Les guerres d’Arran plus fort qu’Infinity War

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Le monde d’Aquillon, vaste univers en bande dessinée, connaît sa première rencontre avec les Guerres d’Arran. Le conflit connaît de nouveaux rebondissements dans le tome deux, Dal’Darum. Aiguisez vos épée et sortez vos armures pour lire notre chronique.

Les Guerres d’Arran, un rêve de fan

Des gobelins perdus dans Guerres d'Arran
Des gobelins perdus dans Guerres d’Arran

Cette nouvelle série marque une double révolution sur les Terres d’Arran. Les guerres d’Arran est le premier crossover du Monde d’Aquillon. En effet, cette série rassemble plusieurs autres albums d’un même univers partagé. Jusqu’à présent, les différentes séries concernaient une seule espèce : les elfes, les nains, les orcs et les gobelins, les ogres et les humains par les mages.

Chaque album des Terres d’Arran mettait en avant un personnage principal qui, au mieux, obtenait un rôle secondaire dans un ou deux autres albums. Quand le héros ou l’héroïne était profond, le lecteur pouvait ressentir une frustration de ne pas les retrouver sur une plus longue durée. Avec Les guerres d’Arran, la situation est réparée car on retrouve plusieurs personnages des autres récits comme Redwin, Belthoran, Jorun, Tala ou Lanawyn.

De plus, les différentes espèces cohabitant dans une seule série, les rencontrent se sont. Dès les premières pages de ce tome, un nain est secouru par des gobelins. Ces échanges mettent alors en évidence les particularités de chaque peuple. Les nains sont très proches de leur famille alors que la survie prime avant tout pour les Gobelins. Mais comment justifier que l’ensemble des peuples se retrouvent ?

Un guerre au long cours

Les paysages magnifiques de Guerres d'Arran
Les paysages magnifiques de Guerres d’Arran

Les guerres d’Arran quitte les récits en un tome pour une ample saga proche des comics. Le titre de la série est assez explicite : un conflit met en jeu l’ensemble des espèces. On pouvait le percevoir en filigrane dans les albums précédents : la haine et de l’intolérance parcourent Arran comme le montraient les relations conflictuelles entre les espèces. Les insultes fusaient dans les dialogues et les stéréotypes conditionnaient la vie quotidienne des peuples inférieures.

Ces tensions communautaires aboutissent à une guerre. Les hum (les humains) ont décidé d’exterminer les autres peuples, surnommés les anciennes races d’Arran. On ne peut que faire le parallèle avec les pires discours contemporains. Les rois humains et les mages de l’ordre des Ombres ont réussi à former une vaste alliance. Cette réunion a permis la victoire dans le tome précédent à Kastennroc. La compagnie des bannis a été détruite. Des pages montrent que la guerre est totale : des villages entiers sont exterminés, des masses de civils fuient le front, les plus pauvres sont rejetés en-dehors des murailles…

A la suite de cette défaite, les chefs vaincus rentrent chez eux et prépare leur cité à un siège. Chacun a des réactions différentes face au danger. Si les nains se protègent derrière des murailles, les gobelins fuient. Ces anciennes races peinent à dépasser leur haine réciproques. On voit cependant des rapprochement se faire. En effet, afin de respecter sa promesse, Redwin cherche le site stratégique pour permettre aux meneurs des anciennes races de se regrouper.

La volonté de domination des humains pousse au rassemblement des exclus. Ils dépassent les particularismes pour penser collectif : des enfants gobelins deviennent la garde d’honneur d’un nain. Au contraire, l’ambition divise les humains. La reine des Valkyries refuse de parlementer entre rois pour aller plutôt au front. Veut-elle devenait la reine de tout Arran ? La lecture est très dense par les péripéties et les nombreux enjeux politiques.

Édité par Soleil, Guerres d’Arran est l’aboutissement d’une saga éditoriale débutée en 2013. Au-delà de la joie de revoir des personnages, la série propose une ample saga militaire. Voulant dominer, Les humains sont le mal, mais les anciennes races n’ont pas dit leur dernier mot.

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