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      Une servante vraiment pas comme les autres !

      The Handmaid’s Tale : la servante écarlate

      Genre : Science-Fiction , Drame , Mystère & Thriller

      Récompenses :

      Prime Time Emmy award de la meilleure actrice dans une série dramatique, Golden globe de la meilleure actrice dans une série dramatique, Satellite Award de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique, Critics’ Choice Television Award de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique, Producers Guild of America Award : Norman Felton du meilleur producteur de série télévisée dramatique, MTV Movie & TV Award de la meilleure performance dans une série télévisée.

      The Handmaids Tale SE The Handmaids Tale Season Episode

      Distribution :

      Elisabeth Moss : June Osborne / Offred
      Joseph Fiennes : Commandeur Fred Waterford
      Yvonne Strahovski : Serena Joy Waterford
      Max Minghella : Nick Blaine
      Madeline Brewer : Janine Lindo

      Description

      Intégrale de la saison 1 (10 épisodes) :

      1.01 – Defred (Offred)
      1.02 – Jour de naissance (Birth Day)
      1.03 – Retard (Late)
      1.04 – Nolite Te Bastardes Carborundorum (Nolite Te Bastardes Carborundorum)
      1.05 – Fidélité (Faithful)
      1.06 – La Place d’une femme (A Woman’s Place)
      1.07 – De l’autre côté (The Other Side)
      1.08 – Chez Jezebel (Jezebel’s)
      1.09 – Le Pont (The Bridge)
      1.10 – Nuit (Night)

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      Le plot :

      Dans un proche futur, la combinaison de pollutions environnementales et de maladies sexuellement transmissibles a entraîné une baisse dramatique de la fécondité qui a pour conséquence un taux de natalité extrêmement bas. Les « Fils de Jacob », une secte politico-religieuse protestante de type restaurationniste et aux accents fondamentalistes, en a profité pour prendre le pouvoir, détruisant la Maison-Blanche, la Cour Suprême et le Congrès lors d’un coup d’État.

      Dans cette société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction. 

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      Impressions :

      Le premier mot qui nous vient est « wouah » !!!

      Ce scénario dystopique hors du commun, tiré du roman éponyme de Margaret Atwood, ne vous laissera pas indifférent.

      Pour sûr, vous assisterez à une saison qui filera en un claquement de doigts.
      Car avec ses 10 épisodes de moins d’une heure chacun, on évolue dans un climat addictif…et pour le moins pernicieux !

      Esclave et mère porteuse, June Osborne (Mad men), devenue malgré elle, Defred (contraction du nom de son nouveau propriétaire) va devoir apprendre à survivre dans un monde (créé par des fanatiques religieux) qui lui a pris sa famille, son travail et sa condition humaine.

      Les personnes qu’elle a connues sont aujourd’hui prisonnières ou disparues.

      L’hostilité qui règne ne lui permet pas de fuir. Dans la maison de ses ravisseurs, tous sont de connivence (chauffeur, servantes, la maîtresse de maison, le commandant, les marthas…).

      Pour retrouver sa fille Hannah et son mari Luke, June/Defred devra s’accorder au chantage, à l’humiliation, au viol, à la culpabilité et à la torture.

      Aidée par Nick qu’elle soupçonne au départ d’être un œil (espion de Gilead), elle va résister et connaître à nouveau l’amour.

      Elle devra faire abstraction de la liberté qu’elle a un jour connu et découvrir, à ses dépends, le prix à payer pour la retrouver et protéger les siens.

      Fait indiscutable : la désobéissance est chèrement payée au royaume de Gilead (nom de ce nouveau monde) et qu’importent les excuses invoquées.

      L’accalmie en période de résignation s’oppose à la forte agitation des moments de rébellion. Ils sont d’ailleurs les fers de lance du climat si « dérangeant » de la « servante écarlate ».

      Sachez-le dès à présent, aucune scène de violence physique ou psychique ne vous sera épargnée.

      Lapidation, excision, viols, électrocution, pendaison, oppression sont les prix à payer pour insubordination.

      Les flashbacks reviennent sur l’époque révolue de « la belle vie », donnent un arrière goût amer et futuriste de ce que nous pourrions être amenés à connaître un jour.

      La réalisation témoigne ici de l’inquiétude qui a dû régner durant la présidence Trump où le sort des femmes n’était pas des plus… réjouissant.

      Une Amérique à l’époque dérangeante à l’instar de chaque opus de cette série.

      Alors clairvoyance ou fiction ?

      Quoi qu’il en soit, le malaise s’accroît à mesure que l’on avance dans l’aventure.

      Combien de ces entités quotidiennement torturées arriveront à « tenir le coup » et à survivre à leur condition d’esclave ?

      Janine ? Emily ? Deglen ? Moira ?

      Cette servante n’a pas uniquement d’écarlate la couleur si distinctive de sa toge l’élevant au rang de poupée fécondable, mais également le sang qu’elle fera couler.

      Vous l’aurez compris, on aurait certes, vu plus gai en terme de script mais, en observant la violence qui crée le fil conducteur de chaque épisode, on soupçonne que le scénario repose sur une histoire au fond résolument féministe.

      Des sentiments forts, contradictoires, nous prennent aux tripes lorsqu’on réalise que ce « nouveau » monde majoritairement patriarcal a été l’initiative d’une…femme !

      Chaque nouvel événement tombe alors, tel un couperet, avertisseur d’un drame prochain.

      Le spectateur doit intégrer le rythme imposé par Gilead et ses formules de politesse tirées de citations bibliques.

      Seules conversations autorisées aux servantes (« Que le seigneur ouvre », « Béni soit le fruit » pour prier pour la fertilité d’une autre servante, « on nous a envoyé du beau temps »…) deviennent familières comme les insultes  « traîtres au genre » (destinée aux gays et lesbiennes), « unwomen » (pour parler des infertiles).

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      Que l’on apprécie ou pas les ingrédients de cette série sortie en 2017, une chose est sure mesdames, la « servante écarlate » risque de vous donner à réfléchir, voire à réviser votre vision de l’enfantement et de la place de la femme dans notre monde actuel.

      Une mention très spéciale pour la playlist un brin « anachronique » qui fait de chaque générique un plaisir renouvelé.

      Quatrième saison en cours de diffusion en France (ocs).

      THE HANDMAID’S TALE Bande Annonce (2017) La Servante Écarlate, Série

       

       

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