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      CQTT #1 : Le Top 250 de IMDb

      Vous êtes jeune, vous aimez le cinéma, vous voulez découvrir des pépites cinématographiques, vous voulez des repères, mais vous ne savez pas où chercher. La solution la plus simple est bien sûr de chercher sur le web les fameux « Tops », qui sont nombreux. Mais lequel prendre ? A qui faire confiance ? On va essayer de voir tout ça, en s’arrêtant principalement sur les dix premiers. Alors, IMDb, C’est Quoi Ton Top ?

      Vous ne pouvez ne pas connaître IMDb, the Internet Movie Database. Créé en 1990, à l’époque où le web était très différent de maintenant, il est aujourd’hui la propriété d’Amazon. C’est une base de données très complète sur les films de tout bord et de tout poil. Il est quasi-improbable qu’un film sorti en salles n’ait pas sa fiche IMDb, peu importe le lieu et l’époque. Ainsi, IMDb regroupe plusieurs informations sur les films dont les acteurs, les techniciens, les lieux et techniques de tournages, des anecdotes, des photos, etc. Il recense également les critiques presses des films. Malheureusement pour nous, l’intégralité du site est en anglais. Il existe une version française mais qui est largement moins complète que l’anglo-saxonne. Concernant ce qui nous intéresse, le site dispose évidemment d’un système de notation de films publics. Ils ont donc établi le Top 250 des films les mieux notés.

       

      Analyse générale

      Les films ont pour note la moyenne des notes données par les utilisateurs. La moyenne est pondérée. Cela veut dire que si je suis le seul à avoir vu un film et que je lui mets 10, il sera mieux placé qu’un film vu par 1500 personnes et dont la moyenne des notes sera de 9,9. Du coup il est intéressant de constater d’abord la popularité de tel ou tel film selon le nombre de notes qui lui est attribué. Ensuite, Cela permet de déceler les « intrus » qui n’ont à mon sens, pas leur place dans ce top, dans le sens où un film très bien noté mais vu par beaucoup moins de monde, c’est un peu tricher. Mais en l’occurrence, c’est tant mieux, puisque cela permet à d’autres films de se voir atteindre le top 10, et même le top 250, puisqu’une poignée de cinéphiles se trouvent sur le site et savent encore reconnaître les bonnes oeuvres.

      Les films du top 10 sont tous américains. C’est à la fois aberrant et compréhensible. Aberrant parce que bien évidemment il n’y a pas que des films américains qui méritent leur place dans ce top 10, loin de là. On peut expliquer ce phénomène par plusieurs choses. D’abord la suprématie commerciale du cinéma américain, qui est donc le plus connu, le plus mondialement distribué, donc le plus à même à toucher le public. Il touche aussi le public par sa volonté de narration fictionnelle transparente et claire la plupart du temps. L’autre raison est aussi que la majorité des utilisateurs d’IMDb sont américains (bien que je ne suis pas sûr que le résultat eut été différent si IMDb était un site français).

       

      #10 Fight Club de David Fincher (1999)

      fightclub

      8,9/10 sur 1 264 505 votes.
      Avec Brad Pitt, David Fincher, Helena Bonham Carter.
      Présenté au Festival de Venise. Il sort le 6 octobre 1999 aux Etats-Unis et le 10 novembre 1999 en France.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Seven (1995) est 22e avec 8,6/10 et Gone Girl (2014) est 168e avec 8,1/1

