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      Top 10 des enquêteurs du petit écran : découvrez qui sont les élus

      Loupe et carnet à la main, ils ont marqués le petit écran par leur esprit de déduction, leur intelligence ou encore leur personnalité bien singulière.
      À l’occasion de la reprise très attendue de la saison 4 de Sherlock, la rédaction de JustFocus a décidé de vous (re)plonger dans l’univers des enquêtes et affaires criminelles. On vous dresse le portrait de ces détectives inoubliables.

       

      Le plus toqué 
      Adrian Monk dans Monk 

      Adrian Monk Adrian Monk est un détective à part entière et clairement en marge des autres. En effet, Adrian souffre de TOC : peur du vide, des microbes, de la foule, de l’obscurité et même du lait. On comptabilise pas moins de trois cents phobies, rien que ça. Mais c’est à la suite de l’assassinat brutal de sa femme, Trudy, que ses TOC s’intensifient, au point de mettre son travail d’inspecteur de police en péril. Déchu de ses fonctions, il devient alors consultant pour la police de San Francisco au côté de son ami et ancien collègue le Capitaine Stottelmeyer. Malgré sa maladie et son profond mal-être, Adrian Monk conserve ses talents pour résoudre les affaires les plus complexes. Sa mémoire photographique et son sens pointu de la déduction font de lui le détective le plus redoutable qui lui vaut souvent la remarque « C’est donc vous le célèbre Monsieur Monk ». Lors du premier épisode de la série, Monk est décrit comme le « nouveau Sherlock Holmes » mais n’est perçu que comme un fou. Certes égoïste et avare avec les autres, il est toutefois capable de dépenser énormément d’argent pour préserver la mémoire de sa femme. Cette personnalité, aussi complexe soit-elle, fait de lui un homme extrêmement sensible et touchant. Il ne tombe jamais dans le larmoyant, il est capable de nous faire pleurer aussi bien de rire que de tristesse. Et c’est ce qui nous donne une série d’une qualité remarquable et réaliste contenant des épisodes à couper le souffle. On peut citer Monk Papa poule, Monk s’en va ou encore Monk ne ferme plus l’oeil, chaque épisode toujours ponctué par son célèbre « Voilà ce qu’il s’est passé ».
      Incarné par Tony Shaloub, le personnage d’Adrian Monk lui a valu d’être nominé chaque année pendant huit ans aux Emmy Awards dont il remporte le prix du meilleur acteur trois fois. Mais la liste ne s’arrête pas là, puisque l’acteur reçoit également un Golden Globe après quatre nominations et reçoit deux fois le Screen Actor Guild Award. Le personnage d’Adrian Monk apporte à Tony Shaloub une notoriété internationale qui révèle au monde entier ses talents d’acteur. Il déclare lui même que la série est « unique et marrante, un équilibre entre le drame et la comédie ». On aurait pas dit mieux. 

       

