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      Top 5 des meilleurs rôles de Ryan Gosling

      « Lost river », actuellement au cinéma, est un long métrage réalisé par Ryan Gosling, pour son premier passage derrière la caméra. Cela nous a donné envie de trouver, à travers ses rôles passés, quelles auraient pu être ses influences. Ainsi, voici notre top 5, subjectif, des meilleurs rôles de Ryan Gosling.

      NUMERO 5 :

       « Les marches du pouvoir » réalisé par George CLOONEY avec George Clooney, Phillip Seymour Hoffman, Paul Giamatti, Evan Rachel Wood. 2011

      Gosling et Clooney

      Ryan Gosling se retrouve ici dans le rôle principal de la quatrième réalisation de George Clooney. Il y interprète un jeune idéaliste qui doit faire face aux manipulations et aux coups bas du camp politique rival mais aussi du sien lors de la course aux présidentielles. Clooney signe un film politique à tendance démocrate cherchant à mettre en avant les détestables méthodes des politiciens pourtant emblématiques de son pays. Il cherche à démontrer à quel point la politique américaine est profondément et fondamentalement souillée.

      Affublé d’un casting de haute volé, le long métrage est sobre et de qualité, sans esbroufe, mais sans apothéose non plus, calme, idéologique et malheureusement trop discret et politiquement correct. En manque d’ambition, « Les marches du pouvoir » est bien réalisé, bien interprété, intéressant mais peu innovent. Reste un sujet passionnant et une interprétation sans faille de chacun des acteurs, Gosling en tête. 1 nomination aux oscars.

       


      NUMERO 4 :

      « The place beyond the pines » réalisé par Derek CIANFRANCE avec Bradley Cooper, Eva Mendes, Rose Byrne, Ray Liotta. 2013

      Mendes et Gosling

      Le personnage de Gosling est un cascadeur braqueur de banques pour survivre, Cooper policier, futur politicien, se lance à sa recherche. Le long métrage de Cianfrance réserve quelques longueurs décevantes mais jouit d’un montage des plus inattendu et impressionnant.

      Le film se présente comme une succession de trois histoires, temporellement différentes mais aux liens matériels évidents et intelligents. « The place beyond the pines » raconte bien plus qu’une énième poursuite entre un policier et un braqueur. Le film nous présente en réalité la vie de deux individus que tout oppose, matériellement et socialement différents. C’est un film qui raconte le désarroi et la souffrance de l’homme qui cherche sa place et qui est rongé par le remord et la culpabilité.

      Le long métrage offre également un duo d’acteurs au sommet, Cooper et Gosling, jeune casting montant et adulé trouve ici des prestations dignes des plus grands. Le long métrage réserve de nombreuses surprises et se révèle de grande qualité, porté par une ambiance entre le contemplatif, le film noir et le film d’auteur dramatique. Il offre surtout un duo d’acteur somptueux, un rôle parfait pour Gosling d’homme torturé, taciturne, silencieux et charismatique mais surtout une musique absolument inoubliable.

       


      NUMERO 3 :

      « Blue Valentine » de Derek CIANFRANCE avec Michelle Williams. 2011

      Williams et Gosling

      Le temps d’une nuit, les personnages de Gosling et Williams, couple en dépérir, se donnent encore une nuit pour sauver leur mariage au bord du gouffre. Ainsi, le talentueux Cianfrance est de nouveau dans le top. Réalisateur mesuré, il permet encore à ses interprètes de s’exprimer pleinement. Le duo fonctionne à merveille. Ryan Gosling interprète une fois de plus un loubard ténébreux et attirant, mais cette fois ci, ce dernier n’a pas que des intentions louables et souffre de nombreux défauts. Williams est elle aussi convaincante.

      « Blue Valentine » est un film glacial sur l’amour. Le réalisateur a l’intelligence de mélanger deux axes temporels pour traiter les deux aspects fondamentaux de ce puissant sentiment. Il montre simultanément d’un côté sa puissance, l’espoir fabuleux qu’il suscite, la majesté insondable qu’il émet, et l’hypothétique véracité du coup de foudre. Et de l’autre le revers de la médaille, le côté obscur, le décroissement possible de ce pourtant si indestructible état, pour arriver au final si sombre, déroutant, déprimant, inquiétant et… réaliste ?

      1 nomination aux Oscars, 2 nominations aux Golden Globes, 2 nominations au Festival de Cannes.