      « Eh mais attends tu n’avais pas dit qu’il n’y avait que des films transparents et clairs dans ce top 10 ? »
      Oui, j’ai dit ça. Eh non, ce Fight Club ne fait pas exception à la règle. Vous avez remarqué que le film est discontinu, c’est que vous avez l’oeil fin. Il appartient effectivement à un courant post-moderniste qui utilise des effets de mise en scène très visibles, et ce type de cinéma est assez apprécié du grand public. Les films de Guy Ritchie comme Snatch ou Sherlock Holmes plus tard sont à peu près dans la même veine. Ce n’est donc pas du cinéma contemporain comme du Jean-Luc Godard ou du Bela Tarr (s’ils avaient été dans ce top je me serais un petit peu inquiété).
      Le troisième film (ou le quatrième, tout dépend de si on compte Alien3) de David Fincher est effectivement un film à voir. Je suis un grand admirateur de Fincher même si selon moi il reste un cinéaste mineur. Ce film, adapté du roman de Chuck Palahniuk, est en effet un choc à la fois esthétique et idéologique. Fincher utilise beaucoup d’effets de mise en abyme, en faisant se rejoindre parfaitement cette forme étrange au fond plutôt noir. Brad Pitt et Edward Norton sont tous deux brillants (surtout Brad <3) et le twist vaut encore le coup d’être découvert.
      Il me semble que le film a une popularité auprès des jeunes cinéphiles, et elle apparaît comme une oeuvre de référence parfois. Cela peut également être du à son propos et à ses formes anticonformistes et pessimistes sur le monde qui peuvent séduire les jeunes. (Cela nous rappelle la popularité adolescente du film 99F de Jan Kounen.) Fight Club a en effet été vu par plus d’1M de votants, cela confirme sa grande popularité.
      A propos de sa place dans ce top 10, comme je l’avais dit en introduction, de nombreux autres films auraient pu prétendre à cette place. Mais n’amoindrissons pas ce film qui reste tout de même assez différent des autres films de David Fincher. Le réalisateur est vu d’un bon oeil puisque deux autres de ses films sont dans ce top, tiens, c’est marrant, ce sont deux autres films à twists. Ainsi, Fincher s’inscrit dans un genre bien défini, celui du thriller, même s’il prend comme je l’ai dis de nombreuses libertés d’un film à l’autre, ce qui en fait un cinéaste très intéressant.

       

      #9 Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone (1968)

      lebonlabrute

      8,9/10 sur 476 334 votes.
      Avec Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef.
      Sortie le 23 décembre 1966 en Italie, le 24 janvier 1968 aux Etats-Unis et le 8 mars 1968 en France.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Il était une fois dans l’Ouest (1968) est 28e avec 8,6/10, Il était une fois en Amérique (1984) est 71e avec 8,4/10, Et pour quelques dollars de plus (1965) est 101e avec 8,3/10 et Pour une poignée de dollars (1964) est 234e avec 8/10.

      « Eh mais attends tu avais pas dit que y’avait que des films américains dans ce top 10 ? »
      Ouais j’ai dit ça. Et non, lui non plus ne fait pas exception à la règle. Ah, mais vous dites ça parce qu’il est réalisé par Sergio Leone ? Et que sur Wikipédia c’est écrit qu’il est produit par des italiens ? Oui, bon, d’accord, je t’accorde ça, sur le papier, il est italien. Mais il faut savoir lire entre les lignes. D’abord, vous n’êtes pas sans savoir que le personnage principal est joué par Clint Eastwood. Il ne parle pas beaucoup, certes, mais à l’époque c’est THE cow-boy aux Etats-Unis. Et c’est pour ça que la société de production United Artists a décidé d’acheter les droits du film pour le distribuer massivement au pays de l’Oncle Sam, par la société de production italienne qu’ils ont racheté. Eh oui ça vous en bouche un coin.

      En bref, le film est bel et bien italien grâce à Sergio, mais a eu bel et bien une réception américaine, et ça explique d’un coup sa popularité et sa présence dans ce top. Mon honneur est sauf.

      Enfin, pas intégralement. Si on regarde les chiffres, on peut voir qu’il y a moins de 500 000 votants qui ont noté le film. Ca fait moins de 500 000 personnes sur IMDb qui ont vu ce film. Ca veut dire que tout le reste ne l’a pas vu. Et ça veut dire beaucoup, au moins 1 million. Bon allez, on va dire que c’est bien, parce qu’en l’occurrence c’est un très bon film. Sergio Leone est assez bien classé, puisque sur ses 9 films, 5 sont dans le top. Un western qui se moque des westerns, avec en plus, une vraie vision du monde, que le réalisateur ne cesse de décliner au fil de son oeuvre. Et puis au pire, même, si vous captez pas tout ça, le film est super cool. C’est pour moi ce qui est le vrai cinéma : un film super intelligent et en même temps super cool. En espérant qu’il garde cette place aussi élevée.