      Le plus sociopathe 
      Sherlock Holmes dans Sherlock 

      SerlockPlus d’un siècle après sa création, le personnage de Sir Arthur Conan Doyle est encore aujourd’hui très populaire. Parfois même, certains personnages s’inspirent du célèbre détective (dont quelques-uns font partie de cette liste). Et même si nombreuses ont été les adaptations, la version incarnée par Benedict Cumberbatch restera l’une des plus marquantes du petit écran voire l’une des plus marquantes tout court. 
      Dans cette version, Sherlock et son fidèle acolyte, le docteur John Watson, sont transposés dans le 21ème siècle. Et qui dit 21ème siècle dit nouvelles technologies, désinhibition du sexe et des drogues. Et ça Mark Gatiss et Steven Moffat, les showrunners de la série, l’ont bien compris. Ainsi Sherlock, personnage vieux de cent ans, devient un homme « So 21’s ». Dans ses romans, Conan Doyle décrit Sherlock Holmes comme un homme élégant, élancé aux cheveux bouclés et noirs, bref le portait craché de Benedict Cumberbatch, vous ne trouvez pas ? Beau et charmeur, ce Sherlock se définit lui-même comme un sociopathe de haut niveau. Doté d’une intelligence hors norme, celle-ci est stimulée par l’utilisation de tabac et de certaines drogues qui permettent au détective d’atteindre un état de méditation propice à la concentration. Sherlock vit clairement avec son temps : il est carrément accro aux nouvelles technologies et utilise à outrance SMS, emails et GPS pour ses enquêtes. Son ego surdimensionné lui vaut d’être souvent insulté par son entourage mais pourtant, sa culture générale laisse à désirer. C’est même Watson qui lui apprendra que le Soleil tourne autour de la Terre.
      La série anglaise a su renouveler, avec qualité, le genre du célèbre personnage. Remarquablement écrite et réalisée, Sherlock est une adaptation soignée, innovante qui met en scène un Sherlock Holmes branché et connecté. En 2017, la série comptabilisera désormais quatre saisons de trois épisodes : si vous n’avez pas encore regardé le premier épisode de la dernière saison, vous pouvez tout de même en voir la bande-annonce !
      Nommé au BAFTA du meilleur acteur, Benedict Cumberbatch incarne à merveille ce Sherlock des temps modernes. Cynique et séduisant, Cumberbatch a cette particularité d’être étrange sans être pour autant suffisant. Pour les créateurs, Benedict Cumberbatch était leur premier et leur seul choix et remarquent que l’un des principaux défis en interprétant Sherlock Holmes est que tellement d’acteurs ont joué ce rôle que peu ont su laisser leur empreinte, contrairement à Benedict.

       

      Le plus imbuvable 
      Grégory House dans Dr House 

      Grégory HouseÀ défaut de confondre en justice des assassins, voilà un détective bien particulier. En effet, le Docteur House traque virus, maladies et maux inconnus et les victimes sont toutes (ou presque) vivantes. Chef du département de la médecine diagnostique, Grégory House, aidé de son équipe, est chargé de diagnostiquer les cas médicaux les moins évidents. À la suite d’un infarctus dans la jambe droite, il perd l’usage partielle de celle-ci et se voit contraint de marcher avec une canne. Une douleur constante l’entraîne à prendre une dose déraisonnable de Vicodin, un puissant analgésique. La série au générique célébrissime s’articule donc évidemment autour de la toxicomanie du médecin. Totalement conscient de sa dépendance, il admet qu’il est accro dès la première saison mais pour lui, une chose est sûre : ce n’est en aucun cas une raison d’arrêter. House ne passe pas par quatre chemins, on l’aura remarqué. Cynique au possible, il est insupportable avec ses patients, ses collègues et même son meilleur et unique ami. Pour lui, exit les conventions sociales, il adopte à sa façon la philosophie de Sartre : se rapprocher des patients et s’intéresser à leur histoire pourrait altérer son raisonnement. À l’antithèse de l’image qu’on se fait du parfait docteur, Grégory House se révèle bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Plus qu’un homme qui se contente d’être intraitable, c’est surtout un homme qui a souffert et qui souffre encore autant physiquement que psychiquement. Et une chose le prouve : il est devenu l’un des personnages préférés du petit écran. Mais le personnage puise clairement son inspiration dans le célèbre détective, j’ai nommé, Sherlock Holmes. Le créateur ne s’en cache pas puisque David Shore a toujours dit être fan du personnage. Et la ressemblance est plus que frappante : une capacité intellectuelle et de raisonnement affiliés à une approche peu conventionnelle. Pour aller plus loin, les scénaristes ont poussé la ressemblance jusque dans son nom et celui de son meilleur ami, James Wilson, qui comporte les mêmes initiales de l’acolyte de Sherlock Holmes, John Watson.
      Et dans la peau de cette version médicalisée de Sherlock Holmes on retrouve… un British ! Après un simple casting vidéo, c’est Hugh Laurie qui est choisi pour camper le rôle du médecin satirique. Véritable révélation en Angleterre, il devient une star mondiale grâce à la série qui lui permet d’obtenir deux Golden Globes à deux années consécutives. C’est lui-même qui a insufflé le style du Docteur : la canne, les baskets, bref un vrai style de jeu qui donnera lieu aux meilleures répliques de séries télé.

