Critique de Rebel, M3gan, The power of dog

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rebel film
affiche du film rebel

M3gan – « Le plus grand progrès technologique depuis l’automobile »

Sorte de mix entre Terminator et Chucky, le film est à prendre davantage comme une comédie de science-fiction qu’un film d’horreur L’une des preuves est l’absence de jump scares, fléau du cinéma d’épouvante d’aujourd’hui.

Gerard Johnstone installe tranquillement une ondée de suspense. Néanmoins, la fin avec son succédané de Transformers est légèrement déconcertante et la mort des parents de la jeune protagoniste est un peu trop rapidement et facilement évacuée.

The power of the dog – « Protège mon âme contre le glaive, et mon trésor contre le pouvoir du chien »

Western se déroulant dans une masculinité ambiante, il relate la quête identitaire et sexuelle d’un jeune homme. J’ai apprécié une quantité pléthorique de scènes : celle où il dévirilise un taureau quasiment avec les dents et sans gants, celle où le cow-boy arpète déclare voir un chien qui aboie dans la morphologie de la colline, l’autre en est ébaubi, celle du charivari causée par les peaux calcinées. Seulement, il est dommage de constater la migration des auteurs vers des services streaming dont va découler une catastrophe pour les cinémas, fermant les uns après les autres.

Rebel – « L’État islamique, c’est pas les méchants ; la télé, elle dit n’importe quoi  »

Rebel est un drame ponctué de séquences chantées irréelles. Celles-ci comportent des paroles dignes d’un influenceur fan de Jul qui se voudrait rappeur. Il montre des viols, des décapitations, de la torture qu’on nous fait endurer pendant deux heures et quinze ; bref, c’est une course un peu vaine au sensationnalisme de la part des deux réalisateurs belges. Le film n’exploite pas du tout les raisons de cette radicalisation et par conséquent, il passe à côté de son sujet.