Critiques d’À la croisée des mondes à travers différents supports (littéraire, cinématographique et télévisuel)

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Les Royaumes du Nord (1995) – Aléthiomètre et force ambarique

L’ami de Lyra s’est fait enlevé.

Je commencerais par dire que j’admire les démiurges, créateur d’univers différent du nôtre, ici, du royaume des ours, d’une machine qui répond à toutes les questions ou encore de deux énergies sibyllines. On aborde aborde la religion amphigouriquement mais peut-être que ce sera plus amplement développé dans les prochains tomes. Un bouquin qui donnera très certainement du plaisir aux rétifs à l’exercice de la lecture. De plus, cette jeunette est fort intéressante et attachante ; le récit promet une suite épique.
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La Tour des anges – Prémisses de la guerre des mondes

Lyra pénètre dans un autre monde, Cittàgaze, où des spectres dévorent les âmes des adultes.

L’envergure de l’histoire et la forte teneur en imagination sont extraordinaires. Dans ce tome, on comprend enfin la signification du nom de la série : à la croisée des mondes. Tout se met en place, dans les deux camps (leurs armes, leur armée, leurs atouts). On croise ce qu’il se fait de mieux dans la littérature fantastique : des anges, des sorcières, des animaux polymorphes ou encore des guerriers. On a plus qu’à s’acheter le troisième livre pour savoir comment va se dénouer cette intrigue opulente et quelque peu démesurée. J’ai particulièrement apprécié le personnage nouveau de Will.
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Le Miroir d’ambre (2000) – « J’ai tellement peur de dormir toute ma vie, et de mourir ensuite… »

Lyra est claquemurée dans une grotte par sa mère.

Les talents de démiurge de Philip Pullman ne sont plus à démontrer, car il invente ingénieusement des espèces de créatures minuscules qui se déplacent en libellule et d’autres munies de trompes. Le livre contient des thèmes sagacement développés comme l’adversité face à l’obscurantisme, des sujets métaphysiques et religieux. La fin est délicieusement douce-amère en ne cédant pas à la facilité d’une happy end. Néanmoins, au cours de la trilogie, je ne suis jamais parvenu à déceler ce qui distingue le Conseil d’Oblation, de la Cour de Discipline Consistoriale et de l’Autorité et j’ai l’impression que l’auteur a gâché le potentiel des deux parents de la protagoniste, ils n’ont véritablement servi à pas grand-chose.
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À la croisée des mondes : La Boussole d’or (2007) – Totale incompréhension des critiques

Ne comprenant pas ce qu’on reprochait au film en lui-même, j’ai lu quelques extraits de critiques de presses. Comment un succès planétaire conformément adapté peut devenir un échec retentissant aussi bien sur le plan financier que critique ? Certains s’attardent sur le montage, d’autres musardent sur le manque de profondeur, il n’empêche que sur moi, cela a fonctionné. Chris Weitz a élégamment réussi à mettre de bien coquettes images sur des mots sortis tout droit d’une imagination débordante. Dommage qu’il n’y ait pas eu de suites, cela aurait fait une trilogie remarquable.
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His Dark Materials : À la croisée des mondes (2019) – « Que nous devons passer notre vie à expier pour avoir mangé une pomme »

Saison 1 – « Beaucoup aimeraient avoir un lion pour daemon et ils se retrouvent avec un caniche »

Tout d’abord, il faudrait souligner la cinégénie du daemon, ces petites créatures pouvant revêtir l’allure de n’importe quel animal. De fait, les interlocuteurs peuvent leur confier n’importe quoi dans n’importe quelle situation. Ce qui était donc intelligible à l’écrit peut le devenir à l’écran.
L’adaptation sous la forme de série devrait contenter le plus grand nombre. Eh oui, plus de temps pour approfondir les intrigues et les personnages et plus de temps pour épaissir l’univers développé.
Je déplorais, il y a peu, le travail d’adaptation d’Illusions perdues, là, je l’encenserais plutôt ; on s’est débarrassé de certaines informations superflues, on a rajouté aussi quelques séquences qui prendront sûrement sens dans l’avenir.

Saison 2 – « Une culture basée sur la consommation, pas sur la religion »

Ayant aimé le deuxième tome que la saison adapte, c’est avec une évidence certaine que je l’ai tout autant apprécié puisque plutôt fidèle. Les rares scènes ajoutées concernent l’Autorité, toujours aussi mystérieuse malgré cela ou pour approfondir le background d’un personnage. La mort de deux protagonistes est mieux contée et davantage crédible que dans le livre. C’est un tome de transition et cela se ressent plus en regardant qu’en le lisant.

Saison 3 – « Pourquoi les gens regardent des films qui inspirent l’horreur ?

La série poursuit son adaptation en étant des plus conformes au roman, par exemple, le dernier épisode est d’une mièvrerie excessive comme la fin du tome. Il l’améliorerait même en étoffant la disparition de deux personnages et en offrant un visuel convaincant aux créatures qui se déplacent en cosse (Mulefas) que ce que j’avais imaginé pendant ma lecture. Les différents monde qui sont pléthoriques lors de cette saison possède une atmosphère particulière.