       

      La plus jeune 
      Veronica Mars dans Veronica Mars 

      Veronica Mars

      Oui, le métier d’enquêteur peut se commencer dès le plus jeune âge. Lycéenne, Veronica Mars est la plus jeune détective du petit écran. Et c’est papa, lui-même ancien shérif reconverti en détective privé, qui donne le goût du métier à sa fille qui n’hésite pas à louer ses services à ses camarades de lycée. La vie de la jeune lycéenne semble être une vie rêvée :  des parents présents, un petit ami plutôt mignon, une meilleure amie avec qui elle entretient un lien fort et son petit job étudiant. C’est alors que tout s’effondre : son petit ami rompt, sa mère abandonne la famille et pour couronner le tout, sa meilleure amie est assassinée dans de mystérieuses circonstances. Quand son père, alors encore shérif, accuse à tort le père de la jeune fille décédée, il est destitué de ses fonctions et Veronica paie en quelque sorte l’erreur de son père au lycée. Têtue et fonceuse, elle se met en quête de retrouver le véritable meurtrier. Que de choses à faire pour un si petit bout de femme n’est-ce-pas ?
      Veronica Mars a indéniablement marquée toute une génération, renouvelant à elle seule l’archétype de la série pour ados. À l’instar des parfaites jeunes filles de familles américaines, Veronica redonne un souffle nouveau au personnage féminin dans les séries d’ados : bornée, un peu garçon manqué et sans gêne, elle est capable de changer de visage quand la situation s’y prête.

      Au grand dam de ses fans, la série a pris fin après une troisième saison sauvée de justesse et ce grâce à la mobilisation de ses aficionados. Alors âgée de seulement vingt trois ans, c’est Kristen Bell qui est choisie pour incarner la mini-détective à la tête dure. Le rôle de Veronica l’a révélée au grand public. Certains critiques lui reconnaitront une belle interprétation et regretteront même qu’elle n’ait été nominée aux Emmy Awards pour son rôle. S’en suivent alors de nombreux projets, tous plus ou moins efficace pour Kristen qui retrouvera cependant le rôle phare de ses débuts presque sept ans après la fin de la série avec le film Veronica Mars. Bien que destiné à un public adolescent, Veronica Mars n’est pas resté superficiel et a puisé plus loin : dans un contexte post-féministe, la jeune fille évolue, s’interroge et devient un personnage féminin de référence.

       

      Le plus énigmatique 
      Rustin Cohle dans True Détective 

      Rust CohleTrue Detective est sans aucun doute la révélation du petit écran de l’année 2014. Et le succès de la série tient en partie aux deux personnages principaux : Marty Hart (incarné par un extraordinaire Woody Harrelson) et Rustin Cohle. Et c’est ce dernier qui se démarque et se permet de figurer dans ce top. Mais alors qui est Rustin Cohle ? Anciennement agent infiltré des stups, Rustin se laisse entraîner dans la spirale de la drogue et les affres de l’alcool. En cause : le tragique accident auquel a succombé sa fille âgée d’à peine deux ans. Après un séjour en hôpital psychiatrique, Rustin est affecté à la division homicide en Louisiane. Ce qui fait de lui un enquêteur particulier, c’est son incroyablement don, mêlé à des troubles psychiques bien ancrés. Il dédie sa vie à son travail et stocke tous les éléments de ces enquêtes dans un cahier dont il ne se sépare jamais, ce qui lui vaut le surnom de « Percepteur » (Tax Man dans la version originale). Un homme hanté, Cohle pense que la vie est vide de sens, que l’espoir n’est qu’une auto-illusion et que les hommes sont simplement de la « viande sensible ». Oui, l’inspecteur est réellement un être torturé et pessimiste ce qui n’enlève en rien son intelligence. Il est rigoureux, parle peu mais agit efficacement.
      Qui aujourd’hui ne connaît Matthew McConaughey ? D’abord dépeint comme l’archétype du surfeur aux cheveux brillants et biceps luisants, Matthew démontre que son physique n’est qu’une enveloppe qui cache un potentiel énorme. Nominé aux Emmy Awards pour son interprétation sombre et authentique, Matthew McConaughey montre à ceux qui ne le savaient pas encore qu’il peut être plus qu’un simple golden boy. À l’instar d’une série de qualité et de partenaires exceptionnels, Matthew a su sortir son épingle du jeu et inscrire l’inspecteur Rustin Cohle dans la liste des meilleurs détectives de séries, à tel point que son ombre planera au-dessus de la seconde saison de la série. Même si la chose n’est pas encore envisagée, l’acteur a déjà déclaré qu’il aimerait reprendre son rôle dans la suite de la série : affaire à suivre…

