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      L’Empereur des boulevards au Théâtre Montmartre Galabru

      En assistant à l’Empereur des Boulevards, pièce créée par la compagnie des Joyeux de la Couronne au Théâtre Montmartre Galabru, le spectateur réalise combien il connaît mal la vie de Georges Feydeau.

      L’incroyable destin de Georges Feydeau

      Auteur dramatique de la fin du XIXème siècle, Feydeau est surtout connu pour ses nombreuses pièces de vaudeville et de boulevard. Après Tailleurs pour dames, Georges Feydeau trouve son public avec Monsieur chasse !. Le public continuera d’encenser ses pièces suivantes Un fil à la patte, Le Dindon, La Dame de chez Maxim

      Mais c’est sans compter la concurrence qui existe à cette époque dans le monde des dramaturges : c’est le siècle de Victor Hugo, Edmond Rostand, Sacha Guitry… Le genre de la comédie-vaudeville va mettre du temps à s’imposer.

      Et c’est en cela que réside tout le paradoxe de la vie de Georges Feydeau : son acuité à observer les mœurs de son temps et à les tourner en ridicule, et son envie irrépressible de reconnaissance. De bonnes en mauvaises fréquentations, il y trouvera inspiration et perdition.

      Immersion totale au XIXème siècle

      Pour plonger le spectateur au XIXème siècle, la compagnie des Joyeux de la Couronne a investi sur les costumes, tous plus beaux les uns que les autres. Personnages – 26 pour 7 comédiens -, chorégraphies – le fameux French Cancan -, chansons et bande-son de piano enregistrée, donnent la joyeuse ambiance de l’époque. Dommage cependant qu’il n’y ait pas eu de pianiste en direct sur scène. La scénographie pensée par Olivier Schmidt est ingénieuse avec son système de voilages qui divise l’espace en trois plans, créant de belles scènes.

      La pièce débute, comme dans toutes les pièces de Feydeau, sur un rythme effréné et drolatique, avec des scènes à la mécanique très bien huilée. Puis l’écriture devient plus sérieuse et interroge le public sur la question de l’artiste en quête éternelle de reconnaissance et de succès.

      Un casting prometteur

      Alexis de Chasteigner présente une troublante ressemblance aux portraits qu’on connaît de Feydeau, et malgré quelques accrochages au niveau de l’articulation, il l’incarne avec authenticité. Olivier Schmidt, Kévin Maille et Léonard Courbier investissent plusieurs personnages avec efficacité. Quant à Alexandra Magin elle passe d’une jeune et élégante Marie-Anne Carolus, à une Diane Feydeau volontaire et déterminée. Mais il faut surtout parler de Séverine Wolff et de Thibaut Marion. Elle est une comédienne polyvalente, danseuse du fameux French Cancan, excellente chanteuse qui nous régale à chacun des passages chantés et des rôles qu’elle incarne à la perfection. Lui irradie de sa présence scénique, à la fois attirant et dangereux, beau et troublant, transcendé par ce rôle d’ange noir qui mènera à sa perte Georges Feydeau. Il est regrettable que ces deux comédiens ne soient pas plus longtemps sur scène.

      Depuis peu sur la scène théâtrale parisienne, on voit beaucoup de biographies de célébrités comme le fameux Edmond d’Alexis Michalik ou encore La Machine de Turing de Benoit Solès. L’Empereur des boulevards d’Olivier Schmidt s’inscrit dans cette tendance, et le spectateur passe un moment énergique et agréable.

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      Affiche L'Empereur des Boulevards ou l'incroyable destin de Georges Feydeau
      Plongez au XIXème siècle et découvrez l’homme se cachant derrière l’auteur à succès : un spectacle rendant hommage au maître du vaudeville.

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