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      Critique The OA : Le cadeau de Noël de Netflix

      Netflix sortait le 16 décembre dernier sa nouvelle série originale, The OA. Considérée comme le Stranger Things de Noël, on vous donne notre avis sur ce nouveau bijou du petit écran, racontant l’histoire d’une jeune fille aveugle enlevée à l’âge de ses 15 ans, et qui refait surface avec la vue 7 ans plus tard. Brit Marling nous guide dans les méandres de cette série accompagnée par Jason Isaacs (Harry Potter), Patrick Gibson (Cherry Tree), ou encore Phyllis Smith (The Office).

       

      Entre deux récits

      Brit Marling et Zal Batmanglij, réalisateurs visionnaires de cette série, nous introduisent leur univers assez directement avec le retour au bercail de Prairie, personnage principal. Mais ce n’est pas là que commence réellement la série. Il faut attendre une heure avant de comprendre que cette première saison va être un suspens entre deux temporalités, lorsque l’on découvre finalement un générique d’introduction qui marque le début du récit de Prairie. Ces huit épisodes à durées variées vont nous confronter au passé de Prairie, pour comprendre ce qui lui est arrivé, mais également à son présent et son avenir. Ces deux aspects se traduiront de manières différentes à l’écran, mais seront bien distincts.

      Marling et Barmanglij nous confrontent donc à un double univers qui nous pousse à nous impliquer plus profondément dans ces histoires entremêlées. On a apprécié découvrir et comprendre l’histoire de Prairie, mais on a également aimé savoir ce qu’elle en a fait après son retour chez elle.

       

      Emprisonnés dans la série

      Vous le découvrirez assez rapidement dans la série, le thème de l’emprisonnement est relativement central. Barmanglij et Marling nous mettent face à Prairie, qui a traversé différentes formes d’emprisonnement, jusqu’à nous faire comprendre que celui-ci n’est pas nécessairement physique. De cet aspect, on se sent nous aussi attirés par cet univers qui nous plonge dans ces sept années de labeur psychologique jusqu’à nous faire apercevoir qu’on ne peut pas être exclusivement emprisonné par quatre murs.

      Tous ces éléments sont retranscrits filmiquement par la façon dont les réalisateurs mettent en scène leur monde : le choix de filmer de très près une aveugle pour nous empêcher de découvrir ce qui se passe visuellement autour d’elle, le choix de nous montrer des parents inquiets, surprotecteurs, le choix de cette prison de glace, résumant la dernière phrase du paragraphe précédent.

      En conclusion, cette première saison de The OA nous fait croire que nous sommes face à un prequel installant le lieu et les personnages au centre de l’action. Pour l’instant, aucune saison 2 n’est commandée, mais les réalisateurs ont déjà planifié la suite en attendant que nous, spectateur, décidions de l’avenir de la série.

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