Squid Game 1 et 2 et les « autres » séries coréennes, une affaire de goût… et de sous-titres

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Comme la moitié de la planète, vous avez peut-être regardé Squid Game. Vous avez tapé « Séries coréennes » dans la barre de recherche de Netflix. My name, D.P., Hellbound et puis… Apercevant tout un nouveau univers, vous vous êtes demandé quel autre drama pourriez-vous voir après ça. Vous vous êtes posés cette question existentielle et philosophique en remarquant que la plupart de ces séries ne sont pas doublées, « ai-je envie de lire des sous-titres ? ». Il y en a qui sont passés à autre chose mais vous, vous avez quand même envie de découvrir.

Ainsi comme le dernier concert de BTS à Busan, la première saison de Squid Game avait provoqué une saturation de réseaux jamais vue. Cela risque de se reproduire plus fortement, dès que le premier épisode de la deuxième saison sera mis en ligne et que toute la planète voudra le regarder.

Netflix n’existerait pas sans ces fournisseurs d’accès à Internet

Le fournisseur d’accès à Internet sud-coréen SK Broadband n’était pas resté les bras croisés à ce sujet. Il a poursuivi Netflix en justice en 2021, pour qu’elle paie l’augmentation des coûts de réseau à cause de Squid Game. Il faut se rendre à l’évidence, Netflix n’existerait pas sans ces fournisseurs, donc cette dernière doit participer financièrement au bon fonctionnement du réseau. Selon SK Broadband, leur trafic avait été multiplié par 24 en Corée du Sud depuis mai 2018, conséquence directe du succès de Squid Game ou DP, des productions de Netflix.

La plate-forme dépasse 10 millions d’abonnés dans le pays. Payant déjà des frais d’utilisation aux États-Unis, au Japon et en France, elle insiste sur la neutralité du net en Corée. Netflix a été finalement condamné à payer pour l’utilisation du réseau mobile par un tribunal sud-coréen. La décision signifie essentiellement que le spécialiste du streaming vidéo devra désormais payer les opérateurs de réseau pour acheminer son trafic. (Cela voudrait impliquer que Facebook et Google devraient aussi payer, mais là, il s’agit d’une autre histoire…)

Cette série aurait eu trop de succès

Pour revenir à nos oignons et d’une façon beaucoup plus concrète pour nous, simples dramaddicts lambda, cette série aurait eu trop de succès ! Mais à qui, à quoi cette série doit-elle sa popularité ? Inutile d’en débattre vu, que la deuxième saison de Squid Game semble l’un des sujets principaux qui circulent à nouveau ces temps-ci sur Internet. Si vous souhaitez un renseignement quelconque sur ce drama, vous n’avez qu’à taper « S ». Votre moteur de recherche vous donnera directement le nom de la série et toutes les informations voulues. Alors, on pourrait formuler la question autrement. Pourquoi cette série, ce drama, (dénomination des séries donnée par les Coréens) et pas d’autres ?

Netflix, qui nous prouve continuellement qu' »elle » ne perdra jamais le nord, a lancé le site Tudum en 2021. Pas assez occupée avec l’amputation des comptes partagés avec la famille, les amis de la famille et les amis des amis de la famille, le géant du streaming a annoncé un investissement de 2,5 milliards de dollars (3,34 mille milliards de wons) dans la production de séries TV, de films et d’autres programmes sud-coréens pour les quatre prochaines années. Riche en fric et riche en idées, Tudum a été créé pour que les internautes puissent suivre anecdotes, interviews et tous les petits détails croustillants inhérents aux tournages.

Ce dernier 17 juin 2023, lors de la troisième édition de Tudum au Brésil, Netflix a dévoilé, entre autres, l’annonce tant attendue du casting de la deuxième saison de Squid Game, prévue pour 2024.

Lee Jung Jae, incarne le seul survivant parmi les 456 participants. Entre la première et la deuxième saison du « Jeu Du Calamar » (la traduction casse quand même le trip), cet acteur multi facettes, a eu le temps de faire ses preuves en tant que réalisateur avec le film Hunt. Avec une incroyable diversité des rôles à son actif, plus intéressants les uns que les autres. The Housemaid, The Thieves ou encore Deliver Us from Evil… vous avez de quoi faire si vous êtes à l’affût des pépites d’or.

