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      Warriors Orochi 3 Ultimate : Le beat’em all dans toute sa splendeur

      En lisant le titre du jeu  Warriors Orochi 3 ultimate , vous vous demandez peut-être à quelle licence nous avons à faire. Certes, depuis le démarrage de la série, vous avez peut-être vu ici ou là sur le web, une petite news, voire un test approximatif, mais il faut bien avouer que Warriors Orochi ne propose pas vraiment une excellente visibilité. La faute à quoi ? Déjà, à une localisation calamiteuse. C’est simple, si l’on excepte Sega et sa série des Yakuza (j’y reviendrai un jour, en temps et en heure !) je n’ai pas vu pire. A chaque opus, on se tape une super version en retard sous-titrée entièrement en anglais et avec les voix japonaises. Et, pour couronner le tout, c’est très intimiste ! Pour celle-ci, il y a pourtant du mieux, mais je me souviens encore de Warriors Orochi 2 dont les boutiques spécialisées n’avaient pas entendu parler, et qui était tiré à un nombre d’exemplaires pour l’occident très limité. En somme, si on le voulait, il fallait passer par le net.

      C’est bien beau mais qu’est-ce que c’est ?

      Il va falloir que je digresse encore. Alors derrière Warriors Orochi on a le studio japonais Koei connu entre autres pour ses beat’em all de masse. Mais si, vous connaissez ! Dynasty Warriors où l’on affronte des hordes d’ennemis pendant la période historique chinoise des trois royaumes , Samurai Warriors où l’on reprend le même principe mais au Japon dans l’ère Sengoku (Rien à voir avec Dragon Ball), Dynasty Warriors Gundam où l’on reprend le concept mais avec des robots du manga éponyme. One Piece Pirate Warriors (là, ça commence à parler aux masses), et plus récemment, Hyrule Warriors (oui c’est eux aussi). Et Warriors Orochi, le principe ? Eh bien à la base c’est simple. C’est un crossover entre Dynasty Warriors et Samurai Warriors. Si vous avez évité la mise en veille de votre cerveau en constatant que les personnages des deux séries sont séparés au bas mot par 1400 ans, vous ne serez (presque) pas surpris d’apprendre que c’est le roi serpent Orochi qui a entrepris de réunir tout ce beau monde dans une réalité alternative. Ca, c’était le pitch du 1, depuis il s’est passé pas mal de choses que je ne vais pas vous détailler, parce qu’il s’agit d’un test, et pas d’une encyclopédie ! Sachez juste que cette fois, vous démarrez le jeu par la bataille finale (oui oui). Les trois derniers survivants affrontent l’hydre qui a dévasté le monde, et n’ont aucune chance de victoire. En fuyant, ils rencontrent Kaguya, une sorte de déesse mystique, qui va les faire voyager dans le temps pour sauver d’autres héros, dans le but final de vaincre la terrible hydre. Dans le jeu, tout est raconté! Enfin, si vous maîtrisez l’anglais. Et, au passage, pour la petite anecdote, ne vous plaignez pas des voix japonaises, je me souviens d’une époque où Dynasty Warriors était intégralement traduit en français, même les voix. Cela donnait quelques perles de mauvais doublages, comme Sun Jian, général en chef chinois, qui s’exprimait avec un étrange accent marseillais.

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      Un univers… alternatif

      Carré, carré, carré, parfois triangle ^-^

      Cette étrange équation pourrait résumer le gameplay… Ici, on ne veut pas viser la stratégie, mais un pur défouloir. Et bien qu’étant il faut l’avouer, très simpliste, le gameplay remplit très bien son cahier des charges. En gros, vous avez un combo de base en appuyant un certain nombre de fois sur carré. Vous pouvez varier ces enchaînements avec triangle (exemple 3 fois carré puis triangle) et vous sortirez d’autres coups. En plus, vous pourrez lancer des attaques « musou » avec rond (des bonnes grosses furies bien violentes) et des attaques spéciales avec R1, qui puiseront dans la barre de musou. Ce n’est pas bien compliqué, et c’est efficace. Surtout vu les hordes d’ennemis qui vous attendent. Ici, oubliez le beat’em all façon Streets of Rage ou Double Dragon, vous n’affrontez pas quelques punks dans une ruelle, mais des ennemis par centaines, des armées complètes du roi serpent.

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      Et biiiiiim

      Les Choses qui fâchent !

