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      Tartuffe – quand les femmes prennent le pouvoir !

      Tartuffe : une des pièces les plus connues du répertoire classique, à tel point que ce nom est passé dans le langage courant pour désigner un personnage pétri d’hypocrisie

      L’histoire, en bref ? Orgon chef de famille confit de bêtise et de naïveté, véritable pantin, est tombé sous la coupe d’un faux-dévôt, Tarfuffe, un imposteur devenu son directeur de conscience, auquel il a promis sa fille Marianne, mais qui tente en réalité de séduire sa femme, Elmire, et aspire à le dépouiller. Dorine, la servante de Marianne, va orchestrer la révolte des femmes contre l’emprise tentaculaire de Tartuffe et la bêtise naïve d’Orgon.

      Tartuffe – quand les femmes prennent le pouvoir : le pari audacieux de Grégoire Aubert d’adapter le chef-d’œuvre de Molière en 1h15 de représentation, en nous faisant rire, nous émouvoir, réfléchir…

      • Une pièce très originale respectant les admirables alexandrins de Molière grâce aux choix judicieux de l’auteur
      • Un respect parfait de la trame et de l’intrigue. Mais avec trois femmes qui campent à tour de rôle les personnages féminins, ainsi que Tartuffe et Orgon, en revêtant des masques issus de la commedia dell’arte.
      • Une pièce enlevée, ponctuée d’instants musicaux et dansés par trois excellentes comédiennes, Théodora Carla, Anaïs Khaizourane, Sophie Millon, qui alternent avec aisance tous les rôles de la pièce, avec une belle énergie et dans une parfaite symbiose.
      • Des scènes désopilantes, d’une sensualité brûlante ou d’une réelle réflexion philosophique.

      Après cette longue période de disette théâtrale, quelle joie de retrouver Orgon, hébété depuis qu’il s’est entêté de Tartuffe, dont les mots sonnent pour lui comme des oracles !

      Quelle joie de retrouver Tartuffe animé par la sainte ferveur d’un véritable zèle, mais incapable de se raisonner devant les appâts célestes d’Elmire !

      Quelle joie de retrouver Elmire, résistant aux avances pressantes de Tartuffe avec une rare subtilité.

      Quelle joie de retrouver Dorine pour qui le temps est toujours long du projet à sa réalisation !

      Quelle joie de retrouver Madame Pernelle, la mère de Tartuffe, selon laquelle les langues ont toujours du venin à répandre !

      Au total, une adaptation de Tartuffe fondée sur une variation des genres, un mélange des univers, des styles. Ce patchwork est terriblement ingénieux, intelligent, créatif, rythmé, plein d’humour !

      Adaptation/mise en scène : Grégoire Aubert

      Comédiennes : Anaïs Khaizourane, Sophie Millon, Théodora Carla. Création lumières et régie : Nicolas Ferrari. Création musicale : Benjamin Civil. Attachée de presse : Dominique Lhotte

      Au théâtre de l’Optimist, à Avignon, du 7 au 31 juillet à 14h (relâche les 14-21-28)

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