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      Festival d’Avignon : Constance

      « En rhétorique, un oxymore ou oxymoron, du grec ὀξύμωρος (oxúmōros – de ὀξύς, « aigu, spirituel, fin » et de μωρός, « niais, stupide  », qui signifie « malin stupide, spirituel sous une apparente stupidité ») est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes (un nom et un adjectif) que leurs sens devraient éloigner, dans une formule en apparence contradictoire comme « une obscure clarté ».

      L’oxymore permet de décrire une situation ou un personnage de manière inattendue, suscitant ainsi la surprise. Il exprime ce qui est inconcevable. Il crée donc une nouvelle réalité poétique. Il rend compte aussi de l’absurde. »

      Cette définition est donnée par notre cher ami Wikipédia.

      C’est par un oxymore que Constance a choisi de nommer son spectacle. Humoriste picarde, vous avez pu l’apercevoir chez Laurent Ruquier, notamment dans l’émission « on ne demande qu’à en rire », dans laquelle elle est restée plusieurs mois et qui l’a révélée au grand public. L’oxymore, c’est ce qui pourrait peut-être le mieux la définir. Petit bout de femme blonde, avec un physique de princesse sortant d’une forêt imaginaire, Constance casse le mythe de la pureté de Disney dés qu’elle ouvre sa jolie bouche.

      Constance
      Constance

      Elle est d’une énergie débordante, arrivant sur scène sur une chorégraphie survoltée, elle s’amuse de son image et crée tout de suite une très forte interaction avec son public. Elle se pose tout un tas de questions qui traversent son cerveau déjanté et nous invite à un voyage très intime dans les tréfonds de son esprit. Nous partons donc à la découverte des émotions de Constance, qui sont chacunes incarnées par des personnages assez caricaturaux, et qui en l’espace de quelques minutes, nous surprennent, nous font délicieument horreur, bref, nous transportent. Mention spéciale à Brigitte, l’émotion hystérique de la « Joie » et de son toutou. S’il est vrai que tous les personnages ne sont pas aussi réussis les uns que les autres, il faut reconnaître la qualité de l’écriture et la recherche permanente de Constance sur son spectacle. Un vrai travail de composition. Et des changements de costumes en quelques secondes, on ne peut que saluer la performance.

      Ce qui est jouissif c’est qu’elle n’a aucune limite, mais comme ses sketchs sont toujours dans l’intelligence et très bien amené, elle peut énoncer toutes les horreurs du monde, cela passe comme une lettre à la poste

       Subtilement trash, voilà l’oxymore qui pourrait le mieux convenir à Constance.

      Courrez la voir durant le festival d’Avignon au théâtre actuel à 20h30 et vous passerez en sa délicieuse compagnie un très bon moment.

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