More
    More

      Deux enfants au milieu de l’apocalypse de We Live

      Le monde est perdu dans We Live mais il reste un espoir. Pour cela, encore faut-il réussir à atteindre le point de rendez-vous. Deux enfants, Tala et Hototo vont devoir se débrouiller seuls pour y arriver. Mais que feriez-vous si seul votre frère pouvait survivre ?

      Tout va mal…

      La nature se venge dans We Live

      Dans un futur proche, la nature a pris le pouvoir. Les catastrophes naturelles se sont multipliées alors que des nouvelles espèces animales attaquent les humains. Au milieu de ces menaces, l’humanité n’a pas fait preuve de solidarité mais les nations ont préféré se lancer dans une guerre mondiale confuse et interminable. Comme si cela ne suffisait pas, le monde est complètement décimé par une épidémie. Avec seulement 10% de survivants, la disparition semble proche comme le prouve un compte à rebours envoyé de l’espace. Cependant, le même message promet de sauver 5 000 enfants. Tala et de son frère Hototo vont devoir faire face à la violence d’un monde à l’agonie pour atteindre une balise offrant un espoir par un départ vers l’espace. Alors que souvent les survivants apprennent à se débrouiller, plus on avance dans We Live et plus les périls deviennent gigantesques.

      Le choix de deux enfants touche plus profondément le lecteur comme le souligne les auteurs dans l’introduction. Même si le monde semble perdu, Hototo garde ses rêves d’enfant. Il veut devenir un super-héros et s’amuse avec son casque de réalité virtuelle. Le dessinateur Inaki Miranda joue avec ce décalage entre un monde sinistre et des héros enfantins. Les visages tout en rondeur des enfants rendent la violence encore plus brutale. Le monde ravagé est présenté par un message télévisuel officiel dont le design ressemble à un dessin animé simpliste.

      L’espoir résiste

      Enchanter le monde de We Live

      Cependant, We Live ne se concentre pas d’un récit sinistre. Des personnages apportent une étrangeté comme le chauffeur du bus convoyant les enfants élus alors qu’il est presque aveugle. Les couleurs vives d’Eva de la Cruz évitent l’ambiance plombante. On sent que les deux frères s’amusent à insérer leurs passions ou celles de leurs enfants dans leur comics en toute indépendance. On croise des zombies, des animaux totalement improbables, un robot géant…

      We Live est aussi une parabole de la relation des adultes à leur descendance. On y retrouve tout ce que l’on peut faire pour protéger les plus fragiles. Leur mère leur a donné tout son amour pour créer un monde nouveau et charge Tala d’enchanter la vie de son petit frère. Tala voulant protéger son frère et le costume du frère poussent aussi We Live vers une réflexion sur l’héroïsme. Comment devient-on un héros ou une héroïne ?

      We Live encore en cours de publication aux États-Unis a été déjà été saluée d’une nomination aux Eisner. Cette série a deux particularités. Elle est créée par deux frères, Inaki et Roy Miranda qui se partagent l’écriture alors qu’Inaki réalisent les dessins. Quelques éléments montrent les inspirations des deux frères mais ce sont surtout leurs enfants et leurs neveux qui ont donné de la sève pour nourrir les personnages. De plus, il s’agit d’un livre connecté, des QR codes amenant sur YouTube pour écouter la bande-son de la bd composée par Elhombreviento et Mario « Gonzo » Lorente.

      Aucune erreur chez 404

      Comme à chacune de ses sorties, 404 comics soigne l’édition. On est loin de la morne harmonie des collections, Chaque titre a droit à son format, son papier et son style. Encore mieux, les choix sont expliqués sur la page de garde. Comme souvent dans les comics, on trouve les couvertures régulières et limitées des épisodes mais pas seulement on trouve une carte, un autre message informatif en cartoon, des croquis, les étapes de la couverture.

      La fin des temps, de l’amour et de l’espoir a rarement été si vibrante que dans We Live. Mais, attention lecteurs, vous serez sans cesse bousculé dans We Live tant les rebondissements sont nombreux et les personnages secondaires rarement épargnés. La fin de ce cycle augure d’une suite très intéressante.

      Retrouvez d’autres chroniques de science-fiction avec les chroniques de Demain et Immonde.

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

      Publicité