       

      #8 Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi de Peter Jackson (2003)

      retourduroi

      8,9/10 sur 1 146 982 votes.
      Avec Elijah Wood, Viggo Mortensen, Ian McKellen.
      Sortie mondiale le 17 décembre 2003.
      Le film remporte 11 Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure adaptation, meilleur montage, meilleure décoration, meilleurs costumes, meilleur maquillage, meilleure musique, meilleure chanson, meilleur mixage, meilleurs effets spéciaux.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : La Communauté de l’Anneau (2001) est 11e avec 8,8/10, Les Deux Tours est 16e avec 8,7/10

      « Ah, enfin un vrai film qui mérite sa place dans ce top 10 »

      Voilà, c’est à peu près ici que vous allez quitter cette page et décider de me détester à jamais, cher lecteur. Bon, plus sérieusement, je pourrais dire que je suis très content que plus de gens aient vu Fight Club que Le Retour du Roi. Et que je suis bien content qu’il ne soit que 8e de ce Top. Je pourrais raconter toute mon histoire personnelle vis-à-vis de ce film. Et vous pourriez me dire que oui mais il a eu 11 Oscars quand même, et que après tout c’est pas rien. Et j’aurais répondu que les Oscars, c’est comme ce Top, qu’il faut lire entre les lignes, que les attributions des Oscars sont faites par un jury composé de techniciens en tous genres qui sont avant tout des techniciens, et que donc ce que savent repérer les techniciens avant tout c’est la technique, et que par conséquent les 11 statuettes de ce film et des autres ne récompensent qu’un film technique et non un film artistique. Et là, vous vous emporteriez un peu, en disant que je n’ai pas le droit de dire que ce film n’est pas artistique puisque, de une, plein de gens l’aiment (et ce classement en serait la preuve) et puisque de deux on ne peut pas dire qu’il est pas émouvant quand même. J’aurais répondu que les chatons qui jouent du piano sur Youtube aussi sont émouvants et vous seriez devenus violents. Aussi, je ne dirai rien de tout ça. Ce serait contre-productif ici. Et une perte de temps. Mais un autre jour peut-être.

       

      #7 Douze Hommes en colère de Sidney Lumet (1957)

      douzehommes

      8,9/10 sur 416 866 votes.
      Avec Henri Fonda.
      Sortie en avril 1957 aux Etats-Unis et en octobre 1957 en France. Le film remporte l’Ours d’Or à Berlin.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Network est 179e avec 8,1/10

      Le film de Sidney Lumet remporte le prix du film le plus vieux de ce top. Je pourrais râler en disant qu’il y avait des chefs d’oeuvre bien avant 1957, mais en fait, c’est déjà pas si mal que ça. Comme pour Le Bon, La Brute et le Truand, on peut observer que seulement 416 000 personnes ont vu ce film, ce qui n’est franchement pas beaucoup. Ceci dit, on est très content qu’il arrive devant le film de PJ. Cela permet à des jeunes de découvrir le film. J’étais étonné de savoir qu’une fille de 13 ans que je connaissais, qui avait une culture que l’on peut très largement qualifier de pop, avait pour film favori 12 Hommes en Colère. Ca aurait pu être Twilight mais non. Je suis assez étonné de savoir que ce film est souvent très bien classé dans les tops, même si c’est justifié.

      12 hommes en colère, c’est 12 jurés qui doivent décider de la culpabilité ou non d’un jeune garçon accusé d’avoir tué son père. Ils ne pourront rendre leur verdict que si il y a unanimité, à savoir 12 coupable ou 12 non-coupable. Devant l’évidence des faits, tous votent coupable. Tous sauf Henry Fonda, qui va essayer de chercher la vérité. Le film est donc un huis-clos où progressivement les jurés vont remonter le film de l’enquête. C’est l’aspect judiciaire et à la fois vertueux qui font de ce film un moment plaisant, surtout du point de vue scénaristique. Il permet une réflexion et une introspection à la fois du système judiciaire (américain) mais aussi de la quête de la vérité.

