[Interview] Parcels : « Daft Punk étaient comme des professeurs pour nous »

Le groupe Parcels était de passage au Bikini de Toulouse afin de défendre leur premier album simplement intitulé Parcels. L’occasion pour JustFocus de rencontrer Jules et Louie, deux de ces talentueux musiciens qui enchaînent les tubes. Entre leur départ d’Australie pour Berlin, une production signée par Daft Punk, un album et une collaboration avec l’actrice Milla Jovovich, ils nous racontent celle folle épopée qu’ils sont en train de vivre.

 

 

C’est la première fois que vous venez jouer à Toulouse au Bikini ?

Jules : C’est la première fois oui. Nous avons beaucoup entendu parler du Bikini, nous avions beaucoup d’attente et nous n’avons pas été déçus. Cet endroit est extraordinaire.

Louie : Le son est parfait.

Qu’est-ce que Parcels pour vous ?

Louie : Notre groupe est vraiment pour nous notre première source d’expression.

Jules : C’est une dose d’expérience personnelle mais aussi de groupe.

Parcels – © Louis Rayssac

Votre succès a été rapide, le réalisez-vous ?

Jules : Pas encore, non. On est tellement pris par ce que l’on fait, par le groupe que l’on ne voit pas ce qu’il se passe tout autour. Mais parfois on prend un peu de recul et on se félicite pour ne pas perdre pied.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Louie : On s’est rencontrés pour la plupart dans un lycée alternatif à Byron Bay en Australie. Il y avait un programme de musique qui était très encourageant pour nous, nous étions donc un peu tous dans le même groupe. Il y a donc eu bien d’autres groupes avant que soit créé Parcels.

Jules : Les autres ont commencé très tôt à être dans des groupes. Durant mes premières années, je jouais dans beaucoup d’endroit différents et je faisais des essentiellement des jams. Je n’ai pas eu de groupe jusqu’à mes 15-16 ans.

 

En Europe il y a plus d’opportunités, plus de gens. Ça a marché, c’est incroyable, je le recommande à tous ceux qui vivent en Australie !

 

Vous vivez actuellement à Berlin. Qu’êtes-vous allé chercher dans cette ville ?

Louie : Nous n’avions pas vraiment d’attente. Nous voulions juste quitter l’Australie et vivre en Europe surtout par rapport au groupe.

Jules : Oui, pour le groupe c’était très excitant.

Louie : En Europe il y a plus d’opportunités, plus de gens. Ça a marché, c’est incroyable, je le recommande à tous ceux qui vivent en Australie ! (rires)

Parcels – © Louis Rayssac

Comment définiriez-vous votre style de musique ?

Jules : Nous nous sommes inspirés de plein de style et d’époques différentes. J’imagine que pour nous définir, on pourrait dire que c’est un mélange de Pop de façon générale. Mais nous aimons y rajouter des sons de style très différent : de la musique joyeuse des années 50/60, de la musique orchestrale, de la pop des années 70/80 et le côté électronique des années 90. Et puis nous y ajoutons une touche du présent.

La comparaison avec les Beach Boys vous plaît-elle ?

Jules : Oui, nous aimons beaucoup leur musicalité et leur façon de faire la musique, leur dévouement envers l’harmonie.

Louie : C’est aussi un groupe d’amis de longue date comme nous, en partie des frères, c’est assez inspirant.

Selon Spotify, vous seriez le plus écouté en France. Comment l’expliquez-vous ?

Jules : C’est vrai ?

Louie : Oui, Paris est la première ville en ce moment. Je pense que nous trouvons notre inspiration dans la musique française alors peut-être que les Français le reconnaissent. Mais aussi peut-être simplement parce que l’on a un label français.

Jules : Nous avons également fait beaucoup de premières en France. Nous avons joué à Paris et c’était incroyable, tout le monde dansait. L’Olympia était plein.

 

Quel est votre meilleur souvenir d’un concert en France ?

Louie : Nous avons joué à Bercy en première partie de Phoenix, on a été très sensible à ça.

Jules : Nous n’étions pas très connu et nous jouions avec un groupe culte, la salle était juste gigantesque, c’était super cool !

Parcels – © Louis Rayssac

Pourquoi le morceau Overnight n’est pas sur Parcels, votre dernier album ?

Jules : Parce que c’est un vieux morceau et que nous l’avons enregistré dans un autre studio. Il était impossible que cela colle au niveau sonore, cela n’avait pas de sens avec le reste de l’album. Et puis nous voulions avancer par rapport à ce titre, enregistrer l’album nous même, c’était aussi un choix pour nous dépasser, aller plus loin.

 

Ce titre a été produit par Daft Punk, comment les avez-vous rencontrés ?

Jules : Nous les avons rencontrés lors de notre premier show à Paris, ils sont venus à la fin du concert et nous ont invités dans leur studio. Sans aucune autre attente que de jammer. Overnight était une démo sur mon ordinateur et nous avons beaucoup bidouillé dessus.

Que pensez-vous d’eux ?

Jules : Ils sont incroyables. Ils sont mes idoles en tant que producteurs, auteurs de chansons et compositeurs.

Louie : Au niveau intellectuel aussi. Ils pensent vraiment profondément la musique, son sens, mais aussi sur ce que l’industrie de la musique signifie. Ils étaient comme des professeurs pour nous.

 

Daft Punk sont venus à la fin du concert et nous ont invités dans leur studio. Sans aucune autre attente que de jammer

 

Que vous ont-ils apporté ?

Jules : Je pense beaucoup de confiance en nous-mêmes. Ils nous ont montré un peu ce que nous avions en nous ou du moins ce qu’ils pensaient que nous avions. Quelles forces et faiblesses nous avions… sans vraiment le dire. Ils nous ont montré de nouvelles choses sur la musique et l’enregistrement en nous apportant de nouvelles réponses sur comment capturer un moment. C’est très délicat de faire attention à ces petites choses.

Avez-vous réalisé la portée de cette rencontre ?

Jules : Bien sûr ! (rires) Nous savons la chance que cela représente. Cette expérience restera avec nous pour le reste de notre vie, nous ne l’oublierons jamais.

Parcels – © Louis Rayssac

Vous avez récemment sorti le cilp Withorwithout avec l’actrice Milla Jovovich, comment est-elle arrivée là ?

Jules : Elle nous a vus lors d’un de nos concerts dans au Festival de Cannes. Elle avait commenté l’une de nos photos sur Instagram en disant qu’elle était fan. Nous avions d’abord trouvé ça assez drôle mais quand nous l’avons rencontré au concert on s’est rendu compte qu’elle était vraiment cool. Puis, on lui a demandé si elle voulait faire une vidéo avec nous…

Louie : Et elle a dit oui ! Et ce qui en a découlé était vraiment cool.

 

Vos projets pour l’avenir ? Un second album est-il dans les cartons ?

Jules : Probablement. Faire un album est un gros processus, nous y avons mis beaucoup d’effort. La sortie de l’album « Parcels » était le grand moment et pour les prochains mois nous sommes en tournée afin de le présenter.

Louie : La réalisation de notre album est comme un gros projet que nous considérons comme terminé. Tout ce qui suivra sera un tout autre projet en soi.

Jules : Mais nous ne savons pas encore ce que cela sera.

Propos recueillis par Louis Rayssac

 

Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac
Parcels – © Louis Rayssac

 

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