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      Birdman : Le syndrome post-héros du grand écran

      « Les acteurs sont des névrosés, qui enfants manquaient d’attentions » et Alejandro Gonzalez, le réalisateur de « 21 grammes », traduit parfaitement cette phrase sur grand écran. D’ailleurs, avec ce week-end multioscarisé (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original et meilleure photographie), Birdman a cumulé jusqu’à aujourd’hui 13 récompenses aux BAFTA, Mostra de Venise, Golden Globes et bien d’autres.

      La curiosité de ce film repose sur l’exemple de ce que peut vivre aujourd’hui Michael Keaton, plus de 20 ans après avoir interprété le Batman de Tim Burton dans les années 90. En effet, pendant 113 minutes nous suivons Riggan (Michael Keaton), un acteur en crise. 20 ans après sa triomphante interprétation de « Birdman », héros de comics adapté au cinéma, il présente sa première adaptation théâtrale sur les planches de Broadway pour redevenir le centre d’admiration du public et de ses pères.

      Entre moments absurdes et improbables, le film enchaîne les scènes d’introspections schizophrènes et de lâcher-prise décontenancées par un jeu de batterie (sans rappeler Whiplash) qui font de ce film une pépite à lister parmi les chefs d’œuvres. Après une bande-annonce surexcitante, face au film, c’est un plaisir de reconnaître les visages d’acteurs connus et de pouvoir rire de leurs caricatures :

      • Edward Norton, (La 25éme heure, American History X…) parodie de l’acteur passionné voulant donner vie à la fiction
      • Emma Stone (Spiderman, La couleur des sentiments…) joue avec noirceur la fille autodestructrice et pas si mystérieuse de Riggan
      • Zach Galifianakis qui fait un 180° avec son rôle d’attardé dans Very Bad Trip pour un rôle de manager-manipulateur
      • Naomi Watts (21 grammes, King Kong…) et encore beaucoup d’autres visages à reconnaître et décoder…

      Depuis  lundi matin, une vidéo de Neil Patrick Harris en slip aux oscars fait le tour du web, celle-ci s’inspire du film et ce n’est qu’une des images marquantes que vous pourrez retenir de ce film. Alors après avoir vu Birdman, vous aurez peut-être comme moi une drôle de réflexion. Si le cinéma récompensé devait être une addition de facteurs à poser sur le papier, alors ce film en est le parfait exemple : un casting vendeur, une pointe d’autobiographie qui frise la télé-réalité, des émotions, une analyse psychologique, un tournage en steadicam (pour être vrai), une fin libre d’interprétation (sans vous spoiler) et en combo, les multiplications des clichés de frasques et vies pas si privées des stars que vous auriez pu lire dans Closer (leurs comportements sur des vidéos virales, leurs relations ambiguës, leurs exubérances) … Alors est-ce qu’il s’agit d’une belle parodie ou d’une œuvre qui est faite pour rentrer dans les clous ? Birdman, c’est l’intrigue à élucider, assis sur un confortable strapontin, depuis ce mercredi 25 février.

      Eddy

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