Critiques de Le Procès Goldman, Une année difficile et Madame de Sévigné

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Le Procès Goldman – « Dépouiller ce procès de tout artifice »

Pierre Goldman est accusé d’un double homicide. Son deuxième procès a lieu.

Métrage verbeux par excellence, ce dont je suis friand, dans lequel on peut apprécier la faconde de baveux bouffis de sophismes. Ce huis clos contient des arguments savoureux résidant dans des dialogues sagaces et captivant par l’exploration de bien des questions juridiques et de son personnage un brin ombrageux. L’œuvre pourrait être un pastiche de notre époque, car on évoque frontalement l’antisémitisme et on accuse la police de xénophobie. La réalisation est dépouillée, conformément aux codes du film de procès ; la sobriété est complète : nulle musique, aucun flashback ne viennent parsemer ce bijou du septième art. À l’instar d’Anatomie d’une chute, la production rappelle industrieusement que tout verdict est subjectif.
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Une année difficile – « Éco-anxiété »

Albert et Bruno participent à une action visant la surconsommation du Black Friday. Ils rejoignent Objectif Terre.

Le métrage ne pastiche ni n‘amenuise aucunement la lutte de ces activistes écologistes, a contrario, il l’a fait resplendir. On ne peut qu’adhérer au message de ces contestataires protestataires dans cette comédie sociale qui a le mérite d’interroger. L’une des dernières scènes est magistrale et elle se déroule avec The end des Doors. Olivier Nakache et Éric Toledano aspirent à traiter de sujets sensibles avec humour.
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Madame de Sévigné – « Notre génération est muselée par un monarque dont on torche le cul » « Notre génération est muselée par un monarque dont on torche le cul »

Le métrage se concentre sur la relation conflictuelle entre Madame de Sévigné et sa génitrice qui augurera une correspondance qui fera sa renommée.

Être une femme au XVIIe siècle, cela se résumait à porter des corsets suffocants et être assigné au rôle de ventre, alors vous n’imaginez pas une écrivain, mais la dimension littéraire du personnage est reléguée au second plan. N’étant ni la fille, ni la mère de quiconque, la plupart des thèmes abordés m’ont laissé complètement marmoréen. De plus, le féminisme de la protagoniste est opportuniste et historiquement anachronique.