Lee Byung Hun, heu… faut-il le présenter ? L’homme derrière le masque noir, Monsieur Joint Security Area, A Bittersweet Life, Le Bon, la Brute et le Cinglé, J’ai rencontré le Diable… tous des bases du cinéma coréen. Lee Byung Hun représente à lui tout seul une des bases solides du septième art coréen. Si c’est la première fois que vous l’apercevez, nous vous conseillons d’approfondir sa carrière. Vous allez rentrer dans un univers vaste, divers et surtout, remplie de bonnes surprises. Comme on vient de vous le dire, la base.

Gong Yoo. Les « vieux » amateurs du cinéma coréen, et surtout des dramas, l’ont rencontré il y a très longtemps, dans le magnifique et merveilleux Coffe Prince. Pour vous qui avez pris le train en marche (avec des zombies…) beaucoup plus tard et qui venez de constater que le monde ne se limite pas à Hollywood, vous l’avez probablement découvert dans ce film génialissime qui est « Train pour Busan ». Encore plus récemment dans le drama Silent See, produit par Netflix « it-self ».

Wi Ha Joon. Même si ce mannequin de 31 ans a joué dans quelques productions depuis 2015, il est évident qu’il a été éjecté vers la célébrité depuis son rôle de flic dans Squid Game. Le film Midnight Silence et le drama Bad and Crazy ont été des tournants dans sa carrière.

Et voici les nouveaux participants annoncés, dont les attitudes dans la bande-annonce ne laissent présager rien de bon.

Im Si Wan, qui depuis son passage dans Strangers from hell, semble avoir pris goût au mauvais côté de la force. Récemment dans Emergency Declaration, film ballotté par les caprices du Covid mais qui a quand même atterri à Cannes et Unlocked, aussi Netflix. Avec sa bouille de gentil, il peut être absolument terrifiant !

Kang Ha-Neul, encore un caméléon gentil qui semble s’être lassé de son côté maladroit et de son sourire rempli de dents.

Park Sung-Hoon, vu récemment dans The Glory (encore Netflix) mais aussi dans Memorials, Psychopath Diary ou encore A Frozen Flower. Vu son interprétation dans The Glory, nous n’attendons que du bonheur de sa part.

Yang Dong-Geun, un très bon acteur qui donne souvent des très bons reliefs aux films ou Dramas.

Netflix a aussi dévoilé une vidéo qui nous montre un medley (si on ose emprunter le terme) de tout ce qui nous attend les prochains mois. Gyeongseong Creature, Celebrity, D.P. 2, A Time Called You, Mask Girl, Ballerina, Song Of The Bandits, Believer 2, Daily Dose Of Sunshine, Sweet Home 2 et Doona!

Toutes ces annonces, toutes ces promesses nous font trépigner comme des enfants à la veille de Noël. Aurons-nous le temps de voir tous ces films ? Tous ces épisodes ? Mais qu’en est-il des autres ? Toutes ces séries et films magnifiques qui risquent dangereusement de passer entre les filets d’autant d’abondance… Pour que Squid Game, Gangnam style ou le film Parasite, bien sûr, aient connu un tel succès, il a fallu beaucoup de dramas, de films et de chanteurs avant ce phénomène. Comme des boîtes que l’on aurait empilé les unes sur les autres jusqu’à ce que l’on finisse par remarquer celle qui se trouve tout au-dessus.

>Alors voilà quelques séries parmi les meilleures. Pas de statistiques, pas des chiffres, juste le retour des passionnés du genre. Nous n’irons pas trop loin dans le temps mais bientôt, un article parlant des vieilles séries coréennes verra le jour. Elles nous ont accroché, nous qui déambulons par les couloirs des séries coréennes depuis plus de 20 ans.

It’s okay not to be okay (2020)

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It’s okay not to be okay (2020)

Drama magique qui parle avec délicatesse du handicap. Que ce soit sous forme d’autisme, soit sous la forme des blessures que l’on porte avec nous et qui provoquent des comportements handicapants. Un voyage qui nous amènera, à travers ses contes, vers des émotions profondes qui nous ouvriront les yeux à de nouvelles perspectives.

