Critique « Don’t F**k With Cats » (Netflix) : une docu-série angoissante !

En décembre dernier, Netflix a sorti un documentaire qui a interpellé bon nombre de fans de True Crime. Il s’agit d’une docu-série de trois épisodes d’environ une heure chacun. Don’t F**k With Cats, réalisée par Mark Lewis, ravive les peurs et les obsessions de beaucoup de gens. On a donc voulu comprendre l’engouement de certains et le dégoût des autres.

L’histoire derrière le documentaire

Nous avons tous entendu parler du dépeceur de Montréal. Luka Magnotta, un jeune homme dans la trentaine aujourd’hui, poste une vidéo sur un faux compte Facebook qui devient vite virale. Il s’agit de « 1 boy 2 kittens ». C’est le début d’une histoire tordue et sinistre qui s’étendra jusqu’en 2014, année lors de laquelle il sera enfin arrêté.

Magnotta est accusé, entre autres, de meurtre au premier degré et de harcèlement criminel. Il se révélera malsain et d’une aisance particulièrement gênante. Avant de se faire connaître par les services de la police québecoise, il fut l’objet d’une enquête minutieuse de la part de détectives amateurs. Dans le documentaire, nous suivons deux d’entre eux de près : John Green (un alias) et Deanna Thompson, une data analyst pour un casino de Las Vegas.

Deanna Thompson and John Green, Don’t F**k With Cats, Netflix ©

La polémique

Avec un score de 67% sur Rotten Tomatoes, le documentaire a été assez bien reçu. Cependant, beaucoup l’ont jugé trop précis et pas ouvert à un large public, visant donc les fans du genre de True Crime. Nombre d’internautes jugent le documentaire trop trash, allant trop loin. Même si aucune scène n’est explicite et que les passages nécessaires à la compréhension de l’affaire jugés trop durs sont largement floutés. Ce n’est clairement pas le genre de documentaire qu’on vous conseille de regarder en mangeant ; il faut avoir le cœur bien accroché rien que pour écouter les descriptions faites par les protagonistes.

On comprend bien, en lisant différentes réactions, que le but de ce documentaire n’est pas de faire plaisir à tout le monde. La critique de présentation de Rotten Tomatoes l’explique ainsi :

« Don’t F**k With Cats offers an intriguing tale, but questionable intent and muddled storytelling make it a hard sell for anyone but true crime completists. »

« Don’t F**k With Cats offre un conte intriguant, mais une intention à remettre en question et une façon de raconter embrouillée, ce qui le rend difficile à promouvoir à quelqu’un d’autre qu’un mordu de True Crime. »

Netflix © Don’t F**k With Cats

Pourquoi ce documentaire ?

Dans une interview, Mark Lewis explique que cette docu-série est effectivement un documentaire. Mais pas seulement. Il est important d’insister sur le fait qu’on peut faire une double lecture : un documentaire et un thriller. Et c’est vrai que contrairement à d’autres disponibles sur Netflix, Don’t F**k With Cats nous mortifie et nous tient en haleine tout au long des trois épisodes.

Il faut se concentrer sur les protagonistes qui ont commencé à investiguer sur Magnotta. Ce sont probablement eux les plus importants dans ce documentaire, et même dans l’histoire elle-même. À l’origine, un format de 90 minutes était prévu, mais le réalisateur explique que « […] this was a story that had kind of many more tentacles […] « , « l’histoire avait en fait bien plus de tentacules. »

Le documentaire ne se veut pas une nouvelle plateforme pour Magnotta. Ce n’est en aucun cas son but. Lewis a vraiment voulu se concentrer sur les personnes gravitant autour de lui. Surtout celles qui ont permis à la justice d’être rendue.

Avec une telle docu-série, Netflix nous prouve encore une fois qu’il a plusieurs flèches à son arc. Dans la même catégorie True Crime, Conversations With a Killer : The Ted Bundy Tapes ou encore Making a Murderer  (critique de la saison 2) vous donneront froid dans le dos. Tous ces documentaires True Crime sont, bien entendu, à consommer sans modération ! On vous souhaite de bons frissons !

Le trailer de Don’t F**k With Cats :

Interview de Mark Lewis sur son documentaire :

 

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