Les mini-critiques de Trilaw : The Munsters, Buzz l’éclair…

0
498

 Pour le retour de Rob Zombie, c’est sur la plateforme Netflix que ça se passe. Il tente de rendre hommage à un vieux feuilleton mais ne donne à aucun moment envie de la découvrir.

The munsters – « À partir de trois cents ans, plus rien ne fonctionne et je dis bien plus rien »

Même si je comprends la proposition exposée par Rob Zombie avec cette réalisation et ces transitions cheap , l’excentricité mal dosée, le scénario inintéressant, ses vannes lourdingues et ses personnages qui le sont tout autant devraient être éminemment comiques mais cela s’avère seulement pathétique.

Quand Jeff Daniel Phillips et Sheri Moon Zombie chantent I got you babe, on touche le fond par l’idiotie dégagée. Le réalisateur est visiblement mal à l’aise avec le rôle de metteur en scène de comédie alors que celui d’épouvante lui sied si bien. On comprend pourquoi Universal a vendu le film. Ce qu’on comprend moins c’est comment Netflix a pu acheter ça.

Coeurs vaillants – « T’es vieille depuis que t’es née »

Je comprends le projet qui est de faire un film de guerre à travers le regard d’enfants mais la sauce ne prend malheureusement jamais. La légèreté prend trop le pas sur le sérieux plus idoine pour un sujet tout de même sensible à savoir les enfants juifs cachés.

Cœurs vaillants est amèrement dénué du sens de l’affliction et inconséquent ; on néglige le cadre anxiogène au profit d’une allégresse frivole.

Buzz l’éclair – « On ne vous demande pas de nous sauver, on vous demande de nous rejoindre »

Buzz l’éclair explique le déraillement originel de celui-ci dans Toy story. Le film remplit le cahier des charges : un méchant à affronter, une équipe de seconds couteaux pas foncièrement douée, un twist maussade car pas correctement exploité, l’irrésistible petit animal trop minouche et, pour finir, un héros super lisse dont la solennité pouvait convenir au décalage qu’il y avait pour un jouet mais là, c’est très pompeux.

De plus, le scénario est un peu vain avec ce flot ininterrompu de robots qui on le sait ne causera aucun tort aux protagonistes. Un Pixar avec moins d’inventivité que son prédécesseur Alerte rouge.