      Sur le même sujet, je vous recommande toute la filmographie de Orson Welles, à commencer par Citizen Kane. L’autre atout majeur du film, c’est Henry Fonda. C’est un grand acteur qui a beaucoup joué le rôle de l’américain modèle, et ce dans de nombreux films. Il est donc très apprécié aux Etats-Unis, et il le mérite très largement. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est si impressionnant dans Il était une fois dans l’Ouest de Léone.

       

      6# La Liste de Schindler de Steven Spielberg (1994)

      laliste

      8,9/10 sur 814 260 votes.
      Avec Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes.
      Sortie aux Etats-Unis le 4 février 1994 et en France le 2 mars 1994.
      Il remporte 7 Oscars dont le meilleur film, le meilleur réalisateur, la meilleure adaptation, la meilleure photo, les meilleurs décors, le meilleur montage, la meilleure musique.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Il faut sauver le soldat Ryan (1998) est 31e avec 8,6/10, Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981) est 36e avec 8,5/10, Indiana Jones et la dernière croisade (1989) est 104e avec 8,3/10, Les Dents de la Mer (1975) est  218e avec 8,1/10 et Arrête-moi si tu peux (2002) est 241e avec 8/10.

      C’était presque impossible que l’ami Spielberg ne soit pas dans le top. Il a en effet pas mal d’autres succès pas très loin derrière, lui est connu comme étant le roi de l’entertainment. Le film, c’est donc une fournée d’Oscars (j’en ai parlé un peu plus haut de ça), trois très bons acteurs que sont Liam Neeson, Ben Kingsley et surtout Ralph Fiennes, et trois heures dans le quotidien de la 2nde Guerre Mondiale. Mais je ne peux pas vous parler de ce film sans vous parler de la polémique autour de celui-ci. Certains intellectuels (ce mot n’est pas une insulte) reprochent au film plusieurs choses, dont notamment l’utilisation du pathos dans le film. En effet, la qualité principale du film est de vous faire tirer les larmes et de vous filer le bourdon. Ce qui est reproché, c’est la pertinence de vouloir faire pleurer exprès avec un tel sujet, qui de plus finit plutôt bien, puisque les Juifs de la liste sont finalement sauvés à la fin. Qu’advient-il des autres ? Ce qui est reproché (par Kubrick par exemple), c’est le détour du sujet. Pire encore, ce sont les effets d’émotion qui déforment la réalité des camps, comme par exemple la fameuse scène de la douche. Je vous la décris [Spoil, surlignez pour voir] on suit un groupe de Juifs aller dans les chambre à gaz. Ils pleurent de peur, la tension monte, et finalement, c’est de l’eau qui sort des tuyaux. Gros soulagement pour les prisonniers et pour le spectateur. On peut se demander quelle pertinence il y a à manipuler ainsi le spectateur pour qu’il soit content du sort des personnages dans une telle situation et dans un événement qui apparaît bien exceptionnel. [Fin du Spoil]. En bref, un film à voir, mais n’hésitez pas à garder en tête ces paradoxes lors de la vision ou re-vision.

       

      #5 Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994)

      pulpfiction

      8,9 sur 1 247 302 votes.
      Avec John Travolta, Uma Thurman, Samuel L. Jackson, Bruce Willis.
      Le second film de Tarantino est présenté au Festival de Cannes ainsi qu’au film de Locarno. Il sort aux Etats-Unis le 14 octobre 1994 et en France le 26 octobre 1994.
      Le film remporte l’Oscar du meilleur scénario original, ainsi que la Palme d’Or à Cannes.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Reservoir Dogs (1992) est 77e avec 8,4/10, Kill Bill : Vol.1 (2003) est 172 avec 8,1/10, Inglorious Basterds est 97e avec 8,3/10, Django Unchained est 57e avec 8,5/10.