       

      Le plus condamné
      Charlie Crews dans Life 

      Charlie Crews

      Charlie Crews était un officier de police tout à fait ordinaire… avant d’être déclaré coupable du double meurtre de ses amis. Incarcéré à tort et condamné à perpétuité (Life en anglais américain), Charlie Crews est le seul détective de notre liste à s’être retrouvé de l’autre côté des barreaux pour une longue peine. Après douze ans d’emprisonnement et au prix de beaucoup d’efforts, son avocate obtient sa libération, avec test ADN prouvant son innocence. Il obtient alors un dédommagement s’élevant à des milliers d’euros. Souhaitant retrouver sa vie d’avant, Charlie est réaffecté à son poste d’officier de police à Los Angeles. Et en douze ans, le monde a bien évolué. Nouvelles technologies et nouvelle coéquipière, Charlie doit retrouver sa place dans un monde qui n’est plus le sien. Loin d’avoir perdu son humour, le flic fonctionne avec instinct, mais ces douze années d’enfermement ont laissés des traces. Profondément marqué et déboussolé, l’officier s’est réfugié dans la lecture zen et développe alors une nouvelle philosophie qui lui permet, dans sa vie d’aujourd’hui, de résoudre des affaires complexes plus facilement qu’auparavant. En parallèle, il tente de découvrir l’auteur de la triste machination dont il a été la victime.  
      Alors oui, la série n’a pas connu un succès fulgurant car, après seulement deux saisons, elle prend fin. Mais elle a eu l’intelligence de mettre en lumière l’acteur qu’est Damian Lewis. Avant le succès reconnu d’Homeland où il incarne le célèbre Nicholas Brody, Damian Lewis n’est pas passé inaperçu dans Life. Life, série policière certes classique et parfois incohérente, mais où Lewis a su imposer son style : cynique, décalé et ambiguë. Il dévoilait ses talents dans Band Of Brothers (Frères d’armes), s’affirmait dans Life et s’imposa dans un rôle charismatique dans Homeland, pour lequel il reçu un Golden Globe, un Emmy Award et bien d’autres récompenses encore. 

       

      Le plus fou 
      Walter Bishop dans Fringe 

      Walter BishopDans les années 1970, Walter Bishop est un as de la science. Véritable petit génie, il travaille pour le gouvernement américain aux côtés de son ami et partenaire William Bell. Avec lui, Walter se lance dans de nombreuses expériences autour de la fringe science (littéralement, la science marginale, à la frontière des disciplines scientifique reconnues). En marge de sa vie professionnelle, Walter est marié à Élisabeth avec qui il a un fils : Peter. Mais en 1985, la vie de Walter bascule : son fils tombe gravement malade, souffrant d’un mal inconnu. Malgré son génie, Walter aura bien du mal à trouver la raison de cette maladie génétique. Le scientifique commet alors l’irréparable et fait plusieurs erreurs qui le conduiront à prendre une décision lourde de conséquences. Il demande à son ami, le Docteur William Bell, d’opérer son cerveau, de peur de voir l’homme qu’il devient au fil du temps. Suite à cela, Walter est déclaré fou et interné dans un hôpital psychiatrique où pendant dix-sept ans, personnes ne viendra lui rendre visite, pas même son fils. Et c’est là que l’agent du FBI Olivia Dunham vient bouleverser sa triste existence. En effet, l’agent est confrontée à un phénomène paranormal que seul le scientifique est apte à comprendre. Accompagné de son fils Peter, Olivia rencontre alors le scientifique. Libéré mais demeurant sous la tutelle de son fils, Walter retrouve son laboratoire dans les sous sols d’Harvard. Il forme avec Olivia, Peter et sa toute nouvelle assistante, Astrid, l’équipe de la section Fringe. Ensemble, ils s’associent pour résoudre les affaires les plus étranges. Toutefois, Walter reste très perturbé par son internement. Il retrouve son âme d’enfant en retrouvant sa liberté. Conscient de la chance qui lui est offerte, Walter retrouve le domaine dans lequel il excellait plus jeune. Il peine à se concentrer mais son fils, Peter, et sa douce assistante Astrid, sont là pour le ramener à la réalité. Walter est un homme touchant, conscient des erreurs qu’il a pu faire, très honnête, il n’a aucun filtre, rien ne vient transformer ce qu’il pense. Et nous, on l’aime comme ça. 
      La carrière de John Noble décolle réellement dans les années 2000 quand il incarne un des personnages de la célèbre trilogie Le Seigneur des Anneaux. Mais c’est le rôle du Docteur Walter Boshop, dans l’excellente série qu’est Fringe, qui lui donne vraiment son titre de Noblesse. Il donne à Walter cette sensibilité et cette instabilité qui le caractérise, un génie fou. Et pourtant, peut être n’était-il pas si fou qu’on le pensait…

