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      Critique « L’Empire Oktoberfest » sur Netflix : mini série mais maxi émotions

      Mini-série sortie le 1er Octobre 2020 sur Netflix, L’Empire Oktoberfest (titre original : Oktoberfest 1900), nous fait vivre la fête de la bière, et cela malgré l’annulation de l’édition 2020 par la ville de Munich pour cause de Covid 19. Les créateurs de cette série, Ronny Schalk et Christian Limmer, n’avaient pas pour projet de faire un documentaire. Leur volonté était de créer une histoire tirée de faits réels, en se basant sur de vraies personnes. Alors, la fête de la bière pour thème centrale d’une mini-série, bonne ou mauvaise idée ?

      Qu’est-ce que l’Oktoberfest ?

      Bien entendu, tout le mode ne connaît pas cet événement qui plaît particulièrement aux fans de bières, car il s’agit bien de LA fête de la bière. Celle-ci n’est pas récente, en effet c’est le 17 Octobre 1810 que cette fête eut lieu pour la première fois suite au mariage du prince héritier Ludwig (futur Louis 1er de Bavière) et de la princesse Thérèse de Saxe-Hildburghausen le 12 octobre de cette même année, dans le but que le public honore ce mariage. Chaque année (sauf exceptions) d’importantes festivités sont organisées à Munich pour leur anniversaire de mariage. C’est à des fins nationalistes que cet événement servait initialement, afin d’unifier un territoire venant de s’étendre. Alors quoi de mieux que la fête pour y arriver ?

      Faut-il boire de la bière pour regarder cette série ?

      Que tout le monde se rassure, la réponse est NON ! Aucun besoin de consommer de la Guinness, de la Tripel Karmeliet ou de la Spaten Oktoberfestbier pour comprendre cette histoire. L’histoire ne traite pas de la bière en profondeur ni de sa fabrication à base de malt et de houblon. Elle se concentre plutôt sur l’univers qui l’entoure. Sortir une série sur l’Oktoberfest à l’époque où celle-ci devait avoir lieu, s’avère être un très bon choix. À défaut de pouvoir y assister, nous vivons pleinement cette fête et en découvrons les coulisses. Peu importe notre rapport avec les boissons alcoolisées, L’Empire Oktoberfest saura trouver son public sans trop de difficultés.

      Une série où il n’y a pas que la bière qui coule à flot

      Bien que la série soit très agréable à regarder, elle n’est pas pour autant à mettre devant tous les yeux. La première scène s’ouvre sur une tête flottant dans l’eau, le cadre est posé ! Entre chantage, extorsion, corruption, rivalités, se mêle l’amour et les désillusions des personnages. Lorsque de l’argent est un jeu, l’être humain à tendance à se montrer impitoyable et violent.  Les protagonistes de cette série ne dérogent pas à cette triste règle.

      On découvre rapidement Curt Prank (que le talentueux Mišel Maticević interprète), personnage mystérieux, brasseur prospère provenant de Nuremberg.

      Son objectif ? Réinventer l’Oktoberfest en fabriquant une tente pouvant accueillir six mille personnes pour remplacer les baraques à bières, afin de développer son activité et s’enrichir.

      Le problème ? Les barons locaux Munichois voient d’un très mauvais œil ce projet, eux qui détiennent le pouvoir sur cette fête. Ils décident qu’il est dorénavant obligatoire de vendre exclusivement de la bière Munichoise, ce qui va compliquer les plans de celui qui est surnommé «Le Prussien».

      Sa fille, Clara (jouée par la magnifique Mercedes Müller) va devoir jongler entre sa famille, le business de sa famille et sa propre vie, autant dire que son avenir s’annonce très incertain. Autre personnage central de cette série, il s’agit de Roman Hoflinger, un jeune homme qui semble s’amuser de la vie, plutôt dragueur, mais dont la part d’ombre pourrait bien finir par sortir.

      Une histoire dont on se délecte

      Cette histoire se déguste sans modération. Tellement cette histoire est captivante, elle réussit à nous tenir en haleine durant ses six épisodes. Et ça commence par ce générique visuellement intéressant, composé des plans de l’Oktoberfest agrémentés de vidéos incrustées. La musique de ce générique est la chanson «Wos Übrig Bleibt» du groupe Dreiviertelblut qu’on se surprend à apprécier. On note un très bon choix des musiques utilisées dans la série. Mention spéciale à l’interprétation de la chanson «Für immer und nie» de la part de l’actrice Brigitte Hobmeier. Celle-ci interprète d’ailleurs à merveille le rôle de Colina Kandl, le chaperon de Clara. Cette femme de caractère risque bien de vous plaire… Les acteurs sont attachants, émouvants, toujours très justes dans leur rôle. Ils réussissent à se faire aimer ou détester par le public sans la moindre difficulté.

      Il faut toutefois relever un bémol sur un aspect qui revient plusieurs fois. Il aurait été judicieux de supprimer ou de suggérer les scènes de sexe qui n’apportent absolument rien à l’histoire. Ceci est d’autant plus surprenant lorsque l’on sait que la série est déconseillée au moins de treize ans, c’est vraiment dommage étant donné que cette mini-série est vraiment un régal à suivre.

      Bande annonce L’Empire Oktoberfest

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