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      The Walking Dead saison 7 : critique du season final

      Lundi soir était diffusé l’ultime épisode de la saison 7 de The Walking Dead. Une saison 7 critiquée, disputée et mal aimée mais qui a su relever le niveau avec certains (trop peu nombreux) épisodes. Et l’épisode 16 fait partie de ces quelques pépites. Retour sur cet épisode mordant, au sens propre comme au sens figuré. Attention spoilers. 

      Le premier jour du reste de sa vie

      Nous retrouvons donc tout la clique face un Dwight pour qui l’heure est au repentir. Nous comprenons alors qu’il est l’ombre à l’arbalète que nous avons aperçu dans les épisodes précédents. En effet ce dernier vient proposer son aide pour mettre un terme au règne de Negan. « Je veux la mort de Negan » clame-t-il. Méfiant comme à son habitude, et là on le comprend, Rick décide finalement de faire confiance à l’homme dévisagé et ravagé, et il sait qu’il prend un risque : « S’il ment, c’est déjà fini ». Mais c’est surtout l’occasion de retrouver un Daryl animal et sauvage comme on l’a connu. Et c’est seulement en trois minutes que Dwight arrive a convaincre Rick et sa bande, oui, un peu difficile à croire, tant l’homme a déversé sa haine sur le groupe de quelques manières que ce soit. 

      L’épisode intitulé sobrement « Le premier jour du reste votre vie » sonne surtout comme un hommage à Sasha. Parce que la veritable héroïne de l’épisode, c’est elle. On ne va pas revenir sur sa minable vendetta, initié par l’inutile Rosita. Mais on arrive finalement à trouver une certaine utilité à ce geste vain et stupide : une façon de rendre un hommage comme il se doit à l’un des personnages féminins les marquants, bien que peu exploité à notre goût dans la série. Sa mort est presque dévoilée dès le début de l’épisode : on l’a retrouve d’abord avec Maggie face à une lumière aveuglante puis avec Abraham (dont on savoure le retour et dont on regrette le « non retour » de Glenn) avec qui elle parle de l’utilité de se mettre en danger pour les gens qu’on aime. Et c’est comme pour transmettre un message à Rick que Negan transporte Sasha dans un cercueil jusqu’au lieu de la bataille. La croyant vivante, Negan provoque une fois de plus Rick en lui montrant qu’une personne qu’il aime mourra encore. Mais c’est Sasha qui surprend tout le monde en sortant de la boite… morte, beau paradoxe n’est-ce pas ? On comprend qu’elle a profité du voyage pour se sucider avec la pilule que lui avait donné Eugene. Tout le monde découvre, larme à l’oeil, le corps zombifié de Sasha qui se jette sur Negan pour assoiffer son besoin de nourriture. 

      Sasha restera donc l’un des personnages féminins les plus intéressants de The Walking Dead, mais à notre grand regret, trop peu exploité. On regrettera à coup sûr ce personnage qui méritait qu’on aille plus loin dans son évolution et on retiendra surtout son incroyable sacrifice. Et par là, elle offre une occasion pour son groupe de reprendre le dessus, qui se retrouve en très mauvaise posture. 

      Une meilleure offre pour une inévitable trahison

      Du côté d’Alexandria, Rick et ses nouveaux alliés, qu’on surnomme les ferrailleurs, attendent de pied ferme Negan. Mais il fallait s’y attendre, on assise à une belle trahison. Comment était-il possible de faire confiance à ce groupe ? Même nous spectateurs, avons pu pressentir de loin cette horrible trahison. Mais naïvement, on baisse notre garde tant notre attention est portée sur tout autre chose : l’histoire de Sasha notamment, mais aussi l’action veine d’Eugene qui préfère la diplomatie à l’action. 

      Alors qu’une explosion devait semer le chaos, surprise, rien ne se passe. Et là stupéfaction ! Oui parce que tout le monde, ou presque, est Negan, y compris le groupe de Jadis et ses ferrailleurs. Les armes se braquent sur Rick, Michonne et les autres et les voilà, de nouveau, en mauvaise posture. Malheureusement on s’y attendait tous et pourtant on ressent quand même un énorme sentiment de trahison. C’est tout naturellement que cette bande de profiteurs ont saisis « une meilleure offre ». Et c’est là que Sasha entre en scène. Avec son petit effet de surprise, elle permet à son groupe de reprendre le dessus, enfin presque. Oui parce que les choses ne sont jamais simples dans The Walking Dead. 