      On retourne avec Pulp Fiction dans un film très populaire, avec plus de 1 millions de votes, et une très bonne note. Chose amusante (et si peu originale à la fois), c’est peut-être le premier film que j’ai voulu regarder avec l’intention de regarder un film de cinéma. C’est le cas je crois pour pas mal de nouveaux cinéphiles, mais je peux me tromper. Pour ceux qui ne le connaissent (toujours) pas, Tarantino, c’est l’autodidacte qui passe son temps à regarder des films pourris, et en voulant les parodier, fait des films géniaux. Sérieusement, c’est à peu près ça. En d’autres termes, il utilise son énorme culture pop pour mieux en comprendre les codes et les détourner, les réinventer. Cela donne des films à la fois jouissifs et jubilatoires, mais aussi extrêmement intéressants dans leur réinvention de la narration. C’est le cas de Pulp Fiction qui s’amuse effectivement à détourner les journaux pulp, disons les feuilles de choux locales racontant les histoires du coin un peu tirées par les cheveux et pathétiques. Pour résumer, si vous aimez les nanars ou si vous aimez les bons films, vous allez aimer Tarantino.

       

      #4 The Dark Knight de Christopher Nolan (2008)

      The Dark Knight

      9/10 sur 1 571 773 votes.
      Avec Christian Bale, Heath Ledger, Michael Caine.
      Sortie aux USA le 18 juillet 2008 et en France le 13 aout 2008.
      Il remporte l’Oscar du meilleur second rôle pour Heath Ledger à titre posthume et celui du meilleur montage.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Memento (2000) est placé 46e avec 8,5/10, Batman Begins (2005) est 110e avec 8,3/10, Le Prestige (2006) est 50e avec 8,5/10, Inception (2010) est 14e avec 8,8/10, The Dark Knight Rises (2012) est 60e avec 8,5/10 et Interstellar est 29e avec 8,6/10.

      Alors que tous les films précédants stagnaient plus ou moins à 8,9, une moyenne tronquée ou arrondie, le film de Nolan obtient la note de 9 et franchit ainsi une barre symbolique. Très gros succès pour ce film qui est le deuxième plus noté de ce top 10, et là encore cela montre une grande popularité. C’est le meilleur de la trilogie Batman de Nolan, mais qui est en grande partie aidé par l’interprétation exceptionnelle de Heath Ledger, qui construit un Joker autrement plus dérangeant que celui de Jack Nicholson dans le film de Burton. Il me semble que les deux autres Batman sont à la fois moins bons que cet opus mais également de moins bons Nolan. Dans celui-ci, on retrouve par contre ses thèmes fétiches : l’aliénation, le double mais aussi la morale et la vertu. Le mélange de ces deux concepts permet de poser des questions sur les limites de notre rapport à nous-même.

      Dans The Dark Knight, on peut apprécier un scénario extrêmement bien ficelé (comme tous les Nolan), mais aussi des scènes d’une rare intensité dramatique dans les affrontements. Le côté réaliste du film atténue le côté super-héros de celui-ci car, non comme les Marvel qui se déroulent tous ou presque à New York mais qui se situent dans un univers différent du nôtre et qui donc sont nécessairement vus comme une fiction pure, The Dark Night se situe dans la ville de Gotham City, ville fictive mais qui fait de l’histoire de Batman une métaphore beaucoup plus intéressante qu’un Avengers.

      Pour l’anecdote, dans les trois Batman nolaniens, ce sont trois villes américaines différentes qui représentent Gotham, à savoir respectivement New York, Chicago et Pittsburgh.

       

      #3 Le Parrain, 2ème partie de Francis Ford Coppola (1974)

      leparrain2

      9/10 sur 742 660 votes.
      Avec Al Pacino, Robert De Niro, Robert Duvall.
      Sortie aux Etats-Unis le 20 décembre 1974 et en France le 27 aout 1975.
      Il remporte 6 Oscars, meilleur film, meilleur acteur dans un second rôle pour Robert De Niro, meilleur réalisateur, meilleure adaptation, meilleurs décors, meilleur musique.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : Le Parrain (1972) est 2e avec 9,2/10, Apocalypse Now (1979) est 48e avec 8,5/10.

      Le Parrain 2, c’est la suite du Parrain. Soit la suite d’une des plus grandes tragédies familiales du monde. Adapté du roman de Mario Puzo, c’est une description parfaite de la mafia italienne des années 70, mais aussi, dans ce second volet, une mise en perspective avec l’arrivée des migrants aux Etats-Unis. C’est ainsi que Coppola cherche les racines d’un peuple émigré, qui est celui du peuple italo-américain.

