Critique « American Horror Story: Cult » S7 (Netflix): apocalypse post-Trump !

Cette nouvelle saison d’American Horror Story se nomme à juste titre Cult. Les personnages se confrontent à la violence des répercussions de l’élection de Donald Trump.

Cult suit l’évolution du mouvement politique créé par Kai Anderson, un jeune américain. La saison prend place au moment de l’élection de Donald J Trump. Des violentes réactions se sont produites dans le pays et cela fait ressurgir des mauvais souvenirs à Ally, jeune mère de famille mariée à une femme.

La 7ème saison de la série d’horreur est composée de 11 episodes de 45 min. C’est le format habituel de la série d’anthologie. On retrouve ici encore des acteurs ayant participé aux précédentes saisons. Evan Peters et Sarah Paulson, les deux héros de Cult sont des anciens depuis plusieurs saisons.

On retrouve cependant des nouveaux acteurs comme Billie Lourd qui a participé à d’autres projets du producteur de la série Ryan Murphy. En effet, elle apparaît dans la série Scream Queens.

Dans Cult, Evan Peters crédibilise Kai, ce jeune homme paumé qui va devenir un tyran charismatique et redoutable. Il se fond dans son personnage de Kai, obsédé par les gourous de secte au point d’en devenir un lui-même. Cependant, Kai ressemble parfois à d’autres personnages d’ American Horror Story qu’il a pu interpréter. De plus, il semble parfois très manichéen dans sa façon d’agir. C’est un personnage de méchant et il est le plus souvent considéré comme tel, ce qui fait perdre de la saveur à son personnage.

L’évolution du personnage de Ally, quant à lui, se fait en deux temps. Encore une fois, son personnage semble être un mélange de personnages qu’a déjà pu interpréter Sarah Paulson dans les précédentes saisons. On a du mal à s’attacher à cette femme au début très peureuse qui devient excessivement violente par la suite. Les explications de la série sont claires même si encore une fois un peu manichéennes.

Cult a une esthétique toujours aussi léchée. Le cahier des charges est clairement lisible. Comme à son habitude, cette nouvelle saison d’American Horror Story a une image très belle et des plans cinématographiques. Le travail du son est digne une nouvelle fois des films d’horreurs.

En termes de scénario, il essaye clairement de faire passer un message anti-Trump. Ryan Murphy salue de nombreuses révoltes féministes. Un épisode s’axe même sur une féministe radicale interprétée par Lena Dunham. La série prend partie d’une manière très manichéenne encore une fois, il y a les pro-Trump d’un côté (les méchants) et les anti-Trump de l’autre (les gentils). Même si les deux camps peuvent s’exprimer et exposer des bons arguments, l’incarnation des personnages rend le jugement un peu trop facile.

La série est longue à se mettre en place. Certaines séquences semblent ralentir le rythme malgré certains personnages intéressants.

Comme dans certaines saisons, l’un des personnages des précédentes saisons réapparaît. Ce n’est pas un cross over à proprement parler mais le clown tueur de la saison Freakshow fait une apparition. On a du mal à comprendre pourquoi ils ont repris ce personnage. On pourrait penser que c’est pour expliquer les déguisements de clowns du mouvement de Kai mais c’est expliqué d’une autre manière après grâce à un autre personnage.

Il y a des clins d’oeils sur différentes sectes déjà existantes. Evan Peters interprète tous ces gourous célèbres. Cela souligne la mégalomanie du personnage. La ressemblance est surtout frappante avec Charles Manson qui est le mentor de Kai.

Cult semble être une accumulation d’idées ayant déjà été traitées dans les précédentes saisons. L’horreur est toujours esthétisée. On a cependant l’impression que la série tourne en rond.

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