L’histoire d’un jeune homme qui a été conçu pour qu’un jour il s’occupe de son frère autiste. Pour une fois, un trio (pas un couple, comme d’habitude) en parfaite osmose dont l’incroyable performance ne fera que lui donner encore plus de valeur.

Le don de soi, la compréhension de l’autre, l’amour inconditionnel, le sourire dans les yeux de la personne que l’on aime… It’s okay not to be okay nous montre que les histoires d’amour peuvent voir le jour sous formes diverses. Que l’expression de l’amour ne se limite pas en un seul chemin. À voir et à revoir.

It’s Ok, This is Love (2014)

thats love Squid Game 1 et 2 et les « autres » séries coréennes, une affaire de goût… et de sous-titres
It’s Ok, This is Love

Cette série parle des problèmes psychologiques inhérents à chaque personne. Cela peut être sous forme de tocs, de phobie de l’amour, le résultat de maltraitances… cela ne veut pas dire que nous soyons tous malades, mais nous avons tous ce petit côté maniaque. Avec une grande délicatesse, il trace le traumatisme d’un écrivain très connu. Il le décortique jusqu’à ce que l’on se sente identifiés avec l’un des personnages. Sans se prendre la tête, en toute douceur, nous croyant encore embarqués dans une série romantique, on se rend compte soudainement que cette série est en train de nous soigner.

Le cinéma coréen montre une fois de plus son adresse pour interagir avec le spectateur. Le spectateur en question, peinard sur son canapé, ne sait pas du tout ce qui lui arrive et à un moment donné, il va se demander, mais c’est quoi ce truc ? Pourquoi ça me touche à ce point ?. Il ne sait pas, il ignore encore, que l’une des qualités du cinéma asiatique, c’est de faire que les spectateurs se sentent identifiés avec les personnages et l’histoire.

Kingdom (2019)

Kingdom Korean Drama TP Squid Game 1 et 2 et les « autres » séries coréennes, une affaire de goût… et de sous-titres
Kingdom

Pour votre première série historique coréenne, vous qui, après Squid Game étiez à la recherche d’émotions fortes, Kingdom sera à la hauteur de toutes vos attentes. Vous êtes allés au cinéma regarder Dernier train pour Busan (ou peut-être que vous l’avez visionné par d’autres moyens moins légaux). On vous l’a conseillé et avec un peu de chance vous êtes tombés sur la version sous-titrée. C’était la bonne vieille époque où The walking dead était encore intéressant mais commençait tout doucement (mais fermement) à perdre de son attrait initial. Alors un film de zombies, même s’il s’agit d’un film coréen, pourquoi pas. Vous avez été agréablement surpris. Vous vous êtes dits, naïfs, qu’il n’y avait plus rien à explorer question zombies. Vous ne saviez pas où vous mettiez les pieds et qui était le réalisateur Yeon Sang-ho (Hellbound, ça vous dit quelque chose ? Jung_E, Peninsula, Psychokinesis, Seoul Station…).

La réalisation de Kingdom a été confiée à Kim Seong-hoon. Mais si, vous le connaissez. C’est le réalisateur à l’origine de Hard day, film qui aurait mérité largement le succès de Parasite. Hélas, Hard day faisait partie de ces boîtes que nous avons empilés pour donner de l’importance à celle qui est tout en haut.

L’histoire de Kingdom. Un roi souffre d’une maladie mystérieuse. Le prince héritier Chang et son garde du corps enquêtent sur la cause de cette maladie. Une femme (Bae Doo-na, quand même) semble connaître le remède. Mais il faut aller le chercher et les zombies ne semblent pas être d’accord pour la laisser passer.

Même si les zombies ne font plus vraiment peur à quiconque, il s’agit d’une série très bien rythmée, avec des rebondissements et des personnages charismatiques piliers de l’histoire.

Voilà, vous n’avez plus qu’à. Mais faites attention : le monde, l’univers, la galaxie des dramas coréens vous engouffreront et vous deviendrez absolument accro. Une très bonne addiction, à vrai dire…
Source1

Source2