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      Critique « Chanda, une mère indienne » de Ashwiny Iyer Tiwari

      Chanda, une mère indienne est un long métrage de la réalisatrice indienne Ashwiny Iyer Tiwari. Il conte le récit sensible, la lutte d’une femme, d’une mère pour que sa fille reste scolarisée. Un message intense et positif sur la scolarisation des filles et le pouvoir d’autonomie et de développement des femmes en Inde.

       

      Parcours d’une combattante

      Chanda, une mère indienne

      Dans la lignée de The Lunchbox, le cinéma indien revient sur nos écrans avec un nouveau feel good movie à message. Le scénario semble plutôt dramatique et dépeint le chemin difficile d’une mère de famille veuve qui a du mal à joindre les deux bouts en faisant plusieurs petits boulots pour permettre à sa fille d’aller à l’école mais Chanda, une mère indienne est aussi un véritable message d’espoir et une vraie leçon de vie, sans pour autant être ni moralisatrice, ni trop mélodramatique.

      Le rôle de la mère Chanda est jouée par Swara Bhaskar, actrice quasiment débutante, très loin des standards glamours de Bollywood. Pour ce rôle, l’actrice de 28 ans a du prendre du poids et a été vieillie afin d’être crédible dans le rôle d’une mère d’une enfant de 15 ans. C’est principalement elle qui fait tout le film : on peut dire qu’elle crève l’écran et rend son personnage vraiment attachant et chaleureux.

      Sa fille Apeksha est jouée par Riya Shukla, elle assure également une très bonne performance dans le rôle de l’adolescente ingrate. Il est d’ailleurs intéressant de noter la position de la jeune fille et son point de vue cynique sur sa vie et son avenir.

       

      Une femme aux commandes

      Chanda, une mère indienne

      Le film rend hommage aux mères, mais la réalisatrice Ashwiny Iyer Tiwari rend également hommage à toutes les filles et femmes et leur envoie le message de toujours croire en leurs rêves et de ne jamais baisser les bras. L’histoire pourrait paraître un peu cliché, mais le fait que la mère de famille retourne sur les bancs de l’école pour aider sa fille car elle n’a pas les moyens de payer le soutien scolaire apporte un point de vue frais et original au film.

      La réalisatrice arrive à montrer la pauvreté de cette famille sans pour autant tomber dans le mélodramatique, ni le cynisme. La vie de Chanda est certes difficile en tant que veuve aux multiples petits boulots mais on s’attache à elle et on ne la plaint pas. Ce n’est pas cet aspect de sa vie qui est raconté. Bien au contraire, c’est un portrait de femme forte et déterminée que l’on peut voir ici.

      La réalisation du film dans la ville d’Agra laisse présager que l’on pourrait voir le Taj Mahal en fond à toutes les scènes, il n’en est rien. C’est seulement à la fin du film que l’on peut apercevoir le monument, il ne vole donc en rien la vedette.

      La dernière scène est un peu trop mélo et cherche à faire pleurer dans les chaumières mais permet de conclure le film sur une bonne note en affirmant qu’en croyant en ses rêves, tout devient possible.

      Hommage aux mères, Chanda, une mère indienne est un film optimiste, émouvant et touchant. C’est aussi un véritable message d’espoir à toutes les femmes du monde. Il traite de sujets tels que l’éducation, la scolarisation, des rêves et de leurs aboutissements.

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