      NUMERO 2 :

       « Drive » réalisé par Nicolas Winding Refn avec Ron Perlman, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Oscar Isaac. 2011

      Mulligan et Gosling

      Nicolas Winding Refn était encore un nom inconnu pour le jeune spectateur que j’étais avant la sortie de « Drive ». Réalisateur danois, génial, talentueux, cet individu allait ravir mes plus grandes attentes cinématographiques. Tout commença avec « Drive » donc, film simple, puissant, incroyable, à la matérialisation esthétique sublime. Ryan Gosling était taiseux, taciturne, charismatique, pratiquement muet à l’image du film. Un personnage tout droit sorti des vieux polars, un personnage violent mais pourtant humain, plein de sentiments et de doutes. Gosling, c’était ici la classe incarnée, un cure dents au coin des lèvres, une voiture badass, un menteau « kitch » mais qui sur lui devenait magnifique, un regard à faire fondre le courage des hommes et le cœur des femmes, une gueule d’ange, un jeu, un acteur au sommet de son art.

      « Drive » c’était une mise en scène délirante, récompensée à Cannes, des plans exceptionnels, des cadrages parfaits, une lumière, une texture, une dimension artistique hors normes. « Drive » c’est aussi une des meilleures scènes d’ascenseur de l’histoire du septième art. C’était aussi une bande originale éléctro des plus envoûtantes, une musique de Kavinsky à écouter au volent de sa voiture, sur une route déserte, en pleine nuit. « Drive », c’était aussi la redécouverte du contemplatif. Après la rencontre avec Mallick et Kubrick, c’était au tour de Nicolas Winding Refn de rentrer dans les références de la contemplation cinématographique. Les rares scènes d’action étaient passionnantes, impressionnantes, les personnages secondaires intrigants.

      « Drive » fut le film qui permit à Nicolas Winding Refn d’obtenir une certaine reconnaissance auprès du grand public. « Drive » est un grand film, le plus abordable de son réalisateur, mais aussi passionnant que les autres œuvres de ce maître de l’image. Nicolas Winding Refn a su capter l’essence de l’image, l’essence du cinéma pour offrir à Ryan Gosling peut être son meilleur rôle de tout son début de carrière. 1 nomination aux Oscar, 1 nomination aux Césars, 1 nomination aux Golden Globes, Prix de la meilleure mise en scène au festival de Cannes et en compétition pour le meilleur film à Cannes.

       


      NUMERO 1 :

       « Only god forgives » réalisé par NICOLAS WINDING REFN avec Kristin Scott Thomas. 2013

      Ryan Gosling

      Encore Nicolas Winding Refn, encore Ryan Gosling. 2 ans après “Drive”, le réalisateur danois reprenait la même recette. Un film aux plans contemplatifs, au personnage principal taciturne et ténébreux. Beaucoup ont critiqué ce long métrage, le considérant comme gratuitement prétentieux, sans fond, ni scénario. Mais « Only god forgives » est un effet de style à lui tout seul. Du début à la fin il n’est que merveille photographique, que merveille esthétique.

      Le long métrage présenté à Cannes ne fit pas l’unanimité et les avis étaient divergents. Parce qu’au-delà de ce scénario qui tient en trois lignes, le réalisateur nous offre une mise en scène exceptionnelle, sombre, profonde, glauque et répugnante, transmettant une ambiance lourde et viscérale terriblement pesante. Enchainant travellings, plans fixes, jeu de lumière sublime, «Only god forgives » est une stylisation parfaite. Ici, tout passe par les regards, par les yeux perdus, impuissants, inquiets de Ryan Gosling.

      Le long métrage présente une violence réaliste choquante et imposante, entre dans les tréfonds de la décadence humaine, dans l’apologie de la vengeance et de la violence. Ryan Gosling est épatant, son personnage en prend plein la figure pendant 2h. Kristen Scott Thomas est impressionnante dans le rôle d’une mère, chef de famille et représentation de l’autorité, telle une veuve noire qui tue par plaisir, qui fait du mal à ses proches pour assouvir son besoin de puissance. Les images subliminales, les métaphores cinématographiques, la lumière aux néons, la photographie absolument parfaite et la musique envoûtante font de « Only god forgives » un film incroyable, une claque cinématographique rare. Cette effervescence incessante, matérialisation de la violence psychologique à laquelle doit faire face Gosling, est passionnante, surprenante. Gosling apparaît encore ici parfaitement à l’aise dans le rôle du personnage silencieux, puissant, charismatique, séduisant mais qui cette fois ci est en perpétuel échec, est obligé de faire des actes qu’il n’accepte pas, qu’il ne partage pas, des actes impropres et violents pour venger la mort de son frère face à un ennemi indestructible.

      Le montage incroyable finit d’impressionner le spectateur et de transmettre l’horreur physique et psychologique de l’être humain. Un long métrage sombre et captivant, à l’esthétique grandiose. Nominé au Festival de Cannes.

      Ryan Gosling est donc un acteur qui a tourné sous le joule de réalisateurs talentueux et différents. Son long métrage « Lost river » semble s’être imprégné de la magie de ces réalisateurs hors du commun.

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