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      Critique The Punisher : une première saison fidèle au personnage

      Introduit dans la deuxième saison de Daredevil, Frank Castle, alias The Punisher, a obtenu sa série solo. Sortie en décembre dernier sur Netflix, retour sur la première saison de The Punisher de Steve Lightfoot portée par Jon Bernthal. 

      Une certaine fidélité au personnage papier 

      Après trois adaptations cinéma décevantes, l’avenir de The Punisher restait flou. Pas d’adaptation ciné en prévision, aucune information sur le personnage, son avenir semblait enterré. Mais grâce à Daredevil, et l’engouement autour des séries Marvel/Netflix, le personnage est réapparu comme une fleur. Il est réapparu musclé, torturé, sans concession, sous les traits fatigués de Jon Bernthal. Avec sa voix exagérément grave, l’acteur s’est totalement imprégné du personnage et lui a offert une nouvelle vie, plus proche de celle des comics. 

      Très musclé, ce nouveau Punisher, un peu timide dans Daredevil, a totalement pris son indépendance dans The Punisher. Puissant, inquiétant, indestructible, taiseux, solitaire, Steve Lightfoot a ramené le Punisher sur le devant de la scène en lui offrant le show qu’il méritait. Même dans sa relation avec Micro, le personnage retrouve toute l’essence des comics. Intransigeant avec ses ennemis, protecteur avec ses rares amis. Anti-héros torturé au grand cœur, Jon Bernthal est devenu le Punisher. D’abord critiqué, l’acteur a transpercé l’écran avec sa prestation millimétrée du personnage Marvel. 

       

      Un début de saison trop timide 

      Après un premier épisode qui permettait au spectateur de s’imprégner de l’univers, simple, efficace, où le Punisher apparaissait totalement déconnecté de la réalité, détruit, à la recherche d’un but, la suite s’avère ennuyeuse. Un premier épisode qui présentait un Frank Castle totalement détruit par la perte de sa famille, qui tente de se racheter une conduite et essaye de faire taire ses pulsions meurtrières. Un premier épisode esthétiquement impressionnant, froid, terne, gris, qui sied parfaitement à l’identité du personnage.

      Malheureusement, la suite va mettre en scène une intrigue paresseuse, dans laquelle le Punisher va s’engouffrer pour venger sa famille. Une flic, un allié, et des trahisons au programme. Mais les rebondissements tardent à venir, le manque d’action trahit l’essence du personnage, et l’intrigue est terriblement redondante. La série aura finalement des difficultés à se lancer, jusqu’au cœur de l’action, vraiment impressionnant. Les scènes de combat sont parfaitement exécutées, dignes d’un véritable film de cinéma. Et la violence fait honneur à son homonyme papier. 

       

      Un traitement des armes ambigu donc passionnant 

      La série a été retardée à cause des tueries de Los Angeles. Certains activistes d’extrême droite s’approprient la série pour défendre le port d’arme. The Punisher est ambigue, et c’est ce qui la rend intéressante. Pour ou contre les armes alors ? La série ne préfère pas trancher, ne préfère pas donner de réponse, mais cherche à défendre les deux côtés avec un maximum d’objectivité. Ainsi, dans les mains de Karen Page, l’arme devient un objet de protection, mais dans les mains des méchants, l’arme devient un objet de destruction. Et dans les mains du Punisher alors ? Eh bien, entre les deux. C’est ce qui fait toute l’identité du personnage : quelque part entre folie et héroïsme. Certains le considèrent comme un héros, d’autres comme un terroriste, et l’arme prend la même identité que celle du Punisher. Ce que cherche finalement à dire la série, c’est que l’arme porte la même identité que celui qui la tient. Un message dangereux, qui n’est pas forcément opportun et n’est clairement pas une réponse au problème qui touche les Etats-Unis. Mais dans l’univers de The Punisher, ce traitement colle avec le personnage. 

      The Punisher apparaît clairement être la meilleure série Marvel/Netflix, et se positionne bien au dessus de The Defenders. Malgré un début très timide et une intrigue assez classique, The Punisher est suffisamment violent pour rendre honneur au personnage créé par John Romita Sr. 

       

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