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      Watch Dogs Legion (tome 1), du jeu vidéo à la bd

      Alors que Watch Dogs Legion est sorti en octobre sur PS4 et XBOX, Ubisoft et Glénat proposent son adaptation en bande dessinée mais cette série en deux tomes est-elle à la hauteur de l’univers sombre du jeu ?

      Des Watch Dogs pour réveiller le peuple

      Londres vue par Watchdogs : Legion

      Dans l’univers de Watch Dogs Legion, la population de Londres est perpétuellement sous surveillance par les drones mais aussi par des milices privées. Tout cela se fait au nom de l’ordre et la sécurité, mais pourtant, le crime organisé pullule dans les quartiers pauvres. La plupart des anglais sont amorphes mais un mouvement de résistance composés d’hackers de génie et de militants armés, DedSec, veut les réveiller.

      Ce récit de science-fiction dystopique se déroule dans un futur sombre mais très proche : un pub habituel ressemble à ceux que l’on peut voir à Londres mais les pintes sont servies par un plateau robotisé. On découvre aussi l’organisation des gangs anglais pas si loin de la série Peaky Blinders. La milice privée Albion est très violente avec les réfugiés ou la presse, mais bien plus douce avec les gangs. Cette corruption remonte même jusqu’à une députée qui travaille pour leur cheffe Mary Kelley. A l’inverse, pour les autorités, le journalisme indépendant n’est pas un appui pour la démocratie mais un groupe terroriste. Par le cahier graphique en fin de tome, le lecteur a même accès aux recherches de Gabriel Germain pour faire exister ce futur. Ce dessinateur a un style très brut mais qui a de plus en plus mal à tenir en fin de volume.

      Deux amis organisent une soirée clandestine, des réfugiés disparaissent chaque nuit à Kennington Oval Camp, Une ancienne milicienne cherche du travail… Autant de personnages vivants aux quatre coins de la mégalopole londonienne qui vont finir par se croiser et faire le choix d’une cause commune.

      Une Legion multiculturelle

      Le scénariste Sylvain Runberg compose un récit choral moderne. Le lecteur croise tout d’abord deux jeunes qui construisent un projet. DJ Spiral a inventé la psychicwave, une musique qui parle autant aux corps avides de dépaysement qu’aux esprits réclamant plus de liberté. Kris est un entrepreneur de spectacle débutant très ambitieux mais aux méthodes douteuses. Dans Watchdogs : Legion, tous ses faits et gestes sont espionnés par une ombre inquiétante. Louise Hartford, afro-australienne, est diplômée d’économie environnementale tout en étant bénévole dans le camp de réfugié. On réalise rapidement que tout cela n’est qu’une couverture. Elle est en fait une journaliste pour Worldwide Free Press depuis la mort de son père, car il a suivi sur internet des rumeurs sur les vaccins.

      Pour découvrir où sont passé les réfugiés disparus, elle cherche à obtenir l’aide de Jess développeuse qui connaît très bien le camp. Lors d’une distribution de nourriture, les deux femmes rencontrent deux réfugiés : Oscar l’hédoniste et Niki la libertarienne. Tout est interrompu par l’attaque du clan Kelley car l’association donne des produits de première nécessité qu’ils veulent vendre au marché noir. Enfin, à l’autre bout de la ville, Widowmaker est une femme noire et une soldat d’élite qui sort d’une grave dépression. Après une longue mise en place pour présenter chaque protagoniste, tous se retrouve à la free party. La pègre, les fêtards et les militants se retrouvent en un lieu mais tout explose. Quand le clan Kelley sort les armes, gare aux passants. Fuyants, ces individus isolés finissent par former un groupe et rejoindre une organisation politique de résistance.

      Un pub dans le futur

      Watch Dogs Legion prolonge le plaisir du jeu en plongeant le lecteur dans le même univers cyberpunk et dystopique du blockbuster. Le scénariste Sylvain Runberg et le dessinateur Gabriel Germain reprennent les codes de l’anticipation, l’action et l’engagement politique dans cet arc prévu en deux tomes. Ils prolongent aussi l’univers en créant des personnages divers mais tous motivés par une irrépressible envie de vivre et d’améliorer le monde. On ne peut que saluer ce désir de progrès alors que l’actualité offre un visage parfois si triste.

      Si vous cherchez une vision plus optimiste, on ne saurait trop vous conseiller Legion of Super-Heroes dont vous pouvez trouverez la chronique sur ce lien.

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