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      Critique « Dix pour Cent » (saison 4) : 50% de bonheur, 50% de nostalgie

      Ce soir, Dix pour Cent entamera la diffusion de sa quatrième et ultime saison. Six épisodes inédits seront diffusés sur France 2, répartis en deux épisodes sur trois semaines consécutives. Si Fanny Herrero, showrunner de la série, n’a pas participé à l’écriture de ces épisodes, ils n’en sont pas moins excellents, entraînant le public dans la même tourmente que les agents d’ASK. Nous avons eu la chance d’assister à la projection intégrale de cette dernière saison. Attention, spoilers !

      Avant toute chose, il est essentiel de faire un récapitulatif de la saison 3 et de ce qui nous attend dans la saison 4. Mathias (Thibault de Montalembert) a quitté l’agence si chère à son coeur, suivi par Noémie (Laure Calamy). Andréa (Camille Cottin) est devenue directrice générale d’ASK, et tâche de jongler avec les différents pans de sa vie – DG, agent et mère de famille. Cette saison promet ainsi bien du suspens, et tous se demandent si Mathias emmènera ses talents avec lui…

      Jean Reno & Camille Cottin

      La patte de Dix pour Cent 

      À l’image des précédentes saisons, le scénario est toujours remarquablement bien écrit et ficelé. Les dialogues se veulent tout autant percutants, pleins d’une répartie dont on ne se lasse pas – notamment grâce au personnage d’Andréa. Victor Rodenbach et Vianney Lebasque ont su succéder à Fanny Herrero, sans perdre l’esprit de Dix pour Cent, résidant entre autres dans son écriture. L’humour est également toujours présent, et fonctionne aussi bien qu’auparavant – ayant suscité rires et applaudissements dans la salle.

      À l’évidence, le ton de la série a su séduire des acteurs de cinéma, qui généralement, ne se tournent pas vers le petit écran ou y sont rares. C’est notamment le cas de Sandrine Kiberlain, Charlotte Gainsbourg ou encore Jean Reno qui n’ont eu que très peu de projets à la télévision ces dernières années. Ce sont des acteurs confirmés qui se sont prêtés au jeu de l’autodérision. Sigourney Weaver – mondialement connue pour Alien puis Avatar – a également joué le jeu, se transformant en actrice américaine capricieuse, en caricature souhaitée de diva.  

      Ensuite, la réalisation de Dix pour Cent est toujours aussi soignée. Les plans peuvent s’appuyer sur des décors lumineux et les parois vitrées de l’agence ASK, qui permettent de nombreuses possibilités – y compris dans le jeu des acteurs.

      Sigourney Weaver & Fanny Sidney

      Une évolution des personnages mitigée

      Cette saison est plus que jamais sous le signe de la lutte pour la survie d’ASK. Andréa ayant déjà cette mentalité de guerrière, représente toujours cette même femme forte à qui tout semble réussir. Son évolution est pourtant l’une des plus réussies de la série, et c’est particulièrement au cours de ces ultimes épisodes que ses failles commencent à se dévoiler.

      En revanche, certains personnages restent en toile de fond, comme Arlette, brillamment interprétée par Liliane Rovère. On ne lui a malheureusement pas donné beaucoup d’importance lors de cette dernière saison, ce qui semble laisser davantage de place à des personnages comme celui de Noémie.

      Ainsi, le personnage de l’ex-assistante de Mathias gagne en puissance, se montrant plus forte que jamais. L’excellente interprétation de Laure Calamy a même suscité bien des réactions dans la salle de l’UGC Normandie grâce à ses envolées lyriques. Il y a cependant une scène qui nous laisse perplexes dans le premier épisode. En effet, Noémie se retrouve nue dans Paris pour une raison qui nous échappe, à moins qu’il ne faille aller plus loin dans l’interprétation. Hormis cette scène, Noémie atteint enfin l’apothéose et occupe enfin une place centrale.

      Si comme toujours le jeu d’acteur est efficace dans Dix pour Cent, l’arrivée d’Elise Formain (Anne Marivin, Bienvenue chez les Ch’tis) et d’Igor Sérizy (Stéphane Freiss) paraît bâclée. En effet, en six épisodes, il est difficile pour deux personnages aussi complexes de s’intégrer pleinement au panorama de personnalités qu’offre la série. Quelques épisodes supplémentaires n’auraient pas été de trop pour laisser le temps à ces antagonistes de se construire et prendre davantage d’importance.

      Anne Marivin

      Un dénouement de montagnes russes émotionnelles

      Par ailleurs, de nombreux drames ponctuent cette dernière saison, créant tant des tensions chez les personnages, que chez les spectateurs. Ces six épisodes nous offrent des montagnes russes émotionnelles, avec un bon rythme général. Les rôles des méchants et des gentils semblent redistribués, et cette saison comporte également son lot de manipulations. Ainsi, il est plus que jamais temps de s’allier les uns avec les autres, par amour pour ASK.

      Pour ce qui est de l’épisode final, on se doute qu’il divisera les uns et les autres. Une fin ne peut jamais vraiment satisfaire tout le monde. Finalement, les agents d’ASK ont réservé des adieux sobres et épurés à leur public. Des adieux qui, pourtant, n’y ressemblent pas vraiment. En effet, c’est une fin qui pourrait suggérer de nouveaux départs, voire même une cinquième saison que personne n’attend. Elle est surprenante sans l’être si l’on porte bien attention à tous les détails des six épisodes. 

      Dix pour Cent, c’est cette bouffée d’air frais. C’est un vent de fraîcheur dont on avait tant besoin en cette période difficile, bien qu’on quitte les agents d’ASK à contre-coeur. Ce dénouement pourrait ouvrir la porte à un spin-off, qui ne serait pas de trop après quatre excellentes saisons. On se sent déjà nostalgiques… 

      Bande annonce de la saison 4 de Dix pour Cent

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      1 COMMENTAIRE

      1. J’ai vu les 6 épisodes de cette dernière saison. Comment dire? pitoyable? pathétique? prétentieuse? les comédiens jouent plutôt mal Nicolas Maury ce n’est vraiment pas possible quant à Stéphane Freiss il semble catapulté dans un univers qui lui est complètement étranger il paraît fade et déplacé alors qu’à la base c’est plutôt un bon comédien. Bref j’ai trouvé l’ensemble très déplaisant, facile, avec des tendances nettement lourdes à appuyer sur le pathos et l’invraisemblance de la tournure des événements finit par l’emporter au point qu’on n’a qu’une envie: ricaner très fort pour se moquer sans vergogne de cette série sur estimée par des médias complaisants à outrance qui n’ont aucune exigeance. Seule bonne nouvelle : apprendre que c’était la dernière saison! youpeee!

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