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      The Undoing : Nicole Kidman et Hugh Grant à l’affiche

      Après Big Little Lies, David Edward Kelley (également scénariste du film Lake Placid) nous livre une adaptation fiévreuse du roman You Should Have Known de Jean Hanff Korelitz. Diffusé sur HBO depuis le 25 octobre 2020, le thriller dramatique The Undoing divise. À la direction de la photographie, on retrouve Anthony Dod Mantle (28 jours plus tard, Antichrist, Slumdog Millionaire), dans une mise en scène soignée.

       

      The Undoing, nouvelle série HBO avec Nicole Kidman

      Porté par un gros casting, The Undoing rappellera quelques souvenirs aux amateurs de Stanley Kubrick. Ici, Nicole Kidman incarne une nouvelle fois une riche femme de médecin lovée dans un luxueux appartement New-Yorkais. En 2019, la mère d’un élève de la prestigieuse et hors-de-prix école privée Reardon est brutalement assassinée. Au même moment, Jonathan Fraser (le mari de Grace Fraser, qu’interprète Nicole Kidman), un éminent oncologue joué par Hugh Grant, disparaît sans laisser de traces. Commence alors la terrible descente aux enfers de Grace, superbement retranscrite à l’écran par la réalisatrice Susanne Bier (Birdbox).

      Un agréable thriller en diffusion sur OCS

      Qui ne s’est jamais fait un sang d’encre pour un proche, au point de se trouver paralysé mentalement ? Alors qu’au départ l’épouvantable meurtre d’Elena Alves (Matilda de Angelis, L’Incroyable Histoire de l’Île de la Rose) mobilise toute l’attention du spectateur (autant que celle de Grace), la disparition de Jonathan vient bouleverser le rythme tout juste installé dans la série. À l’instar de Grace, le spectateur attend désespérément de savoir ce qui lui est arrivé. On en viendrait presque à oublier la pauvre Elena, cette mère de famille au comportement si étrange… Morte d’inquiétude, Grace est pendue à son téléphone, oscillant entre la peur d’une mauvaise nouvelle et l’attente d’un signe de vie. Noah Jupe (Sans un bruit, Le Mans 66 et HHhH) incarne Henry Fraser, jeune garçon mature dont l’aura rassurante parvient presque à nous faire croire que Jonathan reparaîtra bientôt sans encombre…

      Ne jamais se fier aux apparences

      Quoi de mieux que ce casting ambitieux pour semer le trouble dans l’esprit du spectateur ? Si l’apparence froide et impassible de Grace Fraser la place en coupable idéale, il est plus ardu d’imaginer Jonathan en pervers narcissique aux tendances psychopathes. Soutenue par une distribution efficace, l’atmosphère de malaise distillée par Susanne Bier parvient à se maintenir jusqu’au cinquième épisode. Au-delà de l’idée d’un pur thriller, The Undoing propose une intéressante réflexion sur le thème de la vérité. Le spectateur se perd dans les salves de mensonges débitées par les personnages, de Jonathan à Henry en passant par le père de Grace (interprété par Donald Sutherland).

      Grace et Jonathan dans The Undoing
      Niko Tavernise / HBO

      Chaque nouvelle information est un coup de massue qui déconcerte un peu plus l’esprit du spectateur. Difficile de ne pas éprouver de sympathie pour Jonathan, ce médecin si impliqué… Tout comme Hugh Grant, Jonathan est un homme charismatique, que personne n’imagine assassiner une jeune femme. À l’inverse, Nicole Kidman semble plus fermée, d’une froideur presque hautaine. Ne jamais se fier aux apparences : c’est le message que nous adresse The Undoing. Qu’est ce qui nous pousse à croire à la culpabilité de quelqu’un ? Sont-ce les preuves, ou bien l’image qu’il renvoie ? Un thème déjà bien abordé par Clint Eastwood dans Le Cas Richard Jewell cette année.

      Une douloureuse descente aux enfers 

      Au fur et à mesure des épisodes, la tension se fait de plus en plus forte. Écrasée par la terrible pression à laquelle le public la soumet, Grace voit sa vie s’effondrer. Sous son air glacial, cette femme forte parfaitement incarnée par Nicole Kidman est profondément bienveillante. Qui ne ferait pas montre d’empathie face à ce personnage si innocent et altruiste ? L’injuste acharnement du détective Mendoza (Edgar Ramirez, American Crime Story : Versace) pour la faire plonger est presque insupportable. On n’oubliera pas de noter la superbe performance de Donald Sutherland en père ultra-protecteur, à la fois attachant et affreusement hautain.

      Série qui peut s’apparenter à Gone Girl sur certains points, The Undoing tient véritablement en haleine, entre rebondissements et secrets bien gardés. À découvrir sur OCS !

      +1
      Lucile Carpentier
      Passionnée de cinéma de genre et de réalisation, j'écris également à mes heures perdues sur la page instagram @cinelulu !

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