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      [Review] Ralph Azham t.11, une saga génialement banale

      Ralhp Azham est un canard bleui par la double-lune et, comme toutes ces personnes uniques, il reçoit alors des pouvoirs magiques. Dans les volumes précédent, Ralph est devenu surintendant d’Astolia. Cependant, dans ce quatrième tome de la deuxième époque, il est plus que jamais en conflit avec le préfet Poltosian et les Grands Prêtres. Comment va-t-il réussir à se maintenir au pouvoir ? Ce livre est publié depuis le 4 avril chez Dupuis.

      Des animaux fantastiques…

      Raph Azham est un récit d’heroic fantasy avec des paysages médiévaux, des monstres et de la magie. Ce onzième volume poursuit l’aventure avec un conflit religieux, une alliance improbable et un coup de théâtre très réussi à la fin du volume. L’Élu cherche une alliée extérieure pour résoudre son conflit avec les Grands Prêtres. Il déteste cette religion qui lui empoisonne la vie. Cet élément résonne fortement avec le monde contemporain. Tout cela se passe dans une histoire animalière où les animaux se comportent comme des Hommes – Ralph est un canard.

      Un paysage typique d'heroic fantasy

      … mais complètement décalés…

      Lewis Trondheim raconte une histoire d’heroic fantasy mais sans respecter les codes. Le scénariste et dessinateur mélange Game of Thrones et Friends car, derrière le récit d’aventure, on trouve un hilarant récit d’humour. Chaque action que mène Ralph, tourne mal et déclenche un sourire chez le lecteur. Ralph est l’élu et le surintendant de la ville mais la plupart des habitants s’en fichent voire le méprisent. Il est même strictement inconnu dans un village. Ralph est un homme banal qui vit des aventures extraordinaires. Mais cela ne change rien pour lui. Il reste un canard comme les autres avec des idées et un vocabulaire banal. Il ne cherche jamais à se présenter comme un héros. Il est le personnage le plus drôle du livre car il incarne le décalage entre le décor médiéval épique et ses paroles modernes et vulgaire. On n’est pas chez Shakespeare. C’est un antihéros qui a de récurrents problèmes de famille. Ralph semble toujours tout rater et n’est pas au niveau. Il est le looser du village qui devient le patron sans rien changer. Il est sans doute la pire personne pour diriger. Égoïste, peu diplomate, il décide par des blagues ou en s’énervant. Pas du tout intéressé par le pouvoir, il essaie juste de survivre. Sans doute pénible pour ses conseillers, le lecteur y prend en revanche beaucoup de plaisir.

      Des dialogues hilarants

      …dans un monde étrange

      Astolia est une cité médiévale mais Trondheim n’hésite pas à multiplier les anachronismes par les dialogues mais aussi des tenues très Renaissance et même des gardes presque républicains. On a l’impression d’être plongé dans un film de série B qui récupère en réserve tous les costumes même les plus improbables. Tout cela se trouve dans une mise en page classique avec un dessin simple et de belles couleurs numériques. Tout est redoutablement efficace et renforce l’humour du récit. Dans chaque case, il y a une économie de traits mais cela amplifie le dynamisme de la lecture.

      Dupuis nous offre un superbe volume qui poursuit une saga hilarante. Ralph Azham, déjà vendu à 120 000 est sans conteste la série actuelle la plus drôle.

      +1

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