      Bon sur le papier on a là un bon petit défouloir. Mais qu’en est-il réellement ? Déjà, c’est moche. Nous sommes tout de même sur ps4, sur un portage censé être amélioré de la version ps3 (qui a été également rééditée sur ps3, soit dit en passant) et franchement, c’est un tout petit poil plus beau que sur Ps3 mais ça ne casse pas des briques. Les officiers sont à peu près bien conçus, mais les décors, les textures n’ont pas loin de 5 ans de retard. Certes, ça a toujours été le problème des beat’em all de Koei, mais nous sommes en 2015, il serait peut-être temps d’évoluer. Surtout que, à peine un mois plus tard sortait Samurai Warriors 4 sur Ps4 également, et de ce côté un véritable effort avait été fait sur les graphismes, et le gameplay devenu un poil plus nerveux. Alors, pourquoi Warriors Orochi 3 Ultimate n’a-il pas bénéficié du même soin ? Parce qu’il n’a pas eu la même attention, c’est la seule explication possible. Autre gros défaut, un peu plus masqué, le genre de vice caché bien lourd, c’est les batailles. Plus d’une centaines de batailles composent le mode histoire. C’est bien, mais il faut avouer qu’elles ne sont pas trop variées. Elles fonctionnent toutes selon un schéma précis « va ici, puis là, et oublie pas de protéger ton andouille de chef en bas qui tiendra pas 3 minutes contre n’importe quel officier ennemi ». Il faut une attention constante sur ce qu’il faut faire, et on n’a vraiment pas droit à l’erreur. Souvent, vous devez même protéger plusieurs incompétents en même temps, et là… ne pouvant pas vous dédoubler, vous passerez votre temps à faire des allers retours sur la map, sur un cheval qui ne vous aura jamais paru aussi mou du genou. Alors oui, c’est faisable, et toutes les missions ne sont pas construites ainsi, mais c’est un problème récurrent et très frustrant. Ces quelques défauts dérangeants pour certains, seront éliminatoires pour d’autres. Si l’on résume, un gameplay efficace mais assez classique, des graphismes très en retard, des missions très frustrantes parfois, et un principe qui devient très répétitif si on n’accroche pas à la base, le bilan est vite fait.

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      Le mode histoire et ses nombreux stages

      Oui, mais… et si on accroche ?

      Alors là je vous le dis très clairement : oui, c’est possible. On peut accrocher à ce jeu. Warriors Orochi 3 Ultimate n’est pas dénué de charme, renforcé par son côté fan service (et étrangement bien rendu dans les cinématiques). Vous pourrez peut-être voir le jeu pour ce qu’il est : un bon petit défouloir avec une durée de vie colossale. Les personnages, déjà fort nombreux dans le premier opus (environ 70 de mémoire) auront depuis doublé. Une quinzaine de nouveaux venus viendront étoffer le casting de la version ultimate, qui arrondira le nombre à 145 personnages jouables, chacun avec leurs combos et armes propres. Pour les modes de jeu, un mode story comportant plus d’une centaines de batailles à déverrouiller progressivement (des principales, des annexes, des alternatives, des fantaisistes…). Venant s’ajouter à la version ultimate, vous aurez maintenant droit à un mode versus, qui porte très bien son nom. C’est très sympa mais il faut bien avouer qu’il fait un peu office de gadget, mais c’est bien d’y avoir pensé ! Mais le gros morceau en termes de nouveau mode de jeu sera le mode Gauntlet. Vous formez une petite escouade de 5 personnages, et vous arpentez des stages où vous rencontrez des ennemis assez aléatoirement. A noter que le stage est soumis à un niveau de « miasme » (bon appétit bien sûr) qui n’aura de cesse de croître. Vous pourrez tenter de le limiter en activant des portails du dragon, mais vous vous rendrez vite compte que cette démarche est futile. Le miasme prendra de plus en plus de niveau, et plus il grandira, plus les ennemis seront difficiles (impossible?) à battre. Pour vous enfuir, vous devrez trouver la sortie, et bonne chance, c’est aléatoire et bien planqué dans un des nombreux portails du dragon. Vous l’aurez compris, ce mode de jeu offre un très bon challenge, surtout que même si la progression de vos personnages est la même qu’en mode histoire, vous devrez les débloquer également dans le mode gauntlet pour pouvoir les utiliser. A quoi ça sert ? Vous gagnerez des matériaux d’artisanat pour améliorer vos armes, en fabriquer de nouvelles (les très recherchées armes X) et un boss exclusif à ce mode, déblocable pour grossir vos rangs de persos déjà jouables. Elle est pas belle la vie ? Non, vous allez souffrir !

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      Susano’o, un dieu, rien que ça !

      Attrapeezzzz les toouuusssss !

      On dirait pas comme ça, mais débloquer tous les personnages, ça va vous prendre un temps fou. Déjà, il faudra retourner le mode story dans tous les sens, et là, vous en avez déjà pour une bonne centaine d’heures, et la démarche est parfois tordue. Il arrive que vous débloquez une bataille, qui donnera accès à une version alternative d’une autre bataille, et qui déverrouillera un officier. Avec vos 145 personnages que vous pourrez entraîner, équiper et améliorer, vous aurez du travail. Surtout qu’un système de promotion permettra une fois niveau 100 de les réinitialiser niveau 1, mais en les rendant plus puissants au passage, ceci étant faisable neuf fois par officier. Du boulot hein ? En plus, question personnages jouables, il y en a pour tous les goûts. On va vite passer sur les persos de Dynasty Warriors et Samurai Warriors. Certains sont spécifiques à Warriors Orochi comme Orochi (sans blague) et ses acolytes souvent inspirés de légendes asiatiques, comme Sun Wukong, l’homme singe au bâton sur son nuage magique (vous devinerez facilement qui cette légende a inspiré) ou Kyubi la femme a 9 queues (là aussi je vous laisserai deviner). Et attention, Warriors Orochi fait le pont avec d’autres personnages encore plus improbables ! Comme ça pêle-mêle on a les personnages de Ninja Gaiden ( !), Sophitia de Soul Calibur ( !!), Achille de la guerre de Troie ( !!!) et …. Jeanne d’Arc (What the…. Non mais il paraît qu’elle est très populaire au japon.). Je ne vais pas tout vous détailler, tellement il est plaisant de découvrir par soi-même les personnages si variés (et improbables pour certains) que propose cet opus.

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      Le tunning des armes, néons indisponibles

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      Ah ben tiens Kasumi qu’est ce que tu fais là, tu t’es perdue ?

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