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      Critique S1 « Dynastie » sur the CW : une série qui tient la route

      On apprenait l’année dernière que la chaine américaine the CW s’offrait le reboot de la célèbre série des années 80 aux 9 saisons, Dynastie. Ce reboot, diffusé sur la chaine depuis octobre 2017, et également disponible sur Netflix, a été conçu par Josh Schwartz, Stephanie Savage (tous deux scénaristes/producteurs de Gossip Girl et Newport Beach) et Sallie Patrick (scénariste/productrice de Revenge et Limitless entre autres).

       

      Synopsis

      La richissime famille Carrington règne sur la ville d’Atlanta (États-Unis) au moyen de sa société multimilliardaire Carrington Atlantic. Mais malgré le champagne, le caviar et une apparence affriandante, la dynastie s’adonne en réalité au mensonge, à la manipulation et au chantage. Les conflits au sein du prestigieux manoir ou avec divers personnages rivaux (dont la famille Colby) ainsi que les luttes de pouvoir pour diriger la société donnent lieu à de nombreux coups de théâtre. Sans omettre les nombreuses histoires d’amour…

      Dynastie saison 1
      Les Carrington et leurs proches

       

      Une intrigue qui fonctionne malgré son manque d’originalité

      Les histoires de familles riches et de grandes entreprises, ce n’est pas ce qui manque dans le monde du cinéma et des séries. Dynastie ne se soustrait pas au cadre luxueux des riches familles américaines que l’on connaît déjà aux précédentes séries des trois producteurs, comme Revenge ou Gossip Girl.
      Le fil conducteur est également prévisible et reste le même tout le long de la saison (et certainement au cours de celle(s) à suivre) soit : à qui reviendra la fortune et l’entreprise familiale ?

      Néanmoins, les scénaristes sont parvenus à réinscrire cette série datant des années 80 dans un environnement moderne. Les décors des multiples événements exclusifs, l’excentricité des nombreuses péripéties et les performances des acteurs nous éloignent dès les premiers épisodes de ce manque de singularité. Des histoires romantiques aux scènes d’action, la série devient rapidement accrocheuse pour les amateurs de séries drame à la Devious maids et on se laisse volontiers prendre au jeu, malgré quelques dénouements parfois un peu tirés par les cheveux.

       

      Des personnages clichés, et pourtant attachants

      Le personnage central de la série est Fallon Carrington (Elizabeth Gillies). Fallon s’attend à bientôt obtenir le siège de PDG de la société familiale où est pour l’instant assis son père, Blake Carrington (Grant Show). Bien entendu, celui-ci ne voit pas les choses du même œil. Autour de ces deux protagonistes évoluent d’autres personnages comme le frère de Fallon, Steven (James Mackay). Steven, aux antipodes de sa sœur, joue le rôle de l’enfant désintéressé souhaitant le bien commun et ne se laissant pas impliquer dans les manigances de la famille. Enfin, bien-entendu, on n’échappe pas non plus aux rôles de la cupide belle-mère (du point de vue de Fallon), Cristal (Nathalie Kelley), et du fidèle majordome, Anders (Alan Dale).

      Fallon&Steven

      Elizabeth Gillies interprète à merveille le rôle de Fallon, stéréotype de la petite fille riche gâtée qui ne se voit rien refuser et qui se mêle de tout. Quant à Grant Show, le rôle du père dur et manipulateur lui va comme un gant. On découvrira au fur et à mesure les intentions de Cristal qui, finalement, s’avérera être un personnage relativement intéressant.

      Les personnages ne sont globalement pas très approfondis, restent prévisibles et très clichés. Malgré cela, la plupart des acteurs ont su s’emparer de leur rôle, rendant leur personnage drôle, attachant ou, au contraire, détestable. On se trouve au final à adorer les personnages superficiels que l’on détestait au premier abord et vice-versa.

       

      Un final explosif

      Le scénario se renforce au fur et à mesure des épisodes et rend la série de plus en plus intéressante, jusqu’à nous rendre presque addicts sur la fin. Les audiences en decrescendo au cours de la diffusion sur la chaîne américaine The CW (le premier épisode aura attiré 1.259 millions spectateurs contre 0,557 millions pour le dernier) montrent que beaucoup de téléspectateurs, pour la plupart curieux de voir le reboot de la série des années 80, décrochent assez rapidement. Un conseil ; tenez bon ! Le dernier épisode, haut en couleurs, marque définitivement le meilleur moment de la saison et les intrigues finales valent le coup de rester jusqu’au bout. Dans ces conditions, on ne peut alors que se demander quand arrivera la saison 2 dont la production a été confirmée le 2 avril dernier, en espérant que celle-ci tiendra en haleine les spectateurs du début à la fin. 

       

      Dynastie est donc une série qui rendra dépendants ceux qui raffolent des séries drames « à potins », mais également un bon divertissement pour ceux qui en ont simplement marre du policier et de la science-fiction. Le scénario, parfois un peu faible, est habilement compensé par un casting de qualité ainsi que par des intrigues parallèles.

       

      Bande-annonce Dynastie saison 1 en VO (ou VF ici) :

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