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      Une bombe cinématographique qui nous vient d’Argentine: Les Nouveaux Sauvages!

       

      S’il y a bien un film à voir début 2015, c’est celui-là ! Composé de six parties, non reliées entre elles, mais toutes corrosives à souhait, ce nouvel opus confirme le faible du réalisateur argentin Damián Szifron pour les personnages « borderline », après ses premiers films El fondo del mar et Tiempo de valientes.

      L’explosion n’est pas seulement proche, elle a lieu. Présenté comme le film ayant le plus fait rire au festival de Cannes en 2014, Les nouveaux sauvages (Relatos salvajes en espagnol) ne décevra pas les amateurs de vengeances brutales. Bien loin des mièvreries habituelles de fin et de début d’année – qui ont leur charme, ne le nions pas – le film Les Nouveaux sauvages apporte un souffle non politiquement correct dans notre monde conformiste et bien huilé.

      Dans l’imaginaire de Damián Szifron, les pétages de plomb dus aux frustrations de notre existence orthonormée se règlent à l’aide d’un détournement d’avion, de couteaux de cuisine enfoncés dans le dos de politiciens véreux (si la mort aux rats n’a pas fonctionné), de courses poursuites mortelles en voiture. Ou encore avec une explosion de voiture bien calculée (sketch « La bombina »), un pot de vin qui tourne au vinaigre ou encore une fête de mariage très mouvementée.

      Inspiré de faits vécus par le réalisateur lui-même – dont la famille a été victime d’un usurier en Argentine – ou d’histoires qui lui ont été racontées, Les nouveaux sauvages livre des histoires courtes qui n’épargnent pas la le train-train argentin : corruption, tromperies, jalousies. Des maladies modernes très universelles en réalité…

      Le cinquième sketch rappelle énormément le film roumain Child’s pose (Pozitia Copilului), Ours d’Or à Berlin en 2013. Un drame où une mère fait tout pour éviter la prison à son fils responsable d’un accident de voiture mortel. Sauf que dans Les Nouveaux sauvages, il s’agit d’un père qui tente d’éviter le même sort à son fils. Sa bonne volonté se heurte aux appétits un peu trop voraces de son avocat et du procureur, et le scénario pré-mâché d’une corruption ordinaire vole en éclat.

      La bande-son tombe à point : le Beau Danube Bleu, Flashdance, Aire Libre de Lucien Almond… Des airs qui contrastent avec la tension sous-jacente des situations et de la violence qui en découle, contribuant à l’effet humoristique voulu par le réalisateur. Ce film devrait cartonner en France, où l’administration en fait voir de toutes les couleurs et de toutes les formes aux citoyens !

      Vous ressortirez peut-être un peu choqué de cette série de sketchs violents, pour votre plus grand bien. Finalement la morale n’est pas absente car les impétrants sont punis, de manière directe et spectaculaire. Il s’agit là d’une réflexion utile sur la répression, qui crée selon le réalisateur, la frustration.

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