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      Take point: Ces films coréens géniaux que vous avez raté

      Si Kim Byung-Woo nous avait plus que prouvé sa capacité d’aménager un film d’action dans un espace restreint avec The Terror Live, dans Take Point, il prend définitivement ses marques et confine son script dans un bunker. Le même concept que son film précédent : un homme contre tous. On sait déjà d’emblée qu’on va souffrir.

      L’histoire

      Durant l’élection présidentielle américaine de 2024, Ahab (Ha Jeong-woo) et son groupe de mercenaires d’élite appartenant à la société militaire privée Black Lizard acceptent une mission secrète de la CIA. L’opération consiste à kidnapper un haut-fonctionnaire nord-coréen désigné King qui se trouve dans un immense bunker à 30 mètres sous la zone démilitarisée.

      L’équipe d’Ahab mène l’assaut et s’empare de sa cible qui se révèle être le chef suprême de la Corée du Nord. Alors qu’Ahab et son équipe entament leur exfiltration, ils sont assaillis par des commandos lourdement armés qui leur coupent toute retraite. (Wikipedia)

      Titre original : PMC: 더 벙커 littéralement, « Société militaire privée : Le Bunker »)
      Réalisation et Scénario Kim Byeong-u
      Pays d’origine Corée du Sud
      Genre Action
      Durée 124 minutes
      Sortie 2018
      Avec : Ha Jeong-woo, Lee Sun-kyun, Jennifer Ehle, Kevin Durand

      CE TakePoint2

      Impressions

      Histoire complètement invraisemblable et même pas tirée par les cheveux, on abandonne notre sens de la logique au bout de 10 minutes (5 ?) et on se laisse glisser agréablement dans ce méandre de tunnels, écrans, pièces, couloirs et autres. La tension monte  crescendo et puis, le réalisateur tient à ce qu’on n’oublie à aucun moment, que nous sommes enterrés, que l’équilibre peut tomber à n’importe quel instant.

      Avec cette sensation de claustrophobie qui gaine tout le film, nous entrons dans un futur probablement proche où les Américains veulent anéantir la Corée du Nord… avec l’excuse d’un missile lancé soi-disant par les chinois… heu… notre logique déjà à des années-lumière, nous sommes pris par l’action sans trêve. Par ce jeu de pouvoir qui place ce bunker dans un échiquier. Possible ou pas, ce n’est pas le plus important pour nous, ce qui compte est que non seulement on ne s’ennuie pas, mais qu’en plus on s’y croit.

      Ce sont des mercenaires, donc automatiquement des méchants sans scrupules qui travaillent pour l’argent mais, la première scène tient à nous humaniser le personnage du chef. On nous informe qu’il va être papa et qu’il se fait du souci pour sa femme. Donc, on se fait déjà à l’idée que le film va être plus qu’une histoire de méchants contre gentils, et que les sentiments seront aussi présents que la lourdeur du bunker.

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      Take point a été travaillé jusqu’au moindre détail. Chaque élément corrobore cette tension coriace et sans répit, laissant quand même de la place à la naissance d’une amitié improbable. Sans entraves, avec des scènes de caméra sur l’épaule parfaitement distribuées qui ne nous gavent pas, nous sommes placés à notre insu dans le seul point de mire du chef des mercenaires. Nous ne voyons que ce qu’il voit.

      Pour son deuxième film dans la cour des grands, Kim Byeong-u fait appel à Ha Jeong-woo, valeur sûre qui lui avait déjà montré une prestation de haute intensité dans The Terror Live. Son jeu d’acteur est assez surprenant. Il a l’air de ne pas trop changer d’attitude ou même de procédé, comme John wayne. Il mise tout dans son aura, dans son sourire narquois, dans son regard « c’est du lard ou du cochon?« . Ce qu’il dégage dans sa voix et ses mouvements, réussit à embobiner le film autour de lui, à le rendre consistant. Il peut s’agir du scénario le plus iminaginable, il va le rendre plus que plausible alors que son expression semble figée du début à la fin.

      Take Point

      Lee Sun-kyun, actuellement à l’affiche sur Apple TV avec Dr Brain, est capable de donner une ambiance, une orientation, un charisme à un film rien que par sa présence. Il a gagné le respect mondial pour sa performance dans Parasite. Bon, il était déjà un acteur de qualité pour les initiés. Disons qu’avec le buzz de Parasite, il s’est fait connaître des récalcitrants du genre. Dans Take point, il joue le rôle du médecin du leader nord-coréen. Entraîné malgré lui dans cette bataille rocambolesque, il semble moins à l’aise dans cette personnalité fragile que dans ces rôles où son caractère fort peut mieux s’épanouir. Allez le voir dans Hard day. C’est du Lee Sun-kyun dans toute sa splendeur. Mais, il finit quand même par s’imposer en jouant ce personnage hésitant et, à notre grande joie, son caractère prend le dessus en toute beauté.

      Fin

      Une histoire qui tient debout même si elle ne tient absolument pas debout. Et même si parfois on se croirait dans un jeu vidéo et que la scène finale n’aurait même pas pu être inventée par un scénariste sous acide, on se doit de placer ce film au même niveau que « A Hard day » de Kim Sung-Hoon. Il ne s’agit peut-être pas d’un chef-d’œuvre mais d’un très bon film d’action coréen comme on les aime.

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