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      Critique « Alias Grace » : la série Netflix captivante du mois de novembre

      La plateforme Netflix n’en finit plus de sortir des créations originales, souvent de bonnes surprises, et la nouvelle série Alias Grace (Captive en version française) est ce qu’on peut appeler une grande réussite. La série est tirée d’un livre de Margaret Atwood, la romancière à l’origine de The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate) dont l’adaptation en série a été un énorme succès. Courte de six épisodes, il s’agit pour l’instant de la pépite du mois de novembre sur Netflix ! Découvrez ci-dessous notre critique sans spoilers de Alias Grace.

      En 1843, Grace Marks, une immigrée irlandaise venue au Canada, est accusée du meurtre de ses employeurs Thomas Kinnear et Nancy Montgomery. Le problème, c’est que Grace n’a gardé aucun souvenir des heures où a eu lieu le meurtre et ignore donc elle-même si elle est coupable ou innocente. Le peuple ayant besoin d’un(e) responsable de ce crime, un médecin est envoyée auprès d’elle pour la faire parler et essayer de raviver sa mémoire.

       

      Un casting à toute épreuve

      Il arrive parfois que la distribution d’une série soit tellement parfaite qu’elle paraît alors évidente et qu’il semblerait insensé de vouloir faire autrement. Préparez-vous, c’est le cas pour Alias Grace. Dans le rôle principal de Grace Marks, nous retrouvons Sarah Gadon (11.22.63) qui nous envoûte en un instant, nous entraîne dans son récit et nous impressionne à chaque regard. Elle est plus que crédible dans ce rôle de domestique à l’air innocent et naïf, et il arrive très souvent que le reste de la série passe au second plan tant son interprétation d’un personnage aussi complexe que Grace est bluffante. Face à elle se trouve Edward Holcroft (Kingsman : Services secrets) dans le rôle de Simon Jordan, un médecin déterminé à creuser dans les souvenirs de Grace. Extrêmement touchant, ce personnage très empathique pose les questions que se pose le spectateur et est donc, indirectement, celui auquel il peut être plus facile de s’identifier.

      Parmi les personnages qui hantent le passé de Grace Marks, le casting est toujours aussi bon. Rebecca Liddiard (Slasher) est Mary Whitney, une domestique qui va changer la vie de notre héroïne ; Paul Gross (Republic of Doyle) est Thomas Kinnear et Anna Paquin (True Blood) est sa gouvernante, Nancy Montgomery, et tous deux sont donc les victimes du meurtre dont est accusée Grace. Nous pouvons également retrouver Zachari Levi, Kerr Logan, et même David Cronenberg (réalisateur de Les Promesses de l’Ombre) qui s’offre le rôle d’un révérend. Un casting donc très riche, talentueux et surtout un excellent choix pour chacun des personnages.

       

      Un récit épatant qui offre la parole aux femmes

      Le mérite revient bien entendu à Margaret Atwood, la romancière à l’origine de Alias Grace,qui a relaté des faits réels pour construire cette histoire. Mais en ce qui concerne la scénarisation, c’est à la réalisatrice de la série, Sarah Polley, qu’il faut jeter des fleurs ! On se laisse emporter dans les méandres des souvenirs de Grace, espérant nous-même réussir à découvrir, avant le dernier épisode, si cette dernière est coupable ou non. Chaque scène immerge un peu plus le spectateur dans le quotidien de cette domestique des années 1840 et on retrouve alors une volonté de mettre en lumière l’oppression subie par la gente féminine à cette époque et même en général. La série aborde d’autres thématiques qui sont, encore aujourd’hui, au cœur des débats, tels que l’immigration, l’avortement, ou encore l’abus de pouvoir. Beaucoup sauront retrouver, dans l’une des facettes de la série, un parallèle effrayant avec le mouvement actuel d’exposition des nombreux harcèlements et abus dont sont victimes les femmes, de par leur genre. En plus de nous transporter, Alias Grace nous fait réfléchir et, honnêtement, ça fait vraiment du bien.

       

      Une réalisatrice déterminée

      Nous ne manquerons jamais trop de le dire : il s’agit d’un succès pour Sarah Polley. Mais saviez-vous que l’idée d’adapter au cinéma le roman de Margaret Atwood lui trottait dans la tête depuis de nombreuses années ? En effet, la réalisatrice a découvert le roman Alias Grace à l’âge de 17 ans et a tellement été envoûtée par le récit qu’elle a envoyé une lettre à la romancière pour lui demander les droits pour en faire un film, ce qui lui a été refusé. À cette époque, Sarah Polley était connue au Canada pour être l’enfant-star de la série Les Contes d’Avonlea sur Disney Channel. Aujourd’hui, la réalisatrice a 38 ans et sort enfin, en collaboration avec Netflix soit l’une des plateformes de streaming les plus influentes du moment, son adaptation de Alias Grace. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre !

       

      Chez JustFocus, nous sommes tombés sous le charme de Alias Grace. À l’exception de quelques lenteurs dans certains épisodes, la série semble irréprochable tant elle a su convaincre son public aussi rapidement. La série est disponible sur Netflix depuis le 3 novembre. À découvrir au plus vite !

       

      Bande-annonce – Alias Grace

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