       

      Le plus malin
      Spencer Reid dans Esprits Criminels

      Spencer ReidOu plutôt Docteur Reid, comme chacun le précise dans la série. Et non, on aura pas choisi le grand musclé ou le gendre idéal mais bien le petit jeune de la bande à la mèche rebelle. Spencer Reid est le cadet de l’équipe de profiler de la série qui fait les beaux jours de TF1. Il est le cadet mais aussi, et surtout, le plus intelligent, et là on emploi le mot au sens propre du terme. Véritable petit génie, Spencer possède un QI de 187 et ses compétences sont impressionnantes : capacité de lire vingt mille mots à la minute, mémoire hypermnésique, connaissances en chimie, mathématiques, psychologie, ingénierie et même philosophie, bref on ne les compte plus. Il obtient son baccalauréat à l’âge de douze ans, entre à l’université à quatorze et devient agent spécial du département des sciences du comportement à vingt-trois. Il en est à peine au quart de son existence que le Docteur semble avoir déjà tout réussi. Et pourtant, la vie ne lui a pas fait que des cadeaux : abandonné par son père à l’âge de cinq ans, cet abandon laisse une marque indélébile dans le cœur du profiler. Et c’est seul qu’il doit faire face à la schizophrénie naissante de sa mère, maladie qu’il redoute de développer. Il affirmera d’ailleurs savoir « ce que c’est d’avoir peur de son propre esprit ». Encore adolescent, le jeune homme est humilié, une succession d’événements tragiques transformera le garçon peu sûr de lui en homme indépendant et fort, un vrai dur à cuire. Et c’est justement cette évolution qui en fait le personnage le plus intéressant et profond de l’équipe. Personne n’a encore réussi à contredire ses dires et pourtant, il garde une profonde humilité. Aujourd’hui, l’équipe (tout comme les spectateurs d’ailleurs) ne saurait se passer de lui, bien qu’il en doute parfois.
      Ancien mannequin, Matthew Gray Gubler ne se sert pas de son physique pour donner un sens à son personnage. Bien que très séduisant, Matthew se cache sous des styles vestimentaires à la limite du douteux et des cheveux à tendances grasses. Il arrive à donner de la profondeur au Docteur Reid et c’est pourquoi on s’y attache depuis maintenant douze saisons ; parce qu’au-delà du caractère exceptionnel du personnage, on arrive à s’y retrouver, à s’y attacher et à l’aimer. 

