres personnages, nous découvrons Mme Hudson sous un jour nouveau. En effet, cette dernière, bien qu’ayant l’allure d’une femme, est un homme. Cela semble s’accorder assez bien avec le quartier Kabukicho. Moriarty, quand à lui, est un jeune garçon d’une quinzaine d’années, dont la vie n’est réellement abordée qu’à la fin de l’anime. Concernant les autres détectives, ils ne sont pas mis sur le devant de la scène. Bien qu’ayant en général un épisode qui leur est consacré, ils ne tiennent pas une place très importante dans l’anime et sont parfois relayés au second plan, alors que leur implication pourrait donner un sens plus intense pour certaines enquêtes.

      Là aussi, nous assistons à de nombreux rebondissements, parfois évident, parfois surprenants. Les relations entre les différents détectives et leurs connaissances sont toutes aussi intéressantes.

      En outre, nous retrouvons des personnages emblématiques de l’univers de Sir Arthur Conan Doyle, mais, malheureusement, ces derniers ne sont pas toujours très élaborés.

       

      Le quartier de Kabukicho 

      kabukicho

      Une grande partie de l’anime se déroule à Kabukicho, mais connaissez-vous ce quartier ?

      Kabukichō est un quartier situé à l’est de l’arrondissement de Shinjuku à Tokyo.

      Comme présenté dans la série, le quartier est en effet, le quartier le plus chaud de Tokyo. De nombreux love hotel ou strip show (lieux de prostitution) comme des soapland ont été ouverts. Cependant, des cinéma et des restaurants sont aussi présents.

      Le nom de Kabukicho tient son origine d’un projet de théâtre japonais traditionnel appelé le kabuki. Cependant, ce projet n’a jamais abouti.

      Kabukicho n’est pas un quartier réputé pour ses monuments, mais certains lieux restent tout de même à visiter :

      • Ichibangai-dori : Une double arche en néons rouges marquant l’entrée dans la rue principale de Kabukicho.
      • Le musée du Samouraï : Découvrez tout l’attirail des samouraï dont des katanas, des arcs, des armures et bien d’autres accessoires.
      • Golden Gai : Ce mini-quartier, réparti sur quatre ruelles étroites abondent de petits bars typiques à l’ambiance conviviale et décontractée.
      • Hanazono-jinja : Un sanctuaire datant de l’époque Edo.
      • Shinjuku Toho : Une représentation grandeur nature de la tête de Godzilla est exposée sur le bâtiment.

      De plus, des centaines de bars à thème sont éparpillés à travers tout le quartier. Que vous soyez plutôt des amateurs de jeux vidéo, des adeptes de personnages fictifs ou historiques, vous pourrez découvrir des univers incroyables et surprenants !

       

      Vous avez dit « Rakugo » ?

      kabukicho

      Le grand Sherlock Holmes se prête régulièrement au rakugo, notamment pour dévoiler le dénouement de ses enquêtes. On vous en dit plus sur cet art japonais.

      Le rakugo est une forme de spectacle littéraire japonais humoristique datant du début de l’époque Edo. Au début, le rakugo pouvait se jouer aussi bien dans la rue qu’en privé. À la fin du XVIIIe siècle, des salles réservées exclusivement au rakugo voient le jour.

      Le conteur, appelé rakugoka, s’assied sur la scène, appelée kōza. Habillé d’un kimono, le conteur utilise comme accessoires un éventail de papier pliant nommé sensu et parfois un essuie-main en coton (tenugui). Aucun décor ou musique ne sont admis. Sans quitter la position à genoux traditionnelle, le rakugoka décrit une histoire humoristique.

      Le récit est divisé en trois parties :

      1. Le prologue : le conteur établit le contact avec le public et annonce le récit.
      2. L’histoire : Le récit de l’histoire inclut généralement le dialogue entre plusieurs personnages.
      3. L’épilogue : La fin se caractérise généralement par une chute inattendue, un calembour ou un retour au début de l’histoire afin de lui donner une fin ludique.

      Kabukicho Sherlock reste une série divertissante et agréable à découvrir. Elle vous transportera dans un monde mêlant à la fois action, drame et comédie. Êtes-vous prêt à découvrir le quartier chaud de Tokyo aux cotés de nos détectives ?

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