      TWD Rick and Jadis

      Plus qu’un groupe, une véritable famille

      On ne va pas se leurrer, Alexandria et son peuple sont bien trop peu nombreux pour faire face au groupe de Negan et Jadis. Même si le temps d’un instant Rick reprend le dessus, c’est inévitablement qu’il se retrouve genoux à terre, côte à côte avec son fils, Carl. On reprend les mêmes et on recommence : Negan fait tourner sa chère et tendre Lucille, assoiffée de sang, et s’apprête à donner une vilaine leçon à Rick en désignant de sa batte Carl. Comme une référence au premier épisode de la saison, la réalisation instaure le même état de stress et de panique, sauf que c’est un Rick plus déterminé que jamais qu’on retrouve face à un Negan qui perd de plus en plus de poids. Car oui, il le tuera, peut être pas aujourd’hui ni demain, mais il le tuera, quitte à devoir dire adieu à son fils. Cruel vous avez dit ? Oui, mais une manière de ne pas tomber dans le trop facile et après avoir dit au revoir à Glenn, Abraham et Sasha dans une même saison on se dit que les scénaristes pouvaient aller encore plus loin en enlevant la chair de son sang à Rick. C’était sans compter sur le reste de l’équipe, qu’on avait presque oublié.

      On assite à ce moment à l’une des scènes les plus spectaculaires et inattendu de l’épisode lorsque Shiva, le tigre du King Ezekiel, apparaît de nulle part pour venir dévorer l’un des sbires de Negan. Et on prend beaucoup de plaisir à voir Negan, aussi charismatique soit-il, dans une posture dans laquelle on n’a pas encore eu l’occasion de le voir : surpris, soucieux et faible. Derrière Shiva s’en suit donc Ezekiel, Carol et Morgan qui ont enfin pris conscience que le combat est nécessaire (il était temps) et Maggie, Jésus et le reste de leur groupe qui on pris le risque de mettre en péril la vie semi-paisible de La Colline car ils l’ont bien compris : l’esprit de famille prime sur tout. the-walking-dead-saisnale-c

      Nous sommes en guerre

      À défaut d’une vraie guerre, l’épisode 16 met en scène une simple et belle bataille, car oui on en aura vu de meilleures. Alors qu’on oublierai presque Michonne, jusqu’a à ce qu’on la croit morte, on aura malheureusement pas assisté à un grand combat. Et même la bagarre 100% féminine qui à terme à vue triompher Michonne n’aura servi à grand chose. Voilà surement l’un des plus grands regrets de l’épisode. Parce qu’on attendait beaucoup d’action au terme de cette saison 7 un peu plate. Mais cette saison nous aide à comprendre que The Walking Dead n’est pas seulement une série d’action, mais aussi une série qui réfléchi sur la condition humaine dans un monde post-apocalyptique. Une saison 7 qui sert de transition dans l’évolution des personnages principaux qui n’aurait pas pu se faire en un épisode : un développement qui méritait qu’on s’y intéresse vraiment.

       
      Comme l’avait promis les producteurs, cette saison 7 ne sait pas conclu sur un cliffanger mais sur un émouvant discours qui sonne comme une fin. Du côté des Saviors, Negan prépare son groupe et annonce qu’ « on part en guerre ». C’est aussi le cas du côté des « gentils ». Et c’est sobrement, sur une douce et belle musique, que Rick et Maggie font le point et se rendent compte qu’ils font partis de la même famille, que Daryl découvre la loyauté de Dwight. Et alors qu’on l’a retrouve au côté de Jesus dans les bois pour tuer le corps zombifié de Sasha, Maggie se remémore le commencement. Ce jour où, Glenn a offert son aide à un homme qu’il ne connaissait pas. Ce qui a fait qu’aujourd’hui de simple étrangers sont devenus une vraie famille. Un discours qui rend à Glenn, toute l’importance qu’il a donné et qu’il donne encore à la série. C’est là, une belle manière de se remémorer ce pourquoi on a aimé The Walking Dead, ce pourquoi on continue à regarder aujourd’hui et ce pourquoi on attendra la saison 8 avec beaucoup d’impatience.

      En somme un épisode qui a su relever le niveau d’une saison en baisse de moral, à l’image de leurs personnages, après une reprise choquante et mémorable. Malgré tout, la saison à l’image de l’épisode 16, a servi de transition pour une prochaine saison qui s’annonce sanglante. Une transition qui se recentre sur les personnages, leurs sentiments et ce qui fait d’eux des être humains avant d’être des combattants. Cependant, la guerre ne fait que commencer. 

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