Heureux les orphelins, Sophocle au XXIème siècle

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Electre et Orestre se retrouvent ici dans une réinterprétation de leurs histoires. Renouveau et inspiration se mélangent pour donner un souffle moderne à une histoire de 2000 ans.

Le père est mort, la mère va mourir. C’est ainsi que démarre l’histoire, que vaut une mère sur le point de mourir quand elle n’a jamais été maman. Electre en veut à sa mère, c’est un fantôme qui la poursuit. Oreste se plonge dans un travail de mensonge pour l’oublier. Mais bien vite le restaurant que gérer les parents revient sur la table, un mariage étrange et une question de justice viennent lever le voile sur un monde où l’amour qui existe se cache dans les ténèbres.

On découvre dans cette pièce de très bons acteurs, enchaînant pour certains les rôles tantôt comiques, tantôt tragique toujours avec une justesse impressionnante. On regrette un peu toutefois que des scènes gâchent le rythme bien trouvé de la pièce, notamment une scène de danse, symbole de folie. Une autre scène, quant à elle, offre un moment de soufflement bien apprécié. Une réinterprétation de Parole Parole de Dalida donne à voir un carnaval politique bourré de bonnes idées.

Ainsi, en s’inspirant de Giraudoux, heureux, les Orphelins offrent une modernisation d’une pièce de Sophocle, un pièce belle et touchante parfois, souvent vraie et dramatique, un conseil allé la voir.