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      Vaincre les Démons du quotidien

      C’est l’histoire de nos  « Démons », pièce librement inspirée du texte original de Lars Norén. Mais pas seulement. C’est l’histoire entre un homme et une femme que l’on a l’habitude d’entendre, de voir, de vivre… Une histoire d’amour. Celle de Lucrèce et Antonin face à leurs démons. Démons, qu’ils vont confronter face à nous.

      Ces démons qui nous habitent tous, plus ou moins.

      Dans un appartement luxueux qu’ils se sont créé pour être comme seuls au monde, leur vie n’est pas celle qu’ils espèrent, celle à laquelle nous-même nous attendions. Ils sont en crise. Le sont-ils depuis qu’ils sont ensemble ? Neuf ans, déjà… Et ce soir, pour ne pas subir une fois de plus la confrontation de leurs sentiments, ils invitent leurs voisins. Leurs voisins, c’est vous, moi, nous, spectateurs. Car c’est bel et bien à une pièce participative, dans laquelle la part d’improvisation est permanente, que nous avons affaire.

      Démons
      Lucrèce Carmignac et Antonin Meyer Esquerré -Démons ®PaulineLeGoff

      L’auteur de cette adaptation Lars Norén, fut diagnostiqué dès son plus jeune âge comme schizophrène et interné en hôpital psychiatrique.

      C’est d’ailleurs cette schizophrénie que l’on ressent et qui habite les personnages principaux. Cette pseudo-confusion, puisque voulue dans le texte, ramène sans aucun doute à la confusion des sentiments. Amitié, amour, déni, colère, haine, cruauté… Tout ce qui fait que nous sommes nous.

      La proposition qui est faite par ce jeu est tout simplement une introspection personnelle, dans la relation amoureuse cela va sans dire, mais bien plus encore.

      Les scènes s’enchaînent à une vitesse folle. C’est d’une telle absurdité, d’une telle folie dans dans les propos, que l’on rit sans demi-mesure. On danse sur les rythmes endiablés de chansons italiennes des années 80, on partage un verre de vodka, certains chantent, racontent leur propre vie amoureuse…

      Car il faut bien reconnaître que l’on ne rit que rarement du bonheur des autres, mais plus volontiers de leurs malheurs ! Si la pièce est terriblement drôle, elle n’en est pas moins émouvante. Car nul n’ait besoin de rappeler qu’il est question d’amour.

      La mise en scène de Lorraine de Sagazan est à la fois originale, artistique, musicale et complètement surprenante. On ne s’attend vraiment pas à ce qui se passe pourtant sous nos yeux. Au vue de cette adaptation contemporaine de « Démons », les amateurs de théâtre plus conventionnel ou classique seront quelque peu perdus, perturbés. Ils seront probablement dans l’incompréhension la plus totale, pour les autres, une vision nouvelle dans une salle bi-frontale.

      Ça détonne, ça dérange, mais il faut se rendre à l’évidence, ça ne laisse pas indifférent. Une véritable performance, qui malgré tout nous donne l’indéniable envie d’être amoureux !

       

      La pièce Démons c’est au jusqu’au 22 novembre au Théâtre de Belleville.
      94 Rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris

      Mardi à 21h15, du mercredi au samedi à 19h15, dimanche à 20h30.
      Relâches les 11 octobre et 15 novembre.

      Crédit photo: ®PaulineLeGoff

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