      On retrouve les deux ténors De Niro et Al Pacino, mais ne vous attendez pas à les voir ensemble puisqu’ils ne jouent pas à la même époque. Là n’est pas l’important. Le film, c’est la corruption, ou comment les gens en voulant faire le bien font le mal et se retrouvent empêtrés dans les magouilles. La conquête du rêve américain ne pourra pas se faire sans embûches et sans devoir prouver sa valeur, entrainant une lutte fratricide. Un must. A regarder de préférence dans l’ordre, et les trois.

       

      #2 Le Parrain de Francis Ford Coppola (1972)

      leparrain

      9,2/10 sur 1 092 395 votes
      Avec Marlon Brando, Al Pacino, Robert Duvall.
      Le film sort aux Etats- Unis le 24 mars 1972 et en France le 18 octobre 1972.
      Il remporte l’Oscar du meilleur film, du meilleur acteur pour Marlon Brando et de la meilleure adaptation.
      Le Parrain, 2ème partie (1974) est 3e avec 9/10, Apocalypse Now (1979) est 48e avec 8,5/10.

      La note du film effectue un bond considérable passant de 9,0 à 9,2, ce qui est énorme pour tant de votants.

      Je vais éviter de me répéter trop sur la présentation générale. Dans le premier opus, il y a cependant la présence du fabuleux Marlon Brando dans le rôle du Godfather Vito Corleone. On peut découvrir aussi le rôle qui révéla Al Pacino au public, une interprétation elle aussi exceptionnelle. Je vous en prie, ne vous laissez pas rebuter par sa longueur et sa lenteur, et laissez vous bercer par la musique magnifique de Nino Rota. Voyez-le, c’est IMDb qui le dit.

       

      #1 Les Evadés de Frank Darabont (1994)

      lesevades

      9,3/10 sur 1 595 805 votes.
      Avec Tim Robbins et Morgan Freeman.
      Il est présenté au Festival de Toronto et au Festival de Berlin. Il sort aux Etats-Unis le 14 octobre 1994 et en France le 1er mars 1995.
      Du même réalisateur dans le Top 250 IMDb : La Ligne Verte (1999) est 40e avec 8,5/10

      Et là, incompréhension totale. On passe de 9,2 à 9,3, ce qui fait là aussi une différence importante avec le précédant. Le film est celui le plus noté de ce top (et peut-être de tout IMDb). C’est donc un film très vu et très apprécié. Et il arrive à dégoter la première place du classement. Ce qui m’étonne parce que bon, il est assez convenu, il joue sur le pathos au possible.

      C’est l’histoire de Andy Dufresne qui se retrouve en prison pour le meurtre de sa femme et qui va rencontrer Red. En gros, ils vont vivre plein d’aventures, dans le but, comme le dit le titre, de s’évader. Tout le film se passe donc dans le milieu carcéral, où les codes sont assez rigides entres les détenus violents et les gardiens plus ou moins tyranniques. Et c’est à peu près tout ce qu’il y a de notable. A part ça, il y a le facteur Morgan Freeman qui est comme d’habitude le mec cool du film, qui va aider le héros joué par Tim Robbins. C’est aussi notamment une adaptation d’un roman de Stephen King, qui n’a pas fait que de l’épouvante. Le film est réalisé par Frank Darabont, qui n’a pas fait grande chose à part ça et La Ligne Verte, qui lui n’est franchement pas terrible -oh!-, qui est adapté de Stephen King -oh!- et qui réunit à l’écran un blanc et un noir -oh!- où le blanc est joué par Tom Hanks, le mec cool -oh!-. J’essaie de vous dégager les points positifs du film, qui pourraient expliquer un tel engouement pour ce film, parce que sinon, en lui-même… non non, rien à faire, c’est pas très intéressant. Mais c’est tout de même mieux que La Ligne Verte.

       

      Et vous, votre avis sur ce top ?

      Alexandre Léaud

       

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