       

      La plus féminine
      Stella Gibson dans The Fall 

      Stella GibsonÇa commençait à manquer de femmes dans ce top et Stella Gibson relève bien le niveau. N’en déplaise à la petite Veronica, mais en voilà une femme, une vraie. Stella fait office d’OVNI tant par son professionnalisme que par sa froideur et son rapport totalement décomplexé au sexe. Super Intendante au sein de la police de l’Irlande du Nord, Stella a dû sans aucun doute se forger une carapace de fer dans un monde profondément masculin. Appelée par la police de Belfast à la suite d’une série de meurtres, elle mène d’une main de fer son équipe même si c’est souvent seule qu’elle tire le meilleure de son talent d’enquêtrice. Stella n’a besoin de personne, elle n’est pas facilement accessible mais elle a un pouvoir irrémédiable sur les hommes : sa féminité, son côté séductrice et dominatrice qu’elle revendique. Elle sait jouer de ses charmes comme elle joue avec les hommes, et même parfois les femmes. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle confond ses enquêtes et sa vie personnelle. En effet, l’affaire sur laquelle elle est affectée tout au long de la série l’amène à avoir une approche différente : l’image de la femme que lui renvoie le serial killer. Le parallèle avec ce dernier est parfois confondant voire troublant. Avec Stella, c’est tout ou rien, c’est comme elle veut, quand elle le décide, bref avec elle on se laisse commander et c’est pourquoi on la prend au sérieux.  
      Et c’est la célèbre Scully d’X-Files qui tient ce rôle si complexe. Gillian Anderson excelle une fois de plus dans le rôle d’une femme de poigne. Véritable héroïne de pouvoir, Gillian a eu la capacité de faire de Stella un personnage si complexe qu’on ne sait si on l’aime ou si on la déteste. Acclamée par la critique, nous sommes d’avis pour dire que le rôle est amplement remplie par la somptueuse actrice dans une série qui semble pourtant être en déclin depuis la diffusion de la troisième saison.

       

      Le plus médium 
      Cal Lightman dans Lie to me

       Cal LittmanLe mensonge c’est tabou, on en viendra tous à bout et surtout le Docteur Cal Lightman. Expert dans l’étude et l’analyse du langage corporel et des micro-expressions, on ne peut vraiment pas la faire à l’envers à Cal. Pendant près de vingt ans, il développe son potentiel et en vient à travailler pour les services secrets américains. Il fonde par la suite une entreprise qui portera son nom, entreprise privée qui apporte son expertise à l’État sur les affaires les plus délicates. Cal est un homme entier : sûr de lui, colérique mais aussi très hautain, il est divorcé et élève sa fille adolescente, Emily, avec qui il entretient une relation fusionnelle. Mais son talent s’est formé durant de longues années. Après le suicide de sa mère, il avait pour obsession de révéler que les psychologues aurait pu agir. Il décortique chaque battements de cils, chaque mouvement de lèvres, il scrute chaque regard, chaque intention, une capacité difficile à vivre au quotidien puisqu’il ne peut s’empêcher de tout analyser. On l’aime parce qu’il joue bien la comédie, parce qu’il sort de l’ordinaire, parce qu’il est plus qu’un simple mentaliste. Son talent, il l’a travaillé, entretenu, il est réel et impressionnant.
      Lie to me, c’est bien sûr une série policière de plus, bien que prévisible elle a ce pouvoir hypnotique tout comme son interprète, le grandissime Tim Roth. Sans doute l’acteur le plus grand de la liste (et on ne parle pas de la taille). À son actif, que de grands films : on peut citer notamment Reservoir Dogs et dernièrement Les Huits Salopards desquels découlent plusieurs récompenses méritées. De son passage du grand écran au petit écran, Tim Roth aurait mérité mieux en terme de réalisation. Toutefois, la série n’entache pas sa carrière, qui se dévoile dans un registre différent, simpliste mais efficace. Le personnage de Cal Ligthman a le mérite de ne mentir à personne, il est authentique, qu’on l’aime ou qu’on le déteste.

       

      Dans un océan de personnages enquêteurs, ces dix personnalités sortent du lot par leur vécu, leur évolution et leur don. Chacun a su imposer son style et imposer un véritable caractère au personnage. 
      Alors bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive et ne relève que de l’avis d’un spectateur parmi tant d’autres, alors à vous de donner le votre et n’hésitez pas à en faire part en commentaires. Vous avez le droit de ne pas garder le silence et rassurez-vous, rien ne saura retenu contre vous.

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