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      [Report] Le Bruit du Blé – 2 jours en octobre avec Gaël Faure à la Maison de la Poésie

      Retour sur la représentation du Bruit du Blé, hommage rendu par Gaël Faure à Jean Giono, le lundi 19 octobre à la Maison de la Poésie.

      Quand on est parisien et que notre rêve éternel d’un petit bout de jardin n’a jamais été aussi fort qu’avec l’apparition de la Covid, c’est aussi se sentir revivre que de retourner profiter, entre les murs de la Maison de la Poésie, d’un spectacle vivant.

      D’être tout simplement traversé par des mots, de vibrer sous les notes d’une guitare et d’une voix envoûtante, de se faire décrire un monde à travers deux voix qui se répondent.

      C’est le premier merci que l’on a envie d’adresser à Gaël Faure et à son compagnon de scène Nicolas Martel, qui nous ont proposé lundi soir une expression délicate, sensible et tragique de textes choisis dans l’œuvre de Jean Giono.

      C’est la figure du paysan qui ouvrira le bal de cette exploration. En textes et mouvements dansés, on est plongés dans la souffrance chorégraphiée des corps qui s’usent à travailler la terre, dans celle des âmes qui peinent à trouver la simplicité de la joie.

      Sur fond de sillons, de plaines ou de mains crevassées, les deux acteurs se donnent la réplique pour parler d’un sujet tragique, le seul qui soit essentiel : celui de notre condition. Les mouvements dansés, les discussions, les notes et les silences s’orchestrent à la perfection. De temps à autre, Gaël prend sa guitare et on entend Siffler, Ereinté, Le ColibriTraverser l’Hiver (tirés de l’album Regain) qui prennent place tout naturellement entre ces tranches de vie racontées en huis clos.

       

      Le second merci qu’on aurait envie de leur adresser, c’est de continuer, dans cette jolie proposition, à faire vivre la littérature de grands écrivains comme Jean Giono. Que l’on connaisse bien l’écrivain ou pas, cet hommage nous atteint par son universalité et sa vérité.

      Et quand on sait que pour Jean Giono l’essentiel, pour l’Homme, est d’affronter sa condition mortelle dans ce monde, et qu’il considère que la Société a inventé le divertissement pour éviter d’y faire face, le Spectacle ici est un spectacle conscient qui nous rappelle à notre condition, à notre rapport à la nature mais aussi à notre nature.

      On regrette seulement de n’avoir pas pu prolonger ce moment, couvre-feu oblige!

      Crédit photos: Logan Dechessy

      Replay de la représentation du 20 octobre

      1+
      Julie
      Parce que "la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée" Platon

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