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      Critique « Star Trek : Discovery » S1 (Netflix) : plongeon dans le connu

      D’aucun, comme Sheldon Cooper, diront que Star Trek est supérieur à Star Wars. Et en tant que fan de Star Trek, il me serait de difficile de dire le contraire. 

      Depuis sa création en 1966 par Gene Roddenberry, l’univers de Star Trek n’a fait que s’étendre. Après une dizaine de films et de série, dont la dernière -l’injustement mal-aimée Enterprise, s’est arrêtée en 2005, il semblait nécessaire de combler les « trekkies » avides d’aventures. Un pari osé pour Netflix, surtout lorsque l’on prend en considération les centaines de fans de la franchise, déterminer à ce que la grandeur de Star Trek ne soit pas altérée.

      « Pour tout, il y a une première fois. »

      – Spock

       

       

      L’espace n’a pas de frontières, sauf celles de son univers

      Michael Burnham (Sonequa Martin-Green), ancien officier de pont modèle tombée en disgrâce, s’apprête à être emprisonnée pour mutinerie. Transférée auprès de l’U.S.S. Discovery, un navire scientifique dirigé par l’énigmatique -mais pas moins charismatique- Gabriel Lorca (Jason Isaacs), elle va être confrontée aux prémices d’une guerre entre la Fédération et les Klingons dont elle semble être l’élément central.

      Star Trek à la sauce Netflix

      Adieu, tendre format « un épisode, une histoire ». Place à une longue narration, dont les tenants et les aboutissants se comptent non plus en épisodes, mais en saisons. Là où chaque épisode développait autrefois une histoire de moralité, d’éthique, de société ou de science, la nouvelle série développe une histoire où règne parfois un profond manque de cohésion. Et c’est dommage, rondement portée par ce tout nouvel équipage, finement interprété par un bon casting, la série a tout pour plaire. Ne lésinant ni sur les moyens, ni sur la narration, on déplorera malheureusement une réalisation lisse, ne permettant jamais de s’interroger, comme auraient pu le faire les séries originelles. Il semblerait désormais que cette possibilité d’allier science, politique, diplomatie et guerre soit exploitée par l’excellente série The Expanse propulsée par SyFy et Netflix.

      On ne peut pas lui enlever, cette série souhaite innover tout en parlant aux fans de la première heure. A l’image des films Star Trek sortis entre 2009 et 2016 -par ailleurs produits et scénarisés par les mêmes personnes que Discovery, la franchise semble souhaiter faire preuve de modernité, afin de pouvoir péréniser sa présence sur nos écrans. Un syndrome Doctor Who allez-vous nous dire ? Pas faux, si l’on considère que le kitsch et les bons sentiments n’ont plus réellement leur place au cinéma, si ce n’est pour s’en moquer.

      Star Trek : Discovery est quand même un très bon divertissement il faut se l’avouer, et surtout que les fans de la franchise l’acceptent. Si la série révolutionne la franchise, en changeant d’approche, elle amène aussi Netflix dans une autre époque, grâce à ses excellents effets spéciaux et à sa narration alambiquée. Les retournements de situation, nombreux, ne laissent que rarement de répit au spectateur, qui pourra s’émerveiller devant les aventures de ce vaisseau pas comme les autres. Les personnages, à l’image de Paul Stamets (Anthony Rapp), scientifique à bord du vaisseau, retranscrivent assez bien l’univers de la franchise et savent se rendre attachants et interessants.

      De la modernisation d’une série mythique

      Fanatiques de Star Trek ? Bon courage. Petit saut dans le passé : au sortir de la Seconde Guerre Mondiale Gene Roddenberry, ancien pilote de chasse de l’armée américaine choqué par l’horreur du conflit, crée un monde futuriste afin de faire passer ses idées pacifistes. De cela nait Starfleet, une société sans discrimination, où la conquête se fait par la découverte scientifique et pacifique, sans jamais perturber le développement des autres sociétés. Choquant, pour l’Amérique des années 1960, de concevoir une série où les femmes, les hommes, les extraterestres, les noirs, les blancs, les asiatiques, les homosexuels et les adeptes du sexe inter-espèces auraient une même place au sein d’une société et dans le commandement d’un vaisseau.

      En 2017, Discovery fait voler en éclat les bases mêmes de la série afin d’offrir un show testostéroné, où l’action est reine. Sans doute produit en silence par Michael Bay, la série souhaite s’implanter dans les années 2000 en modernisant son approche de la franchise. Et après tout, il serait difficile de lui en vouloir.

      Bande annonce de Star Trek : Discovery

       

      1 COMMENTAIRE

      1. Je viens d’arrêter Star trek discovery au troisième épisode. Je préfère rester sur l’image de ceux du passé, les nouveaux ne servant qu’à promouvoir les ‘imbécilités’ de ce siècle ! On se demande si les hommes existent encore ! Par contre des femmes-hommes, ça, il y en a, on ne voit même que cela !!!!
        Au-delà, c’est un spectacle en version cinéma, qui nous flashe ses effets spéciaux constamment au détriment d’une histoire bien faite ! Je ne reconnais plus rien.

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