Critique Atomic Blonde

Critique « Atomic Blonde » de David Leitch : un thriller à l’anglaise survitaminé


David Leitch initialement connu pour la saga John Wick (en ce moment a la direction de Deadpool 2), revient cette semaine avec Atomic Blonde. Ce thriller à l’anglaise prenant et rythmé est porté avec brio par Charlize Theron, James McAvoy et John Goodman.

 

Dans la lignée du cinéma de Guy Ritchie 

David Leitch connaît ses références et s’inspire énormément du cinéma de Guy Ritchie. Cinéaste anglais détesté par la critique de son propre pays, ce réalisateur est pourtant parvenu à se créer une identité artistique forte et un style qui lui est propre. Réalisation clippée a la manière de Sherlock Holmes, un rythme toujours soutenu à la manière de King Arthur, des univers variés et une « coolitude » inébranlable à la manière de son chef-d’œuvre Snatch. Mais la comparaison ne s’arrête pas là, puisqu’Atomic Blonde traite des confrontations pendant la chute du mur de Berlin, ce qui n’est pas sans rappeler Man from Uncle, le buddy-movie de Guy Ritchie. Atomic Blonde est donc un film extrêmement rythmé, aux idées de mise en scène intéressantes et originales. Les personnages sont hauts en couleur, les situations funs et décalées et le rythme de l’action est parfaitement dosé. Atomic Blonde s’inscrit dans la lignée d’un cinéma vif, dominé par Guy Ritchie, Danny Boyle, Matthew Vaughn ou encore Tarantino. David Leitch s’inspire également de Nicolas Winding Refn pour son traitement de la lumière. En jouant sur les néons, David Leitch tente joyeusement de jouer avec une nostalgie qui est aujourd’hui omniprésente dans le cinéma, sans oublier d’y apporter une certaine modernisation dans l’esthétique. Même les musiques oscillent entre les années 1980 et aujourd’hui.

Un divertissement haut de game 

Si on laisse de côté un scénario relativement bancal, simpliste et des personnages secondaires insipides, Atomic Blonde est un divertissement haut de game. Charlize Theron est envoûtante. Jamais sublimée, elle est présentée à vif dans la peau d’une protagoniste forte, dépassée par les événements, successivement chasseuse et proie. James McAvoy signe son classique mais convaincant rôle de tête brûlée beau gosse et douée dans la lignée d’Ordure ! ou Trance. David Leitch tente régulièrement de rendre son film classe. Certains crieront au navet, affirmant que le fond est délaissé pour la forme. Pour autant, ce divertissement très appliqué vaut assurément le détour malgré son scénario léger. Mais c’est lorsque David Leitch décide de filmer l’action que tout son talent émerge. Il démontre sa maîtrise de l’espace, sa capacité à garder les corps en mouvements, ainsi qu’une caméra fluide. Les scènes de combat sont renversantes, dominées par une maîtrise unique et novatrice. Atomic Blonde ne comporte que deux grosses scènes d’action dont celle de l’immeuble, qui se démarque par des combats au corps à corps inoubliables. David Leitch contrôle parfaitement sa caméra, et offre de superbes chorégraphies pour des combats intenses et réalistes. Charlize Theron n’a rien à envier à ses homologues masculins et David Leitch démontre qu’il pourrait être un réalisateur à suivre dans le domaine de l’action. On attend donc avec impatience Deadpool 2.

Atomic Blonde n’est pas un film d’auteur pensé et écrit mais un divertissement totalement fun, bien dosé, bien rythmé et toujours prenant. Un petit shoot d’action bien mérité en cette période estivale. Charlize Theron ajoute un nouveau rôle à sa carrière tandis que David Leitch s’entraîne pour l’antihéros en collant rouge.

 

Bande-annonce Atomic Blonde

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